<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-14026866</id><updated>2011-04-22T05:22:20.304+02:00</updated><category term='adn experts despotisme'/><title type='text'>abricot noir</title><subtitle type='html'>du baratin à propos de littérature, de philo et de ceci-cela, quelques liens mp3, et des armes façon Léo : l'abricot noir.</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://abricotnoir.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14026866/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://abricotnoir.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>totagata</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01426997913041997285</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>55</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14026866.post-9216712222968064673</id><published>2007-02-12T06:51:00.000+01:00</published><updated>2007-02-03T15:31:51.831+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='adn experts despotisme'/><title type='text'>ADN et idéologie</title><content type='html'>&lt;img src="http://intimedia.kaywa.com/files/images/2005/12/mob267_1133787775.jpg" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Regardant hier soir un énième épisode des &lt;a href="http://www.lesexperts.fr/"&gt;experts&lt;/a&gt;, j'ai été une nouvelle fois frappé par leurs multiples recours au test ADN. Vous n'êtes pas non plus sans avoir remarqué ces derniers mois, sinon ces dernières années, la profusion de séries pseudo-scientifiques mettant en scène les médecins légistes, des rats de labos ou encore de putatifs représentants de la police scientifique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est tout d'abord le terme qui m'a frappé, de par sa récurrence. Grâce à mes lointains cours de bio, grâce ausi à wiquipédia, j'ai bien quelques connaissances de l'&lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Adn"&gt;acide désoxyribonuécléique&lt;/a&gt;. Je doute néanmoins que tout spectateur de cette série, ainsi que des voisines NCIS et autre FBI porté disparu se mette en peine d'entretenir ces connaissances à ce sujet pour suivre leurs intrigues. C'est d'ailleurs inutile : le but est d'immerger le spectateur&lt;b&gt; &lt;/b&gt;en question au sein de spécialistes pour lui donner l'illusion qu'il est lui-même un spécialiste. On ne l'éduque pas, on l'initie. On l'assimile.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'anecdote récente survenue à propos du vol du scooter du fils Sarkozy m'a cependant apporté quelques informations supplémentaires. Chacune de ces analyses vaudrait près de 500€ - ce qui explique la réticence ordinaire des juges et policiers à en ordonner systématiquement. Soit ça revient moins cher aux USA, soit on nous baratine quant à la profusion des analyses insérée dans tout scénario de police scientifique digne de ce nom...  Chemin faisant, j'ai aussi rencontré ce petit &lt;a href="http://www.balde.net/articles/heilmann%200.html"&gt;article&lt;/a&gt; sur les rapports entre savants et justice. Au fond, c'est toujours rigolo de se rappeler en chemin qu'une science ne se délimite que rarement au sillon qu'on lui avait dévolu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://www.seraingautrefois.org/Laboratoire.jpg" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je reviens une dernière fois à mon principe d'assimilation. Montesquieu voyait trois principes majeurs conduisant les divers gouvernements. La peur conduisait le despotisme ; l'honneur menait l'aristocratie et la monarchie ; la liberté enfin était l'idéal démocratique. Nous sommes en train de dépasser le principe démocratique, notamment par la dépossession progressive de nombre de nos droits et responsabilités. Tocqueville, qui ne voyait pas, quant à lui, que des avantages dans la démocratie, avançait l'expression de &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Alexis_de_Tocqueville"&gt;despotisme doux&lt;/a&gt;, au sujet de l'état démocratique abouti et de ses multiples règles. Nous y sommes peut-être. Ce qui apparait en filigrane dans les experts, c'est le recours à un nouveau principe - peut-être hérité d'Auguste Comte : la vénération de la science. On oublie pour partie le liberté et ses choix pour lui préfèrer la rigueur scientifique, son vocabulaire abscons et ses concepts sans faille. La vérité ressemblerait à cela, selon Gil Grissom.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Recherche de l'immuable. C'est pourtant mal connaitre la science.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14026866-9216712222968064673?l=abricotnoir.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://abricotnoir.blogspot.com/feeds/9216712222968064673/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14026866&amp;postID=9216712222968064673' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14026866/posts/default/9216712222968064673'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14026866/posts/default/9216712222968064673'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://abricotnoir.blogspot.com/2007/02/adn-et-idologie.html' title='ADN et idéologie'/><author><name>totagata</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01426997913041997285</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14026866.post-116901944282586960</id><published>2007-01-17T07:59:00.000+01:00</published><updated>2007-01-17T08:39:55.553+01:00</updated><title type='text'>Ah les chers enfants !</title><content type='html'>&lt;img src="http://abricotnoirblogspot.free.fr/file_225668_539120.jpg" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les &lt;a href="http://www.place-publique.fr/article2389.html"&gt;enfants de Don Quichotte&lt;/a&gt; ont dressé des tentes rouges dans nombre de villes françaises pour dénoncer les conditions de vie des SDF. Ils ont obtenu par cette action très &lt;a href="http://www.france.attac.org/spip.php?article6814"&gt;médiatisée&lt;/a&gt; la remise à jour d'un &lt;a href="http://maitre.eolas.free.fr/journal/index.php?2007/01/03/505-le-droit-au-logement-opposable-ou-de-l-art-de-prendre-l-electeur-non-juriste-pour-un-benet"&gt;droit opposable au logement&lt;/a&gt;, ainsi que la belle promesse d'un candidat selon laquelle il n'y aurait plus de SDF en France d'ici deux ans. Cela parait donc un beau succès. Les tentes commencent d'aileurs à être démontées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout paraitrait en fait lumineux s'il ne demeurait cette petite ombre agaçante : dans SDF, il y a caché le mot Français.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parmi les sans-abris que l'on croise au creux des rues marseillaises, beaucoup sont en outre sans-papiers. Je vous en avais d'ailleurs touché &lt;a href="http://abricotnoir.blogspot.com/2006/08/france-terre-dasile.html"&gt;un mot&lt;/a&gt; il y a quelques temps. Ces sans-abri, voyant donc les enfants de Don Quichotte poser leurs tentes près de la porte d'Aix - les gens du cru remettront aisément l'endroit ; ces derniers se sont donc ingénuement proposés de rejoindre pour quelques soirs les abris proposés. Un homme dans la rue, ça campe quand ça peut.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On le sait depuis &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/David_Hume#La_relation_de_causalit.C3.A9"&gt;Hume&lt;/a&gt; : la coïncidence provisoire de deux phénomènes nous amène à penser qu'ils seront chaque fois concomitants. Les enfants de Don Quichotte firent comprendre aux doublement demandeurs d'asile qu'on ne mélangeait pas pour cette fois les torchons et les serviettes, qu'ils n'étaient pas des enfants du Bon Dieu mais de Don Quichotte et que bref, c'était non. Les caméras de France3 et de M6 région risquaient peut-être de repasser, développant sottement un amalgame? Les bénévoles du bitume avaient la générosité nationale, ce jour-là.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Finalement, &lt;a href="http://www.medecinsdumonde.org/"&gt;Médecins du Monde&lt;/a&gt; a gentillement refilé quelques tentes au groupe de demandeurs d'asile et ceux-ci ont eu l'autorisation d'aller s'héberger à quelques kilomètres de là - loin des caméras et des badauds. La loi est tombée depuis : les SDF marseillais auront un jour leur bel appartement social, si tout se passe bien. L'hiver est doux, tout va bien.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14026866-116901944282586960?l=abricotnoir.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://abricotnoir.blogspot.com/feeds/116901944282586960/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14026866&amp;postID=116901944282586960' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14026866/posts/default/116901944282586960'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14026866/posts/default/116901944282586960'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://abricotnoir.blogspot.com/2007/01/ah-les-chers-enfants.html' title='Ah les chers enfants !'/><author><name>totagata</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01426997913041997285</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14026866.post-116586746259502952</id><published>2006-12-11T20:32:00.000+01:00</published><updated>2006-12-13T20:37:56.420+01:00</updated><title type='text'>Compil de Noël</title><content type='html'>Bon le retour de vacances est loin. Je m'y recolle : les mots, la littérature, le chant misérable des mots et l'effroyable violence qui demeure à se tirer pour un bref instant de la banalité du jour d'hiver.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Foutu blog, va.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vais piquer pour commencer une chouette idée à &lt;a href="http://lehoubablog.blogspot.com/"&gt;Michel Sardou&lt;/a&gt; : le principe de la liste de Noël. On verra bien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://cantemar.com/Sartre.jpg" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La semaine dernière, j'ai attaqué un cours de la sorte : il faut bien le dire ; au sortir de l'amour, de la mort et de l'ennui, on n'a guère produit de littérature valable ces derniers siècles. Et je maintiens le propos. J'accorde quelques lignes vindicatives, tout au plus. Genre &lt;a href="http://www4.fnac.com/Shelf/article.aspx?PRID=1804364&amp;OrderInSession=1&amp;amp;amp;Mn=2&amp;Mu=-13&amp;amp;SID=df344b83-c256-443e-7665-fa8d8255216b&amp;TTL=121220062048&amp;amp;amp;Origin=FnacAff&amp;Ra=-1&amp;amp;To=0&amp;Nu=1&amp;amp;UID=0fb87114a-7355-e279-bf62-88de55108207&amp;Fr=0"&gt;A l'agité du bocal&lt;/a&gt;, 50 pages d'authentique &lt;a href="http://www.abbc2.com/solus/LFCbocal.html"&gt;méchanceté&lt;/a&gt; célinienne ; une petite chose publiée courant 1948 en réponse à Sartre, qui se trouvait être l'agité en question. Le bouquin est ressorti chez l'Herne pour 9€ - ce qui fait cher la page, mais bon. Ce sera le cadeau luxueux sous le sapin. Il y a en outre la chouette petite &lt;a href="http://www4.fnac.com/Shelf/article.aspx?PRID=1135691&amp;OrderInSession=1&amp;amp;Mn=2&amp;SID=df344b83-c256-443e-7665-fa8d8255216b&amp;amp;amp;Origin=FnacAff&amp;Ra=-1&amp;amp;To=0&amp;Nu=1&amp;amp;UID=0FB87114A-7355-E279-BF62-88DE55108207&amp;Fr=0"&gt;anthologie de la méchanceté et de la bêtise&lt;/a&gt; aussi, compilée par Duhamel. Elle tient 400 pages pour 7€, du genre que l'on picore avec quelques fous rires, bien droit sur le trône. Il y aurait une longue disgression à balancer sur le thème. Ce sera l'objet de ma prochaine liste, tiens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://www.bdparadisio.com/images/8237.jpg" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La curiosité du moment, côté images, c'ets le tout-beau &lt;a href="http://www4.fnac.com/Shelf/article.aspx?PRID=1852743&amp;amp;OrderInSession=1&amp;Mn=1&amp;amp;Mu=-13&amp;SID=3a5b5a54-dc56-b933-3244-43a2beb3920a&amp;amp;TTL=141220061955&amp;Origin=FnacAff&amp;amp;Ra=-1&amp;To=0&amp;amp;Nu=1&amp;UID=0a1d56914-770d-252d-e445-2de24346a865&amp;amp;Fr=0"&gt;jardin armé&lt;/a&gt;, de David B, balancé chez Futuropolis pour 15€. Je n'aimais pas trop cet auteur à l'époque du Haut Mal. Par contre, ses chercheurs de trésor m'ont converti à son curieux style, vaguement persan et raidi tout à la fois. Le &lt;a href="http://www.bdparadisio.com/scripts/detailbd.cfm?Id=8237"&gt;jardin armé&lt;/a&gt; récupère d'ailleurs l'un des personnages - le bourreau - de cette dernière BD. C'est lyrique, désespéré, un peu fervent par moment ; ça se dévore dans la nuit, deux heures durant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://abricotnoirblogspot.free.fr/4347-0.jpg" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je finis côté zic avec le formidable Abd Al Malik, que j'ai vu la semaine dernière sur Marseille et qui tue à force de mots. Un genre de Ferré naissant, peut-être. Je l'avais croisé tout d'abord avec &lt;a href="http://www.amazon.fr/Gibraltar-Abd-Al-Malik/dp/B000EJ9R1K/sr=11-1/qid=1166038214/ref=sr_11_1/171-6749436-4137807"&gt;Gibraltar&lt;/a&gt;, un bel album, parti pour flamber dans les colonnes de Télérama ou bien au détour d'un plateau télé. De la voix, du phrasé, de la présence, un bon client comme on dit, et puis autre chose aussi. La galette vaut 11€ et ça sera un jour collector.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://images-eu.amazon.com/images/P/B000EJ9R1K.01.LZZZZZZZ.jpg" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous le rencontrerez peut-être un peu mieux par &lt;a href="http://www2.abdalmalik.fr/"&gt;là&lt;/a&gt;. En extrait, je vous confie une chouette &lt;a href="http://pierre.januel.free.fr/aud/Abd%20Al%20Malik%20-%20Les%20Autres.mp3"&gt;réécriture&lt;/a&gt; qu'il propose sur un thème proche de la chanson &lt;a href="http://jan.myahk.nl/Infiniment%20CD2/Jacques%20Brel%20-%20Ces%20gens-l%e0.mp3"&gt;ces gens-là&lt;/a&gt;, de Brel. A écouter et à voir, donc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Total : 9 + 15 + 11 = 35.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14026866-116586746259502952?l=abricotnoir.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://abricotnoir.blogspot.com/feeds/116586746259502952/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14026866&amp;postID=116586746259502952' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14026866/posts/default/116586746259502952'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14026866/posts/default/116586746259502952'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://abricotnoir.blogspot.com/2006/12/compil-de-nol.html' title='Compil de Noël'/><author><name>totagata</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01426997913041997285</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14026866.post-116127758374032455</id><published>2006-10-19T18:57:00.000+02:00</published><updated>2006-10-25T22:53:21.446+02:00</updated><title type='text'>retour de vacances</title><content type='html'>&lt;img src="http://www.illustrateur.be/forum/IMG/jpg/union.jpg" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelques semaines chargées à blanc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Petit saut chez les belges. Soirée flamande, nocturne doré, la zwanze et toutim.&lt;br /&gt;Petit saut à Paris, ville-lumière. Resto MK2, Musée Rodin, Canal Saint-Martin, que je ne connaissais d'ailleurs pas encore, le Marais dans tous les sens. Les quais, les quais de l'ïle Saint-Louis et ceux de la petite berge.&lt;br /&gt;Petite rentrée perso, enfin. La subjectivité transcendantale façon Kant, les petites férocités de La Bruyère et quatre physiologistes du XIXème au menu. On dirait octobre. On dirait novembre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sauté du lit, à peine le temps de reprendre le cartable. Et déjà la fringale de papier qui me reprend. L'envie de rien foutre, aussi. De bouquiner au fond du bistrot sur un banc de bois. J'ai d'ailleurs fait ma récolte pour la semaine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces temps-ci, c'est &lt;a href="http://www.amazon.fr/Homo-Histoire-plurielle-genre-singulier/dp/2130521967/sr=8-1/qid=1161806228/ref=sr_1_1/403-0531576-6847661?ie=UTF8&amp;s=books"&gt;Homo&lt;/a&gt;, sous-titré une histoire plurielle d'un genre très singulier, un bouquin rudement bien mené sur l'histoire de la connaissance de l'homme, genre paléonto, créationnisme et associé. C'est un livre de vulgarisation scientifique dans le genre &lt;a href="http://www.amazon.fr/D%e9couvreurs-Daniel-Boorstin/dp/222105587X/sr=1-1/qid=1161806270/ref=sr_1_1/403-0531576-6847661?ie=UTF8&amp;amp;s=books"&gt;Les découvreurs&lt;/a&gt; chez Bouquins ; c'est aussi une belle réflexion de fond sur les préjugés des sciences qui passent. Je ne sais pas pourquoi, ça me fait irrésistiblement penser aux thèses de &lt;a href="http://www.diplomatie.gouv.fr/label_france/FRANCE/IDEES/LEVI/lev.html"&gt;la pensée sauvage&lt;/a&gt; de Lévi-Strauss.  Selon ce dernier, les pensées des peuples dits primitifs n'étaient en rien moins rationnelles, voire scientifiques dans leurs visées que nos théories les plus contemporaines. Le dédain que l'on porte aux paradigmes anciens, comme le géocentrisme ou les totems, nous font trop souvent oublier que ces concepts ont fort bien joué leur rôle pendant des siècles : donner une cohérence aux phénomènes physiques et autres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://abricotnoirblogspot.free.fr/11.jpg" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je viens de finir par ailleurs &lt;a href="http://www.fnac.com/Shelf/article.asp?PRID=1361127&amp;OrderInSession=1&amp;amp;Mn=2&amp;SID=f8e5b0a4-23ea-9290-f6a9-7c8f477c393a&amp;amp;amp;TTL=261020062207&amp;Origin=FnacAff&amp;amp;Ra=-1&amp;To=0&amp;amp;Nu=2&amp;UID=005033c00-d0e2-bf87-d9c0-a82443d1dc76&amp;amp;Fr=0"&gt;Coule la Seine&lt;/a&gt; de Vargas, qui s'est révélé une immense déception, ou plutôt un banal recueil de nouvelles, ainsi que &lt;a href="http://www.fnac.com/Shelf/article.asp?PRID=1256920&amp;OrderInSession=1&amp;amp;Mn=1&amp;SID=f8e5b0a4-23ea-9290-f6a9-7c8f477c393a&amp;amp;amp;TTL=261020062207&amp;Origin=FnacAff&amp;amp;Ra=-1&amp;To=0&amp;amp;Nu=1&amp;UID=005033c00-d0e2-bf87-d9c0-a82443d1dc76&amp;amp;Fr=0"&gt;Le médecin de Tolède&lt;/a&gt;, un grand beau livre écrit par un total inconnu - pour moi - dénommé Matt Cohen. La jaquette de Phébus prétend qu'il est l'un des meileurs romanciers canadiens de notre époque, quoique un peu mort depuis 1998 : ça me parait fort possible. Le livre raconte la vie ahurissante d'un médecin juif à la fin du XIVème siècle, passant du ghetto de Tolède, ravagé par la très-sainte Inquisition à la belle Montpellier, centre érudit où frissonnent déjà les premiers bourgeons de l'humanisme à venir, avant de s'achever sur une touche douce-amère à Kiev, au coeur de l'hiver. L'époque est violente, la chrétienté écartelée entre deux papes. La trame déchire ces folles années en tableaux bleus et sang, tranchant sèchement des carrés dans une étoffe  de soie. Et puis surtout, le style est là.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour la suite, ce sera &lt;a href="http://www.fnac.com/Shelf/article.asp?PRID=1262220&amp;OrderInSession=1&amp;amp;Mn=1&amp;SID=f8e5b0a4-23ea-9290-f6a9-7c8f477c393a&amp;amp;amp;TTL=261020062207&amp;Origin=FnacAff&amp;amp;Ra=-1&amp;To=0&amp;amp;Nu=1&amp;UID=005033c00-d0e2-bf87-d9c0-a82443d1dc76&amp;amp;Fr=0"&gt;Vercors&lt;/a&gt;, dont je rêvais de parcourir les recueils publiés sous l'occupation depuis bien longtemps et sans doute un vieux &lt;a href="http://www.polarnoir.fr/Mankell/Mankell_accueil.htm"&gt;Mankell&lt;/a&gt; - mon écrivain noir du moment. Je vous tiendrais au courant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour finir avec nonchalance, quoi de mieux que gigoter en miaulant "&lt;a href="http://abricotnoirblogspot.free.fr/trojan%20-%20Track11.mp3"&gt;Bu-lu-lup&lt;/a&gt;" sur un air de ska?  On trouve ça chez &lt;span style="text-decoration: underline;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;a href="http://www.amazon.fr/Coffret-CD-Trojan-Jama%efcan-Hits/dp/B00004TFB6/sr=8-9/qid=1161808519/ref=sr_1_9/403-0531576-6847661?ie=UTF8&amp;amp;s=music"&gt;Trojan&lt;/a&gt;.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14026866-116127758374032455?l=abricotnoir.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://abricotnoir.blogspot.com/feeds/116127758374032455/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14026866&amp;postID=116127758374032455' title='8 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14026866/posts/default/116127758374032455'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14026866/posts/default/116127758374032455'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://abricotnoir.blogspot.com/2006/10/retour-de-vacances.html' title='retour de vacances'/><author><name>totagata</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01426997913041997285</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>8</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14026866.post-115993904061498017</id><published>2006-10-04T06:30:00.000+02:00</published><updated>2006-10-04T08:21:22.480+02:00</updated><title type='text'>L'oeuvre totalisante - Le Poulpe - 2</title><content type='html'>&lt;img src="http://www.houyet-foto.be/requisituni/ecrivains_pix/didier_daeninckx_1.jpg" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Croisé &lt;span class="l"&gt;Didier Daeninckx&lt;/span&gt; le week-end dernier à Marseille, au festival du polar. Devant lui, quelques livres à dédicacer : &lt;a href="http://www.amazon.fr/Cannibale-Didier-Daeninckx/dp/2070408833"&gt;Cannibales&lt;/a&gt;, Zapping, divers. Sur la pile, une pile de titres du Poulpe avec, au dos de la jaquette, le prix en francs. Curieux bonhomme, &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Didier_Daeninckx"&gt;Daeninckx&lt;/a&gt;, d'ailleurs. Il existe une belle polémique autour de ses attaques contre quelques écrivains qu'il &lt;a href="http://www.daeninckx.net/D%C9BATS/Polarn%E9ga.htm"&gt;accuse&lt;/a&gt; d'être négationnistes. &lt;a href="http://marseille.indymedia.org/news/2005/10/3771_comment.php"&gt;Réponse&lt;/a&gt;. &lt;a href="http://denilaur.free.fr/daeninckx.htm"&gt;Pamphlet&lt;/a&gt;. Au menu, la bête immonde vautrée sous un roman noir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En toile de fond, le &lt;a href="http://olivier.roumieux.free.fr/lepoulpe/sommaire.html"&gt;Poulpe&lt;/a&gt;, Gabriel Lecouvreur pour les intimes. C'est un héros sans hauteur - fidèle à la tradition réaliste de gauche du roman noir français. Le poulpe sort du quotidien le bref temps d'un coup d'oeil, puis rapidement y retourne marauder en silence. C'est des histoires de bistrots, de faits divers mal éclaircis, de pègre locale et de fondus néo-fachos mis en déroute, pour l'essentiel. Il y a des nanas, aussi ; une par bouquin, en sus d'une régulière. Au final, la série a produits d'excellents bouquins de gare, qu'il vaut probablement mieux parcourir avant 35 ans, 40 à la rigueur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://membres.lycos.fr/midem/images/Cinep21.jpg" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est aussi un héros sans auteur - chaque titre étant écrite par une personne différente. C'est là que ça se complique un peu. La &lt;a href="http://www.uni-muenster.de/Romanistik/Lacouriere/poulpe/Liste-des-livres-publies.htm"&gt;liste&lt;/a&gt; des titres et auteurs laisse d'ailleurs perplexe. On y croise un auteur de P.O.L. (Winckler) ou Romain Goupil à côté de quasi-anonymes et des grands bouquins (&lt;a href="http://www.amazon.fr/Poulpe-petite-%e9cuy%e8re-caft%e9/dp/2290331384/sr=8-3/qid=1159939523/ref=sr_1_3/402-5153807-4808169?ie=UTF8&amp;amp;s=books"&gt;La petite écuyère a cafté&lt;/a&gt;, le premier de la série, est un chef d'oeuvre) auprès de franches platitudes. Le souhait des fondateurs de la série était de recréer une littérature populaire, à la manière des pulps américains ou des séries noires des années 60. L'idée fut de constituer ainsi une oeuvre ouverte, reposant sur des &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Poulpe_%28roman%29"&gt;codes&lt;/a&gt; assurant la cohérence de l'ensemble - une idée libertaire en fait, bien dans l'esprit du milieu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les familiers se retrouvent d'un livre à l'autre, les marottes du Poulpe aussi - lecture du Parisien, Poliarkov en banlieue, coiffeuse en rose. La démarche se rapproche plus de l'atelier d'écriture que du parcours en solitaire. Le poulpe est d'abord une mise en commun, tant idéologique que littéraire : un machin à mille mains. Les volumes se sont succédés durant une décennie environ, avant de plier avec les éditions Baleine face au succès. Ils sont réédités chez Librio à 2€, pour certains. Perso, je préfère les formats originaux, plus petits, autre police - plus proches en fait des Que sais-je?, une autre collection pour tout le monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au fait, ils en ont fait un film éponyme, avec Darroussin dans le rôle-titre. L'atmosphère, la photo surtout, léchée au possible, correspond en tout point à l'esprit de la série. Il y a des BD aussi, plus quelconques. A fouiller.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au fait, ce post est dédié à &lt;a href="http://www.thiswomencoil.net/"&gt;Ulrich Stakov&lt;/a&gt; pour sa patience. Merci à toi, camarade.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://www.argentic.fr/visuals/1102/visual-full.jpeg" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Côté ambiance, je vous refile dans le caddie un &lt;a href="http://abricotnoirblogspot.free.fr/slalom.mp3"&gt;Ferré&lt;/a&gt; période déclamée, dont je vous avais causé  par &lt;a href="http://abricotnoir.blogspot.com/2005/06/alors-lo.html"&gt;là&lt;/a&gt;. Vous le retrouverezen plus grand &lt;a href="http://www.amazon.fr/Musiciens-Donne-Frime-Heure-Midi/dp/B0000VCSEA/ref=sr_11_1/402-5153807-4808169?ie=UTF8"&gt;ici&lt;/a&gt;, c'est étourdissant, si l'on prend enfin une seconde pour s'étourdir. Attention, ça dépote.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14026866-115993904061498017?l=abricotnoir.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://abricotnoir.blogspot.com/feeds/115993904061498017/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14026866&amp;postID=115993904061498017' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14026866/posts/default/115993904061498017'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14026866/posts/default/115993904061498017'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://abricotnoir.blogspot.com/2006/10/loeuvre-totalisante-le-poulpe-2.html' title='L&apos;oeuvre totalisante - Le Poulpe - 2'/><author><name>totagata</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01426997913041997285</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14026866.post-115791389661995243</id><published>2006-09-10T19:25:00.000+02:00</published><updated>2006-09-10T20:44:56.706+02:00</updated><title type='text'>polars en tranche</title><content type='html'>&lt;img src="http://abricotnoirblogspot.free.fr/scottbrady10.jpg" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le genre polar a une histoire sédimentaire. Il la joue évènementiel en Europe fin XIXème : une énigme à résoudre, un héros imbattable, des faire-valoirs taillés sur pied pour l'occasion. ça prend de l'ampleur vers les années 30, côté US. La réalité sociale s'invite en trame de fond ; on y gagne en noirceur, en banalité aussi. L'assassin devient également un héros dans l'intrigue, au détriment du charisme policier. C'est l'avènement de l'esprit de système aussi : on cause mafia, pègre, import-export. L'énigme elle-même perd de sa substance : c'est la peinture du quotidien qui devient le terreau du genre. Ce sera l'esprit des &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Pulp_%28magazine%29"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;pulps&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;. Voir plus haut, plus loin, au-dessus des acteurs. On redécouvre au passage le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;fatum&lt;/span&gt; grec et le goût de la tragédie. Les années 50, la géopolitique et l'entame de la guerre froide achèveront de polluer le genre pour quatre bonnes décennies.  Fin 80, le roman noir tourne à vide sur les mêmes ressorts usés depuis bien longtemps. Saint Ellroy arrive et publie son premier livre. On repart sur autre chose. Au fait, vous connaissez le &lt;a href="http://www.pop-comm.com/blackdahlia/"&gt;Dalhia noir&lt;/a&gt; ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le tout, c'est en fait de trouver où attaquer la première couche. On en discute encore. La tradition souffle &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Edgar_Allan_Poe"&gt;Poe&lt;/a&gt;. Borgès, qui n'était pas la moitié d'un rigolo, a glissé quelques mots à ce sujet dans un &lt;a href="http://www.amazon.fr/Livre-pr%e9faces/dp/2070377946/sr=8-6/qid=1157909234/ref=sr_1_6/403-9039346-8385230?ie=UTF8&amp;amp;s=gateway"&gt;recueil&lt;/a&gt; bien foutu de préfaces, n'hésitant pas à remonter de son côté jusqu'à &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Cervant%C3%A8s"&gt;Cervantès&lt;/a&gt; et son allumé favori. Certains nomment aussi Sophocle, depuis qu'il trafique sous la célèbre &lt;a href="http://www.amazon.fr/Oedipe-roi/dp/2070494802/ref=sr_11_1/403-9039346-8385230?ie=UTF8"&gt;jaquette&lt;/a&gt; noire. Faut voir. Pour moi, l'initiateur le plus probable reste &lt;a href="http://fvidocq.free.fr/"&gt;Vidocq&lt;/a&gt;, dont un film vint dernièrement ternir la mémoire. Ses mémoires - publiées avec un vif succès - mirent le genre malfrat et le jargon populo à la mode début XIXème. Un parcours ahurissant, à découvrir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://vatzhol.club.fr/img/Vidocq001.jpg" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En France, nous avons longtemps navigué du père &lt;a href="http://www.arsene-lupin.com/"&gt;Lupin&lt;/a&gt; aux grands bavards, genre Simonin, Audiard et Boudard, eux-mêmes rejetonnades probables du sieur Destouche, avant de rebondir début 70 vers le polar social à la française : Manchette, etc. Marxisme et gros flingue. Nous n'en sommes guère éloignés encore. Izzo, Dantec et les autres sont tombés de ce pommier. Et puis, il y a le Poulpe. &lt;span class="l"&gt;Çui-là, c'était l'objet de départ du billet. Ce sera pour la prochaine fois!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vous glisse mon obligé du jour : Monsieur &lt;a href="http://www.amazon.fr/Hurt-Personal-Jesus/dp/B000087DWZ/ref=sr_11_1/403-9039346-8385230?ie=UTF8"&gt;Cash&lt;/a&gt; reprenant &lt;a href="http://bbs.veryeast.cn/UploadFile/2006-2/20062612253684883.mp3"&gt;Hurt&lt;/a&gt;. La version NIN est &lt;a href="http://www.bushkillah.com/14%20Hurt.mp3"&gt;là&lt;/a&gt;. Comparez. Admirez. Merci Dieu.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14026866-115791389661995243?l=abricotnoir.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://abricotnoir.blogspot.com/feeds/115791389661995243/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14026866&amp;postID=115791389661995243' title='8 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14026866/posts/default/115791389661995243'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14026866/posts/default/115791389661995243'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://abricotnoir.blogspot.com/2006/09/polars-en-tranche.html' title='polars en tranche'/><author><name>totagata</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01426997913041997285</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>8</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14026866.post-115669006894589119</id><published>2006-08-27T14:53:00.001+02:00</published><updated>2006-08-27T17:21:56.360+02:00</updated><title type='text'>L'oeuvre totalisante : Donjon - 1</title><content type='html'>&lt;img src="http://www.geocities.com/benjamingarcia_cl/retrato.jpg" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On a coutume en littérature d'associer chaque oeuvre à un zigue précis. Les Mousquetaires, c'est Dumas. De même, Le Maître et la marguerite, c'est &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Mikha%C3%AFl_Boulgakov"&gt;Boulgakov&lt;/a&gt;. Et Les Misérables, c'est Hugo. Point barre. On réduit ainsi l'oeuvre à l'auteur et réciproquement. C'est par exemple flagrant avec le Candide de &lt;a href="http://www.voltaire-integral.com/"&gt;Voltaire&lt;/a&gt;, dans lequel ce dernier devait pourtant être bien loin de placer sa postérité. Un livre, un homme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cela se complique en général avec les cycles ou les personnages récurrents. A la recherche du temps perdu, c'est du Proust. La comédie humaine peut être parcourue comme une ample illustration d'un style balzacien. On en vient ainsi en douce à distinguer un style, plutôt qu'un texte. Simonin et Boudard écrivaient des polars avec un style célinien. Rimbaud porte en pointillés tous ses illuminés. Idem, côté balcon, avec les personnages de roman. Sous les multiples reprises de Sherlock Holmes, il apparait un héros à travers le personnage ; une silhouette symbolique capable de survivre, non seulement à la fin du récit, mais même à son auteur. Ulysse, c'est Homère. Ou à la rigueur Joyce. D'Artagnan peut renaître joliment sous la plume de &lt;a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2253154105/sr=1-1/qid=1156689503/ref=sr_1_1/171-1276310-7063452?ie=UTF8&amp;s=books"&gt;Montheillet&lt;/a&gt; : on sait &lt;span style="font-style: italic;"&gt;a priori&lt;/span&gt; à qui l'on a affaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://www.coucoucircus.org/da/images-da/ulysse.jpg" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais le règne de l'auteur reste. Chaque reprise est d'abord une initiative individuelle - à la rigueur l'hommage d'une plume à l'autre. L'Ulysse de Joyce est une réécriture distincte. Quant aux &lt;a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2207253627/sr=1-3/qid=1156689536/ref=sr_1_3/171-1276310-7063452?ie=UTF8&amp;s=books"&gt;bouquins&lt;/a&gt; de &lt;a href="http://www.sshf.com/index.php3?file=critique&amp;amp;id=167"&gt;Réouven&lt;/a&gt; (re-)mettant en scène le père Holmes, ils frisent le bouquet de chrysanthèmes. Ce sont de très bons pastiches mais ils ne portent que cette ambition. Je vous en avais d'ailleurs déjà touché un &lt;a href="http://abricotnoir.blogspot.com/2006/02/sherlock-et-nashville.html"&gt;mot&lt;/a&gt;. Pour le dire autrement, les ajouts ne se fondent pas dans l'oeuvre première et n'en sont souvent que des reflets. Sauf à couper le lien pour partir réellement sur autre chose.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est cependant apparu ces dernières années deux exceptions notables.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La première, c'est le cycle des &lt;a href="http://www.pastis.org/joann/donjon/donjon_index.html"&gt;Donjons&lt;/a&gt;, qui se déploie autour d'une structure audacieuse. La racine du cycle tient en trois séries distinctes, décrivant pour la première les circonstances de l'apparition du dit donjon (&lt;a href="http://www.pastis.org/joann/donjon/donjon_potron/d_po.html"&gt;Potron-Minet&lt;/a&gt;) ; pour la seconde, son évolution (&lt;a href="http://www.pastis.org/joann/donjon/donjon_zenith/d_ze.html"&gt;Zénith&lt;/a&gt;) et enfin, pour la troisième série, sa corruption et son &lt;a href="http://www.pastis.org/joann/donjon/donjon_crepus/d_cre.html"&gt;crépuscule&lt;/a&gt;. Autour de ces séries gravitent une quatrième collection mettant en lumière un des nombreux personnages secondaire lors d'une aventure ponctuelle. Il y a enfin une dernière série carrément autonome, ouvertement comique qui reposent sur des aventures mineures des deux personnages principaux de la seconde série (vous suivez ?). Les albums sont chacun numérotés, prenant ainsi place dans une suite gigantesque. Crépuscule commence par exemple à partir de 101, Potron-Minet part en négatif à partir de -99, -98, etc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://abricotnoirblogspot.free.fr/donjonmonsters6.jpg" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La nouveauté du truc, c'est la trame ouverte, qui est scénarisée par &lt;a href="http://www.pastis.org/joann/"&gt;Sfar&lt;/a&gt; et &lt;a href="http://www.lewistrondheim.com/"&gt;Trondheim&lt;/a&gt;, mais dont les albums sont dessinés par vingt bonhommes différents. Chaque nouvelle parution apporte une pierre à l'édifice, sans clore toutes les intrigues lancées, qui se répondent d'un volume à l'autre. Tel personnage secondaire, croisé dans la jeunesse du maître du donjon, réapparait incidemment trente ans plus tard au fil des aventures d'un autre héros. Sachant qu'il existe déjà plus d'une centaine de personnages dans les différentes aventures, le cahier des charges parait ahurissant. L'originalité de la série tient au fait qu'elle demeure de bout en bout un projet commun.  Elle est pensée &lt;span style="font-style: italic;"&gt;pour&lt;/span&gt; la collaboration et ne peut apparaitre qu'ainsi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La collaboration en littérature est phénomène rarissime, je vous le disais. Les écoles littéraires, genre surréalistes et consort, sont toujours demeurées des sommes d'individus obéissant à des règles communes - plutôt que le tremplin d'oeuvre totalisante. A part peut-être lors des cadavres exquis. Quant aux collaborations nègre / auteur, elles apportèrent à la trame et au quantitatif, plutôt qu'au qualitatif. Je veux dire, lorsque le nègre ne rédigeait pas tout lui-même. Dumas restait Dumas, où qu'il empruntasse ses intrigues.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://www.artelio.org/IMG/donjon_zenith_2.jpg" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donjon est une structure. C'est une spirale, balayant l'espace imaginaire qui lui est offert en totalité, à plusieurs reprises, au fil du temps. Tournant, retournant, elle demeure néanmoins strictement chronologique, malgré les apparences : nous en sommes encore à l'époque de la parution. L'aspect décousu de ses éditions éparses trouvera rétrospectivement sa cohérence. Je pense par ailleurs qu'elle servira accessoirement d'anthologie du dessin BD pour la période 2000-2010.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La seconde exception, c'est le cycle du Poulpe, éditions Baleine. Je vous en toucherai un mot la prochaine fois. Vous patienterez peut-être en écoutant &lt;a href="http://anatolikos.net/fileupload/store11/J%27ai%20rendez-vous%20avec%20vous%20%28GEORGES%20BRASSENS%29.wma"&gt;Brassens&lt;/a&gt;, dont ils ont ressorti un joli &lt;a href="http://www.fnac.com/Shelf/article.asp?PRID=465100&amp;OrderInSession=1&amp;amp;Mn=82&amp;SID=3835e81a-2455-396c-c7f8-afda89ac12b0&amp;amp;amp;amp;TTL=280820061619&amp;Origin=FnacAff&amp;amp;Ra=-28&amp;To=0&amp;amp;Nu=6&amp;UID=05b111cd1-7804-5f53-860e-1f0d053b0dc0&amp;amp;Fr=3"&gt;résumé&lt;/a&gt; sous une pochette fort laide.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14026866-115669006894589119?l=abricotnoir.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://abricotnoir.blogspot.com/feeds/115669006894589119/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14026866&amp;postID=115669006894589119' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14026866/posts/default/115669006894589119'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14026866/posts/default/115669006894589119'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://abricotnoir.blogspot.com/2006/08/loeuvre-totalisante-donjon-1_27.html' title='L&apos;oeuvre totalisante : Donjon - 1'/><author><name>totagata</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01426997913041997285</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14026866.post-115629336634793291</id><published>2006-08-23T01:29:00.000+02:00</published><updated>2006-08-23T02:36:06.443+02:00</updated><title type='text'>encore raté : ça volète</title><content type='html'>Zut alors.&lt;br /&gt;Déjà la fin de l'été, des vacances et tout et tout.&lt;br /&gt;Déjà un an de blog et que j'ai raté l'annif.&lt;br /&gt;Nul, l'abricot.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://www.altmanphoto.com/IggyPop.jpeg" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour cette nouvelle année, plein de bonnes résolutions, que j'ai. Continuer ce blog, déjà. Balancer mon post chaque semaine. Cesser de ressembler pour l'occasion à un rabatteur Amazon. Plus de chair, moins de titres. Trouver au passage comment on installe un compteur sur une page blogspot. Rester plein de colère. Approfondir un chouia mes causeries. Dépasser l'opinion. Argumenter. Et puis finir au-delà des rails. Dans le décor. Cramé à mort.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hommage. J'ai croisé ces temps-ci deux, trois pistes, comme autant d'envies de s'y recoller. c'était &lt;a href="http://blogpop.hautetfort.com/"&gt;Blog pop&lt;/a&gt; qui, faisant cet été le tri des mp3 de son ordi, en a tiré une belle volée de propos sur les rapports complexes entre désir, téléchargement et possession - chez lui, ça s'appelle &lt;a href="http://blogpop.hautetfort.com/archive/2006/08/06/l-immaterialite-depoussieree.html"&gt;l'immatérialité dépoussiérée&lt;/a&gt;. au final, des idées, plein d'idées. Saravah, Romain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hommage, encore. Le désespoir, la rage, le désoeuvrement, la joie et le détachement aussi peuplent ce &lt;a href="http://www.systemdoll.blogspot.com/"&gt;blog&lt;/a&gt; étrange, dont le ton m'a réellement soufflé. La liberté de pensée qui s'en dégage - et partant, sa lucidité -  fait assez mal. Son &lt;a href="http://www.systemtrip.blogspot.com/"&gt;petit frère&lt;/a&gt; ( à moins que ce ne soit sa petite soeur ou sa maman) est simplement terrifiant. Saravah, Dom.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hommage, enfin. J'ai passé quelques soirées ces derniers jours à charger des vidéos de Ferré sur le site de l'INA et Youtube. Genre &lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=vHJ-QcEfDj4"&gt;ça&lt;/a&gt;. J'en reste là. Saravah, Léo.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://www.artelio.org/IMG/leo_ferre.jpg" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La prochaine fois, je vous causerai du Poulpe et de la série des Donjons de Sfar et Trondheim.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En attendant, on se quitte en musique. C'est le &lt;a href="http://www.tous-arts.net/musique%20de%20films/Ennio%20Morricone/Once%20Upon%20A%20Time%20in%20America/01%20-%20Once%20upon%20a%20time%20in%20America.mp3"&gt;thème&lt;/a&gt; du film de Sergio Leone : &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Il_%C3%A9tait_une_fois_en_Am%C3%A9rique"&gt;Il était une fois en Amérique&lt;/a&gt;. On peut l'entendre en vrai et avec des images &lt;a href="http://www.fnac.com/Shelf/article.asp?PRID=1845600&amp;OrderInSession=1&amp;amp;Mn=2&amp;Mu=-13&amp;amp;SID=1e2cdb7a-1332-6206-c30d-8e87208464e3&amp;TTL=240820060206&amp;amp;Origin=FnacAff&amp;Ra=-3&amp;amp;To=0&amp;Nu=2&amp;amp;UID=07d3b867a-89a5-b57b-c2b5-1a2dc47ba616&amp;amp;Fr=0"&gt;ici&lt;/a&gt;. C'est l'air du temps enfui et de la mémoire qui revient. C'est Max et Noodles avec toute une vie bien remplie devant eux. C'est Chicago qui crève sous un pont. On peut vivre sans voir de tels chefs d'oeuvre, mais c'est moins bien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au fait, le truc qui n'a rien à voir : si vous vous amusez de temps à autre à pointer successivement tous les liens blogs dans ma marge et si vous utilisez &lt;a href="http://www.mozilla-europe.org/fr/products/firefox/"&gt;Firefox&lt;/a&gt;, j'ai ENFIN découvert l'extension idéale pour vous. S'appelle &lt;a href="http://ersplus.free.fr/spip/article.php?id_article=81"&gt;Linky&lt;/a&gt;. Permet d'ouvrir d'un coup tous les liens que vous sélectionnez. Trop content.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14026866-115629336634793291?l=abricotnoir.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://abricotnoir.blogspot.com/feeds/115629336634793291/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14026866&amp;postID=115629336634793291' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14026866/posts/default/115629336634793291'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14026866/posts/default/115629336634793291'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://abricotnoir.blogspot.com/2006/08/encore-rat-volte.html' title='encore raté : ça volète'/><author><name>totagata</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01426997913041997285</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14026866.post-115512328765817101</id><published>2006-08-09T12:02:00.000+02:00</published><updated>2006-08-09T13:34:47.776+02:00</updated><title type='text'>France terre d'asile</title><content type='html'>&lt;img src="http://www.interet-general.info/IMG/mendiant-1-3.jpg" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Marseille porte digne sa misère, cet été.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La belle ville voit la réapparition sourde des petits métiers : les ferrailleurs qui se baladent avec une poussette d'enfant d'une poubelle à l'autre, les gamins qui parcourent le marché de la Plaine avec une caisse remplie de canettes : "Fraiches, canettes fraiches !". Un clochard s'est fait virer des abords du Vélodrome en juin dernier parce qu'il guidait les supporters qui cherchaient une place de parking vers un parking privé - contre pourboire. J'avais déjà vu ce réseau système D une fois. C'était à Malaga, au fin fond de l'Espagne. Marque de misère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sarkozy est en recherche de fond pour un plan banlieue. Selon le principe des vases recommunicants, c'est donc du social que s'écoulent les fonds du nouveau plan social.  Dans le coin, cela donne concrètement une belle coupe dans les budgets autour des demandeurs d'asile. L'adolescent qui mendie devant la porte de la boulangerie. Le petit vieux avec la poussette pré-citée. Le marchand noir de lunettes noires avec l'accent rigolo.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le savez-vous? Quand on demande l'asile en France, par exemple parce qu'on est jugé - quand on est jugé - indésirable, nuisible ou anormal dans son propre pays, la procédure comporte quelques subtilités inattendues.&lt;br /&gt;Le monde est en effet coupé en deux, selon L'Office des étrangers (on dit l'&lt;a href="http://www.ofpra.gouv.fr/"&gt;OFPRA&lt;/a&gt;). Il se partage entre pays jugés "sûrs" et "pas sûrs". Déstabilisation politique, persécutions religieuses, sexuelles et autres : les critères sont divers. Le Nigeria n'est pas sûr ; le Niger l'est. A priori, un pays qui passe pour respecter les droits de l'homme et les libertés fondamentales est jugé sûr.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une &lt;a href="http://www.commission-refugies.fr/presentation_4/actualites_5/liste_pays_origine_surs_1791.html"&gt;liste&lt;/a&gt; est ainsi établie - avec une transparence discutable - par les instances de l'OFPRA, &lt;a href="http://www.commission-refugies.fr/presentation_4/actualites_5/pays_origine_2025.html"&gt;remodelable&lt;/a&gt; selon l'actualité.  On a basculé il y a quelques temps la Bosnie-Herzégovine et l'Ukraine dans les pays sûrs, par exemple. Le procédé et sa saine évidence permettent de se repérer plus rapidement face à la pertinence d'une demande d'asile : quelqu'un qui vient d'un pays sûr est sûrement un menteur. Du coup, les demandes d'asile émanant de ressortissants de pays sûrs sont traitées beaucoup plus vite. Ils sont un peu de passage, ces gens-là. Z'ont pas vraiment de raison. Tout va bien chez eux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://www.visuelimage.com/artshop/photo/schaeffer/big/big4.jpg" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La célérité du traitement de leurs dossiers pourrait leur rendre service, si elle n'était assortie de quelques restrictions environnantes. Ces braves affabulateurs n'ont ainsi pas droit au logement de dépannage - selon l'antienne : chacun ses SDF. Pour être plus précis, disons que les associations et organismes susceptibles de refiler un toit pour la nuit n'ont pas de budget pour ces gens-là. Il faut remplir français, Madame. Du coup, certains squattent. Au nom de leur sécurité et de la paix du voisinage, ils se font naturellement virer régulièrement. Sur Marseille, ça donné un mix : charge de CRS, éjection des tentes et abris, destruction du matériel au Bulldozer. On craint la renaissance des bidonvilles pour 2007. Pandémie de la tôle et du plastique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De même, le restaurant social qui filaient des paniers repas dans mon quartier s'est fait récemment couper les budgets versés pour les demanders d'asile. Mangeront autre chose, mangeront ailleurs, mangeront pas.  Vous me direz, la France est bien faite ; il y a des oeuvres caritatives (c'est-à-dire du privé qui remplace l'Etat quand l'Etat fait pas son job) du genre Resto du coeur et Secours catholique. Il y a l'aide des communautés. Merci la charité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://www.paris14.info/album/expulsion_a_la_ferme_montsouris/76._sortie_des_squatteurs.3.jpg" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une dernière pour la route : ces zigues qui dorment pas, qui ne mangent plus et qui rêvent néanmoins de devenir français pour subsister encore un bout, ceux-là n'ont naturellement pas de permis de travail. Ce ne sont pas les plombiers polonais payés en France au salaire de Pologne. Ce sont les travailleurs au black qui se parquent matin au rond-point de la porte d'Aix dans l'espoir d'une embauche à 10 à 40€ pour la journée. Nombre de chantiers marseillais s'y fournissent en main d'oeuvre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Y en a même qui vendent des lunettes et des éventails.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://maitre.eolas.free.fr/journal/index.php?2006/05"&gt;Maitre Eolas&lt;/a&gt; avait balancé une belle bordée sur le sujet. Prenez le temps de le lire, c'est pittoresque. La demande d'asile vue de l'avocat.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour le quart d'heure zic, je vous refile aujourd'hui deux belles &lt;a href="http://lupo.sepe.free.fr/mp3.htm"&gt;adresses&lt;/a&gt; dédiées à &lt;a href="http://users.skynet.be/fabicore/francois_beranger.htm"&gt;François Béranger&lt;/a&gt;, un vieil anar magnifique, qui a eu son heure de gloire dans les années 70/80 et chez qui Renaud a pas mal emprunté. Vous trouverez dessus le morceau &lt;a href="http://lupo.sepe.free.fr/mp3/mamadou.mp3"&gt;Mamadou&lt;/a&gt;, qui n'est pas fait pour être écouté septante fois, mais juste une seule, la bonne. Essayez Tranche de vie, aussi.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14026866-115512328765817101?l=abricotnoir.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://abricotnoir.blogspot.com/feeds/115512328765817101/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14026866&amp;postID=115512328765817101' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14026866/posts/default/115512328765817101'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14026866/posts/default/115512328765817101'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://abricotnoir.blogspot.com/2006/08/france-terre-dasile.html' title='France terre d&apos;asile'/><author><name>totagata</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01426997913041997285</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14026866.post-115439220291067280</id><published>2006-08-01T01:37:00.000+02:00</published><updated>2006-08-01T02:30:02.976+02:00</updated><title type='text'>A lire la nuit</title><content type='html'>&lt;img src="http://lionel.le.tallec.free.fr/images/VIEUXPOR.JPG" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La nuit déboule à toute vitesse.&lt;br /&gt;La ville se fait crépusculaire. Comme une chanson du pauvre. Pas besoin de couleur, ni même de propreté ou d'ordre. Les lueurs suffisent. De temps en temps, le bruit prend forme au-dessus, dessinant brièvement l'éclat tranchant d'une sirène dans le brouhaha de la cité. Le pot d'un scooter trafiqué. Deux ivrognes dans ma rue.&lt;br /&gt;Marseille dort vautrée dans la sueur et le goudron - saoûlée de chaleur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je connais enfants qui dorment sous tente au coeur de la ville - faute de papiers&lt;br /&gt;Je connais bon médecin qui dort et interne de garde au soir - pas couché&lt;br /&gt;Je connais boulanger épicier fêtards clochards étudiants et racaille et flic - faune de nuit&lt;br /&gt;Je connais gens de toute sorte&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vous refile quelques BO nocturnes.  On coupe les lumières. Façon &lt;a href="http://lesbateauxmorts.hautetfort.com/files/tetes_raides_-_luna.2.mp3"&gt;Têtes raides&lt;/a&gt;. Façon &lt;a href="http://mp3.sarbc.ru/hits/0106/Deep_Purple_-_Child_In_Time.mp3"&gt;Deep purple&lt;/a&gt;. Façon &lt;a href="http://seb.kfr.free.fr/02%20-%20Pauline%20Croze%20-%20Dans%20la%20chaleur%20des%20nuits%20de%20pleine%20lune.mp3"&gt;Pauline Croze&lt;/a&gt;. Façon &lt;a href="http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/07/49/64/bourvil---un-clair-de-lune-a-maubeuge.mp3"&gt;Bourvil&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;Et vous, vous la voyez comment ?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14026866-115439220291067280?l=abricotnoir.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://abricotnoir.blogspot.com/feeds/115439220291067280/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14026866&amp;postID=115439220291067280' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14026866/posts/default/115439220291067280'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14026866/posts/default/115439220291067280'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://abricotnoir.blogspot.com/2006/08/lire-la-nuit.html' title='A lire la nuit'/><author><name>totagata</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01426997913041997285</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14026866.post-114995738672634013</id><published>2006-06-10T18:15:00.000+02:00</published><updated>2006-06-30T08:38:08.893+02:00</updated><title type='text'>L'autrichienne</title><content type='html'>&lt;img src="http://www.tiscali.co.uk/reference/encyclopaedia/hutchinson/images/4145n030.jpg" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1793.&lt;br /&gt;Tandis que &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Marie-Antoinette_d%27Autriche"&gt;Marie-Antoinette&lt;/a&gt; poireaute à la prison du temple, la grande révolution s'étouffe doucement dans les querelles entre Girondins et brissotins, Plaine et Montagne. Petite géographie de l'échiquier national. Louis XVI est mort, enterré au fond d'une campagne proche, auprès des cadavres de gardes suisses tombés lors de la prise des Tuileries. Du coup, 200.000 prussiens sont aux frontières. Après Valmy, Dumouriez, le général français, vise à remporter de nouveau une grande victoire pour monter en force à la capitale rétablir une monarchie parlementaire. La Vendée catholique qui s'allume. La Marseillaise, dont chaque mot a une urgence, retentit sur les champs de bataille. &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Danton"&gt;Danton&lt;/a&gt; se démène, brutal, magnifique, sanguin. La patrie est aux abois, ce printemps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Déjà, on oublie 89 et l'euphorie de la salle du Jeu de Paume. Dans son ombre, l'année 1793, entachée de terreur, convaincue de régicide. Paris même patauge encore dans le sang. Septembre est passé par là. Marat appelle à l'assassinat dans sa feuille de chou contre les députés brissotins trop modérés, qu'il accuse d'être traîtres à la patrie ; à l'émeute, contre la Convention, qu'il juge par trop timorée ; au pillage, contre les possédants, les accapareurs. A bas l'ennemi intérieur ! L'exécutif à genoux entraine la création d'un certain comité de salut public - histoire de parer au plus pressé. Caisse noire. Toute autorité. Valable un mois, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;a priori&lt;/span&gt;. Dedans, &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Maximilien_de_Robespierre"&gt;Robespierre&lt;/a&gt; aîné. Pas loin, Saint-Just.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://utopia.utexas.edu/project/portraits/robespierre.jpg" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour eux, seules comptent la Vertu et la patrie. Rousseau est passé par là. Son contrat social doit traîner sur leur chevet depuis toujours. Z'ont l'orgueil des purs, d'ailleurs : ils jugent le but plutôt que le moyen. La terreur n'est pas loin. C'est le règne des valeurs révolutionnaires. On se tutoie en s'appelant citoyen. Carmagnole. Cocarde. Combat des couleurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://www.livre-po-cher.com/catalog/images/roman/lamouretletemps.jpg" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n'ai pas vu le film de Coppola sorti sur la reine. Peur d'un trop-plein de fiction au sortir de la grande Histoire. Préféré bouquiner le cycle "&lt;a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2752900538/402-2880447-2529747?v=glance&amp;amp;n=301061"&gt;La révolution&lt;/a&gt;" du dénommé Margerit, Robert. Un roman-fleuve sorti dans les années 60 et réédité chez Phébus en petits morceaux (4 volumes, quand même !). Ecriture balzacienne par certains bouts. Les trois héros, un avocat de province monté en députation du Tiers état, sa nénette et un commercant de Limoges embarqué dans les troupes de volontaires de 91 servent de fil rouge à l'histoire. Au final, ça tue. Le genre de bouquin dont on se demande comment il a pu passer à travers les filets de la postérité. Un genre de grand oeuvre, tout simplement : le meilleur bouquin sur la révolution, point.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces temps-ci j'écoute en boucle une compil de hip hop, dégotté côté &lt;a href="http://my.opera.com/tibolano/blog/show.dml/255458"&gt;Melomaniac&lt;/a&gt;. Le morceau de &lt;a href="http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/B00005QDTG/qid=1147613794/sr=1-5/ref=sr_1_10_5/402-6161190-3786507"&gt;Kery James&lt;/a&gt; planqué en plein milieu est magnifique - arrangements de tueurs et texte à pleurer. Y figure aussi le titre Demain c'est loin de &lt;a href="http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/B00000J9S4/qid=1147613912/sr=1-1/ref=sr_1_10_1/402-6161190-3786507"&gt;IAM&lt;/a&gt; que je crois vous avoir balancé il y a quelques mois. A découvrir donc presto !&lt;br /&gt;Merci Tibolano.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14026866-114995738672634013?l=abricotnoir.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://abricotnoir.blogspot.com/feeds/114995738672634013/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14026866&amp;postID=114995738672634013' title='8 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14026866/posts/default/114995738672634013'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14026866/posts/default/114995738672634013'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://abricotnoir.blogspot.com/2006/06/lautrichienne.html' title='L&apos;autrichienne'/><author><name>totagata</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01426997913041997285</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>8</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14026866.post-114831647382917037</id><published>2006-05-22T18:11:00.000+02:00</published><updated>2006-09-20T17:06:32.223+02:00</updated><title type='text'>Shadows on the valley</title><content type='html'>&lt;img src="http://www.historyplace.com/lincoln/lincpix/last.jpg" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sensation de néant...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je viens de finir sur le tard une série noire époustouflante. Jugez un peu : auteur pas connu - &lt;a href="http://www.entre2noirs.com/Php/auteurs/req-Auteur.php?id=187"&gt;Kirk Mitchell&lt;/a&gt; ; titre impossible - &lt;a href="http://www.fnac.com/Shelf/article.asp?PRID=296289&amp;OrderInSession=1&amp;amp;Mn=1&amp;SID=b49425ed-d6ca-52db-8c82-4d2d5f52a6c7&amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;TTL=240520061058&amp;Origin=FnacAff&amp;amp;Ra=-1&amp;To=0&amp;amp;Nu=1&amp;UID=09ae31fd9-a283-e11b-d9d9-49bd2bdcb886&amp;amp;Fr=0"&gt;Dans la vallée de l'ombre de la mort&lt;/a&gt;, le genre de truc fait pour être prononcé en anglais, cinq minutes durant ; 520 pages au compteur - un phénomène rarissime dans la collection, genre les &lt;a href="http://www.fnac.com/Shelf/article.asp?PRID=302095&amp;OrderInSession=1&amp;amp;Mn=3&amp;SID=b49425ed-d6ca-52db-8c82-4d2d5f52a6c7&amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;TTL=240520061058&amp;Origin=FnacAff&amp;amp;Ra=-1&amp;To=0&amp;amp;Nu=1&amp;UID=09ae31fd9-a283-e11b-d9d9-49bd2bdcb886&amp;amp;Fr=0"&gt;Racines du mal&lt;/a&gt; de Dantec... Un OVNI, quoi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est une histoire de médecin juif pendant la &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_de_s%C3%A9cession"&gt;guerre de Sécession&lt;/a&gt;. Il oeuvre côté fédérés, c'est-à-dire bleus, qu'il ne faut pas confondre avec les confédérés, grisonnants, brunâtres, finissants. On est en 1864, presqu'à la fin du conflit. Sheridan dirige d'une main de fer les armées du nord, pratiquant au besoin la politique de la terre brûlée pour affamer ses adversaires. les populations civiles écopent un peu au passage - ce qui n'est vraiment pas grave, vu qu'on est déjà en Virginie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://www.onlinelittlerock.com/content/historic/photos/dead-at-gettysburg.jpg" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur le moment, les mouvements religieux antimilitaristes sont assez malvenus. Plusieurs femmes appartenant à l'une de ces communautés (les Dunkers) se font justement zigouiller près des lieux des combats. Le médecin se met à la recherche du tueur, bousculant à droite à gauche les convictions des uns ou les projets politiques de l'autre... L'intrigue est en fait assez secondaire. Le vrai enjeu, le coeur du bouquin, c'est la guerre. Colline de verts paturages, affrontements, civières, décompte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'avais déjà abordé &lt;a href="http://abricotnoir.blogspot.com/2006/02/alatriste.html"&gt;ici&lt;/a&gt; le sujet, c'est un peu ma sombre marotte. Premier constat, cette fois : les récits faits par des médecins n'oubliant pas au fil de l'histoire qu'ils sont médecins sont généralement  au-dessus du lot (je vous causerai d'ailleurs prochainement de &lt;a href="http://www.fnac.com/Shelf/article.asp?PRID=199740&amp;OrderInSession=1&amp;amp;Mn=3&amp;SID=97357df4-d16d-8008-b9f4-d050fe4e8b6c&amp;amp;amp;amp;TTL=240520061131&amp;Origin=FnacAff&amp;amp;Ra=-1&amp;To=0&amp;amp;Nu=2&amp;UID=07b0659bb-d177-6e97-8505-a7611319619f&amp;amp;Fr=0"&gt;Nécropolis&lt;/a&gt; ou du très poulpesque &lt;a href="http://www.fnac.com/Shelf/article.asp?PRID=1193640&amp;OrderInSession=1&amp;amp;Mn=2&amp;SID=97357df4-d16d-8008-b9f4-d050fe4e8b6c&amp;amp;amp;amp;TTL=240520061131&amp;Origin=FnacAff&amp;amp;Ra=-1&amp;To=0&amp;amp;Nu=2&amp;UID=07b0659bb-d177-6e97-8505-a7611319619f&amp;amp;Fr=0"&gt;Touche pas à mes deux seins&lt;/a&gt; ; vous verrez, ça vaut le détour). Ici le champ de bataille est conté par le bout du stéthoscope. Les blessés convulsent. La dysentrie fait des ravages dans l'hosto de campagne parce que les latrines sont près de la source d'eau potable.  On devient un spécialiste de la triste balle Minier et des boites à mitraille. Effrayant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://www.modeltrain.net/archives/civil%20war.jpg" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Second constat : le bouquin a suffisamment de grâce pour nous faire oublier qu'il se déroule au coeur du vieux sud, cette atmosphère poisseuse et tiède, tant de fois décrite qu'elle en vient à étouffer le lecteur. &lt;a href="http://agora.qc.ca/mot.nsf/Dossiers/William_Faulkner"&gt;Faulkner&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Erskine_Caldwell"&gt;Caldwell&lt;/a&gt;, me direz-vous. Ben, justement. Z'ont inspiré trop de lecteurs. Ce polar-là a au moins l'avantage d'y aller à la douce sur le pittoresque. Trois mots sur l'accent des pékins locaux. Custer tout blond et rose, qui s'avale trois oignons crus sur le pouce. Les champs incendiés à perte de vue, éclairant la nuit comme une colonne funèbre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis passé maintenant à Mankell (depuis le temps que j'en entends causer...). Je vous en toucherai un mot prochainement, ainsi que du sacre de Charlemagne et de l'amputation chez Descartes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://www.townsend-records.co.uk/i/covers/5032470.jpg" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vous laisse sur 3mn17 de bonheur : les &lt;a href="http://www.capurromrc.it/acetato/le%20feuilles%20mortes-y.montand-acetato.MP3"&gt;feuilles mortes&lt;/a&gt;, chantées par Yves Montand au sommet. Vous pouvez trouver ce morceau dans cet &lt;a href="http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/B0000072A2/qid=1148376013/sr=8-1/ref=sr_8_xs_ap_i1_xgl/403-2535180-8854029"&gt;album&lt;/a&gt;, qui contient au moins cinq autres authentiques chefs d'oeuvre - Barbara, le cireur, etc. Allez-y voir et dites que vous venez de ma part.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14026866-114831647382917037?l=abricotnoir.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://abricotnoir.blogspot.com/feeds/114831647382917037/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14026866&amp;postID=114831647382917037' title='10 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14026866/posts/default/114831647382917037'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14026866/posts/default/114831647382917037'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://abricotnoir.blogspot.com/2006/05/shadows-on-valley.html' title='Shadows on the valley'/><author><name>totagata</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01426997913041997285</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>10</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14026866.post-114821542658069286</id><published>2006-05-21T14:36:00.000+02:00</published><updated>2006-05-21T14:48:04.000+02:00</updated><title type='text'>l'eurovision c'est ringard</title><content type='html'>&lt;img src="http://www.igelmetal.de/woa03/bands_lordi1.jpg" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;un petit mail d'un fidèle camarade, retranscrit tel quel :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les grands vainqueurs de l'Eurovision cette année, ce sont les finlandais...  ...avec un groupe de heavy-metal monster (un courant nouveau, inconnu sous  nos latitudes) : Lordi !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme quoi, les temps changent...&lt;br /&gt;O tempora, o mores !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous croyez que Pascal Sevran les invitera à son emission ???&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'Eurovision, c'est &lt;a href="http://abricotnoirblogspot.free.fr/%5bEurovision%202006%20-%20Finland%5d%20Lordi%20-%20Hard%20Rock%20Hallelujah.mp3"&gt;là&lt;/a&gt;. Le site du groupe, c'est &lt;a href="http://www.lordi.org/"&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Merci Lone Wolf&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14026866-114821542658069286?l=abricotnoir.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://abricotnoir.blogspot.com/feeds/114821542658069286/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14026866&amp;postID=114821542658069286' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14026866/posts/default/114821542658069286'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14026866/posts/default/114821542658069286'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://abricotnoir.blogspot.com/2006/05/leurovision-cest-ringard.html' title='l&apos;eurovision c&apos;est ringard'/><author><name>totagata</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01426997913041997285</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14026866.post-114724512554123771</id><published>2006-05-10T08:58:00.000+02:00</published><updated>2006-05-10T09:12:05.573+02:00</updated><title type='text'>Afficher rouge</title><content type='html'>Achevé Gallimard et relu cette nuit Maus de Spigelmann. Je suis en train de me réembarquer dans une période noire de l'histoire, façon 33-45. Ce doit être l'époque qui me questionne sur mes valeurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vous balance l'affiche rouge d'Aragon. Vous trouverez un très chouette commentaire sur le sujet côté &lt;a href="http://www.herodote.net/19440221.htm"&gt;Hérodote&lt;/a&gt; et pi par &lt;a href="http://home1.gte.net/vze4cxtu/cfm2/octobre.htm"&gt;ici&lt;/a&gt; - une page dédiée contenant la version mise en musique par Ferré. L'&lt;a href="http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/B000006YNU/qid=1147244928/sr=8-1/ref=sr_8_xs_ap_i1_xgl/402-0796557-7008113"&gt;album&lt;/a&gt; en lui-même est incontournable - je précise qu'il parle aussi d'autre chose...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://perso.wanadoo.fr/d-d.natanson/affiche_rouge.jpg" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: georgia;"&gt;Vous n'aviez demandé ni gloire ni les larmes &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: georgia;font-family:tahoma,arial,helvetica,sans-serif;" larmes="" &gt;&lt;br="" les="" ni="" gloire="" clam="" avez="" vous=""&gt;Ni l'orgue ni la prière aux agonisants&lt;br /&gt;Onze ans déjà que cela passe vite onze ans&lt;br /&gt;Vous vous étiez servis simplement de vos armes&lt;br /&gt;La mort n'éblouit pas les yeux des Partisans&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous aviez vos portraits sur les murs de nos villes&lt;br /&gt;Noirs de barbe et de nuit hirsutes menaçants&lt;br /&gt;L'affiche qui semblait une tache de sang&lt;br /&gt;Parce qu'à prononcer vos noms sont difficiles&lt;br /&gt;Y cherchait un effet de peur sur les passants&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nul ne semblait vous voir Français de préférence&lt;br /&gt;Les gens allaient sans yeux pour vous le jour durant&lt;br /&gt;Mais à l'heure du couvre-feu des doigts errants&lt;br /&gt;Avaient écrit sous vos photos MORTS POUR LA FRANCE&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et les mornes matins en étaient différents&lt;br /&gt;Tout avait la couleur uniforme du givre&lt;br /&gt;A la fin février pour vos derniers moments&lt;br /&gt;Et c'est alors que l'un de vous dit calmement&lt;br /&gt;Bonheur à tous Bonheur à ceux qui vont survivre&lt;br /&gt;Je meurs sans haine en moi pour le peuple allemand&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Adieu la peine et le plaisir Adieu les roses&lt;br /&gt;Adieu la vie adieu la lumière et le vent&lt;br /&gt;Marie-toi sois heureuse et pense à moi souvent&lt;br /&gt;Toi qui vas demeurer dans la beauté des choses&lt;br /&gt;Quand tout sera fini plus tard en Erivan&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un grand soleil d'hiver éclaire la colline&lt;br /&gt;Que la nature est belle et que le coeur me fend&lt;br /&gt;La justice viendra sur nos pas triomphants&lt;br /&gt;Ma Mélinée ô mon amour mon orpheline&lt;br /&gt;Et je te dis de vivre et d'avoir un enfant&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils étaient vingt et trois quand les fusils fleurirent&lt;br /&gt;Vingt et trois qui donnaient le coeur avant le temps&lt;br /&gt;Vingt et trois étrangers et nos frères pourtant&lt;br /&gt;Vingt et trois amoureux de vivre à en mourir&lt;br /&gt;Vingt et trois qui criaient la France en s'abattant&lt;/br=""&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:Creepy;font-size:100%;color:#000080;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14026866-114724512554123771?l=abricotnoir.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://abricotnoir.blogspot.com/feeds/114724512554123771/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14026866&amp;postID=114724512554123771' title='9 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14026866/posts/default/114724512554123771'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14026866/posts/default/114724512554123771'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://abricotnoir.blogspot.com/2006/05/afficher-rouge.html' title='Afficher rouge'/><author><name>totagata</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01426997913041997285</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>9</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14026866.post-114708879433446034</id><published>2006-05-08T13:13:00.000+02:00</published><updated>2006-05-10T08:51:58.146+02:00</updated><title type='text'>Les éditeurs, la vraie foi et le Tigre</title><content type='html'>&lt;img src="http://andregide.org/photo_gallery/gid20.jpg" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces temps-ci, je relis la biographie de &lt;a href="http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/2070336808/qid=1147086814/sr=8-1/ref=sr_8_xs_ap_i1_xgl/171-9215014-1556248"&gt;Gaston Gallimard&lt;/a&gt; par &lt;a href="http://passouline.blog.lemonde.fr/livres/"&gt;Assouline&lt;/a&gt;. J'en suis arrivé à la période de l'occupation. Curieux bonhomme. Gallimard avait toujours recruté deci-delà pour sa NRF des écrivains de toutes les confessions - ce dont il se foutait lui-même probablement. Au catalogue, ça lui donnait au final Drieu, Aragon et Proust dans un mouchoir de poche. Il avait bien participé dans l'entre-deux guerre à la tenue de la Revue juive (Albert Cohen, Berl, etc), mais bon : il avait aussi créé des &lt;a href="http://www.gallimard.fr/catalog/html/revue/anci.htm"&gt;revues&lt;/a&gt; sur le cinéma et la musique classique !&lt;br /&gt;Et donc, la guerre. Suivie de l'occupation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Grasset mène la corbeille et rentre à Paris, les autres éditeurs suivent. Parait la liste Otto, les fameux indésirables : allemands expatriés, juifs et autres mauvais français. Le problème central des éditeurs, ce n'est cependant pas tant épurer les catalogues que trouver du papelard en ramettes. On gomme les parutions malheureuses d'avant-guerre, tout en mettant en avant les quelques oeuvres pro-allemandes. Les grandes maisons traduisent Goethe et Jünger à tour de bras : l'Allemagne sous son meilleur jour. Certains - rares - écrivains renoncent à publier (Guehenno), d'autres s'exilent (Breton) ou se font discrets (Crémieux). La plupart ne freinent guère. Guitry, Sartre ou Pagnol remplissent les théâtres. L'Intelligentsia collabo visite Berlin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://clicnet.swarthmore.edu/aobajtek/images/4.jpg" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gaston mène sa barque tant bien que mal. Drieu fait caution à la tête de la NRF ; Paulhan trafique le relationnel dans un placard, glissant à la résistance. Marcel Aymé fait de belles choses. La plupart du temps, les bouquins parlent d'autre chose. Au mieux, on trafique dans le sibyllin, avant de basculer dans le clandestin et l'anonymat. Petite gradation de l'engagement en 1943. Gallimard ne vit pas trop mal. &lt;span class="auteur"&gt;Marius Grout ramasse le Goncourt avec le Passage de l'homme - que plus personne ne trouve plus nulle part. La guerre a basculé côté anglais. &lt;/span&gt;Et j'en suis là de mon bouquin. Le style Assouline est assez reconnaissable : on y rencontre beaucoup de disgressions (c'était flagrant dans son Hergé ou son Simenon), ça tombe souvent dans le narratif - on reste loin de l'essai. Deux notes par page, en moyenne ; c'est beaucoup pour un roman, c'est peu pour une bio érudite. Et puis surtout, il a le don du casting.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rien à voir, maintenant, sinon un vague rappel du dernier post : &lt;a href="http://memyselfandthemusic.blogspot.com/2006/03/ne-crachez-pas-sur-mes-tombes.html"&gt;Me myself and the music&lt;/a&gt; s'est fait incendier par un furieux du jugement, prétendant au choix littéraire dans un langage fleuri. Ce brave homme lui reproche en effet de demeurer par trop tiède dans sa condamnation des salauds qui peuplent les allées de la littérature. Pire, il l'accuse ouvertement de les soutenir implicitement, à la manière d'un amoraliste de salon prenant pose. Pour faire bref : on a le choix, à condition d'être nécessairement &lt;span style="font-style: italic;"&gt;contre&lt;/span&gt;. C'est vrai que la biographie de l'auteur est souvent un fardeau pour l'oeuvre. On sait désormais qu'il est indigne de s'en dispenser. Et si Homère était un serial killer ? Ben vous avez droit de le lire jusqu'à ce que cela remonte à nos oreilles. Après, plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://jeunespopulaires34.free.fr/photos/congres2/congres32.JPG" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Même sucette. Dans le Libé de ce matin j'ai appris que madame Boutin avait participé à une &lt;a href="http://www.liberation.fr/page.php?Article=380316"&gt;rencontre&lt;/a&gt; de l'UOIF, avec laquelle elle confie partager certaines valeurs : respect de la famille, des symboles religieux, etc... La brave femme ! Une leçon de partage, d'échange et peut-être même de démocratie. Seule nuance : z'aiment pas trop les PD, que je crois me souvenir. Ne le précisent guère : c'est sans doute convenu entre eux. Tacite, comme on dit. Sacré Boutin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un petit chapeau à M'sieur Attali, qui balance un beau &lt;a href="http://www.lexpress.fr/idees/tribunes/dossier/attali/dossier.asp?ida=437959"&gt;billet&lt;/a&gt;, dans l'Express, sur l'époque incertaine : &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Quand Philippe de Villiers clame que l'islam est incompatible avec la démocratie, il a raison. Mais il oublie de dire que, en fait, le judaïsme et le christianisme le sont aussi, comme toute autre religion ou philosophie qui prétendrait imposer sa Loi au-dessus des lois&lt;/span&gt;. C'est développé sur place. Jetez-y un oeil pour voir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Du coup, je vous balance un chouette morceau façon private joke : Le Tigre et son &lt;a href="http://homepage.mac.com/diwilliams/.Music/tigre.mp3"&gt;Deceptacon&lt;/a&gt;, que vous pourrez retrouver &lt;a href="http://www.amazon.com/gp/product/B00001ZSUF/104-1613176-9771931?v=glance&amp;amp;n=5174"&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14026866-114708879433446034?l=abricotnoir.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://abricotnoir.blogspot.com/feeds/114708879433446034/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14026866&amp;postID=114708879433446034' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14026866/posts/default/114708879433446034'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14026866/posts/default/114708879433446034'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://abricotnoir.blogspot.com/2006/05/les-diteurs-la-vraie-foi-et-le-tigre.html' title='Les éditeurs, la vraie foi et le Tigre'/><author><name>totagata</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01426997913041997285</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14026866.post-114458371655725315</id><published>2006-04-09T13:31:00.000+02:00</published><updated>2006-04-11T11:17:17.316+02:00</updated><title type='text'>les belles âmes</title><content type='html'>&lt;a href="http://memyselfandthemusic.blogspot.com/2006/03/ne-crachez-pas-sur-mes-tombes.html"&gt;Me myself and the music&lt;/a&gt; soulevait dernièrement une petite question d'actualité relative : la tendance parfois pénible, qui se fait jour ces derniers temps, à lier la relecture des oeuvres littéraires au regard moralisateur porté sur la biographie de leur auteur. Cela me rappelle une note récente d'Assouline sur les critiques, joliment intitulée : &lt;a href="http://passouline.blog.lemonde.fr/livres/2006/03/corneille_en_ch.html"&gt;Corneille en chemise noire&lt;/a&gt;. Le propos est le même ; on parlait style, on cause aujourd'hui conduite honteuse - allant parfois jusqu'à remettre en cause la valeur des oeuvres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://www.los40.com/los40media/los40/media/200403/16/actualidad/noticias/20040316l40l40not_11_I_LBW.jpg" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On songe au mot prêté à Mozart dans &lt;a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=67.html"&gt;Amadeus&lt;/a&gt; : si ma personne est parfois vulgaire, ma musique, elle, ne l'est jamais. La réponse ne va pourtant pas de soi. Que pense-t-on aujourd'hui de &lt;a href="http://www.noirdez.com/home.htm"&gt;Noir désir&lt;/a&gt; ? Peut-on encore les écouter sans arrière-pensée ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Selon ces blogs, cette confusion malheureuse semble trouver fréquemment une origine dans le décalage de moeurs entre l'époque des dits artistes et la nôtre - par exemple, au sujet de la traite des noirs. L'idée me parait belle, mais elle reste cependant évasive. Les mauvaises manières des artistes passés leur portaient déjà misère autrefois. Songez au &lt;a href="http://bcev.nfrance.com/autoportraits/caravage/caravage.htm"&gt;Caravage&lt;/a&gt; assassin, aux petites lâchetés de Rodin devant Claudel, aux Provinciales méprisantes de &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Blaise_Pascal"&gt;Pascal&lt;/a&gt;. De même, les moeurs infâmes de nos écrivains contemporains, lorsqu'elles sont percées à jour, demeurent tout autant, sinon répréhensibles, pour le moins vitupérées.   On méprise souvent le &lt;a href="http://louisferdinandceline.free.fr/index2.htm"&gt;Céline&lt;/a&gt; antisémite en 2006, nombre d'écrivains ne l'estimaient pas davantage - et pour cette même raison - dès 1937. Le décalage des époques n'apporte souvent rien de plus. Les sales types demeurent, sous l'oeuvre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://www.alalettre.com/Images/celine.jpg" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour moi, le souci vient plutôt du fait que l'on attend toujours le grand homme sous le créateur. C'est un malentendu et peut-être même une erreur profonde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le problème remonte en fait à Platon, si ça se trouve : selon lui, les âmes font le bien par connaissance  du Bien et du Vrai - le mal étant synonyme de méconnaissance, plutôt que de mauvaiseté.  Déduction évidente : seules les grandes et belles âmes paraissent aptes à nous guider justement. Dès lors apparait l'exigence d'une moralité de l'acteur, sous la morale de l'acte. Disons-le autrement : les actions ne suffisent pas. C'est une association du même type qui nous pousse à juger l'auteur en deçà de l'oeuvre, pour finalement jauger celle-ci.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui me fait penser à &lt;a href="http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/2070711900/qid=1144720480/sr=8-1/ref=sr_8_xs_ap_i1_xgl/403-4302022-9979627"&gt;l'idiot de la famille&lt;/a&gt; du père Sartre, consacré à Flaubert. Très curieux livre. Jetez-y un coup d'oeil : la quête de l'homme y est passionnante. Et ne ratez pas non plus samedi soir "les amants du Flore" sur la 3, qui parait également très prometteur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://www.aspipes.org/images/famous/sartre.jpg" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quitte à finir n'importe où, je vous abandonne avec un brin de &lt;a href="http://www.personal.psu.edu/users/a/y/ayf101/fairuz.mp3"&gt;Fairuz&lt;/a&gt; (prononcer fairouz), une chanteuse libanaise dont j'ai récemment retrouvé un album traditionnel à pleurer. Elle a une discographie plutôt conséquente, où se mêlent chants traditionnels et reprises disco. Commencez par &lt;a href="http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/B000E1KKI2/qid=1144721067/sr=2-1/ref=sr_2_9_1/403-4302022-9979627"&gt;là&lt;/a&gt; pour voir.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14026866-114458371655725315?l=abricotnoir.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://abricotnoir.blogspot.com/feeds/114458371655725315/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14026866&amp;postID=114458371655725315' title='13 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14026866/posts/default/114458371655725315'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14026866/posts/default/114458371655725315'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://abricotnoir.blogspot.com/2006/04/les-belles-mes.html' title='les belles âmes'/><author><name>totagata</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01426997913041997285</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>13</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14026866.post-114340057687860852</id><published>2006-03-26T20:21:00.000+02:00</published><updated>2006-03-27T01:29:16.796+02:00</updated><title type='text'>les voyages des amis</title><content type='html'>Mine de rien, belle course. CPE au programme ( jetez un oeil à ce propos chez &lt;a href="http://maitre.eolas.free.fr/journal/index.php?2006/03/25/309-faisons-le-point-sur-le-cpe"&gt;maître Eolas&lt;/a&gt;), lectures diverses, prépa de cours, déchirer la sale monotonie de l'existence avec de bonnes dents.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://academic.udayton.edu/michaelbarnes/103-W05/benaresriverfront2.jpg" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les récits d'un ami récemment rentré d'Inde et du Népal m'ont transporté ce mois-ci bien loin de Marseille. Drôle de voyage, d'ailleurs : infoutu de savourer un beau paysage, les récits des latitudes lointaines ne m'intéressent souvent que par les aperçus d'une vie autre qu'ils trimballent, balancée deci delà, en contrebande, au coin des phrases. Apercevant sur la photo un buffle au milieu d'une ruelle perdue de Bénares ou d'Amritsar, je me surprends bientôt à rêvasser sur les  embouteillages de rien que le bestiau doit parfois causer. De là je passe aux taxi-mens galopant à travers la ville, avant d'échouer dans un temple résonnant dans le soir des mantras des fidèles.&lt;br /&gt;Le pittoresque parait souvent immobile, figé dans le temps. On croit que ça dort. Conneries. La vie est &lt;a href="http://www.surlaroute.org/news/news_pays=12&amp;news=47.html"&gt;là&lt;/a&gt;, drapée dans ces plis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://www.reves-de-bulles.org/objects/custom/public/8/PRJ18-61a38a5c37d084abe13c8cbf2570fb87.jpg" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Du coup, je suis allé cogner cette semaine sur les quotidiens exotiques. Comment est-ce que l'on se torche au milieu des montagnes en Afghanistan ? C'est le genre de questions que l'on ne se posait pas et dont on trouvera l'indispensable réponse dans &lt;a href="http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/2800133724/qid=1143399819/sr=1-2/ref=sr_1_11_2/403-8433969-9451650"&gt;le photographe&lt;/a&gt; de Guibert et Lefèvre, avec dedans du vrai voyage raconté. Le premier tome est consacré au transit vers l'Afghanistan de 1986, sur les pas d'une expédition humanitaire. Le second décrit le quotidien du photographe en question une fois arrivé, c'est-à-dire au milieu d'un hôpital de campagne. Le texte prend la gorge par moments. C'est bien foutu, mêlant le trait de Guibert - qui est au top depuis &lt;a href="http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/284414036X/qid=1143400317/sr=1-5/ref=sr_1_11_5/403-8433969-9451650"&gt;la guerre d'Alan&lt;/a&gt; -  et les photos noir et blanc du dit Lefèvre. Paraît qu'il existe maintenant un volume 3. Faut voir : pour l'instant, ça volait très haut.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Même ligne, carrément de l'autre côté ( vers l'ouest, toujours à l'ouest !), je me suis dégotté un américain haut en couleur, vétéran de Newsweek, pour revisiter en deux petits volumes rouges et la &lt;a href="http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/2070313727/qid=1143413073/sr=8-1/ref=sr_8_xs_ap_i1_xgl/402-5127426-4672154"&gt;France&lt;/a&gt;, et les &lt;a href="http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/2070319059/qid=1143413073/sr=8-2/ref=sr_8_xs_ap_i2_xgl14/402-5127426-4672154"&gt;USA&lt;/a&gt;. Tout y passe : les syndicats, la bouffe, les feux rouges et Tocqueville.  C'est poilant à mort, ça vous colle la loupe au ras de l'oeil, c'est brillant et enlevé ; ça se vend bien, d'ailleurs. Ce type est un génie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://www.uweb.ucsb.edu/%7Ehuizenga/tocqueville.jpg" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tocqueville, qui n'était pas la moitié d'un démocrate, avait produit &lt;a href="http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/2070323544/qid=1143414328/sr=8-1/ref=pd_ka_0/402-5127426-4672154"&gt;quelques belles lignes&lt;/a&gt; sur les Etats-Unis de son temps. Mais il avait aussi essayé vers la fin du bouquin de tirer un portrait de l'amérique à venir : ça causait moeurs et despotisme, pour l'essentiel. L'extrait est &lt;a href="http://www.panarchy.org/tocqueville/democratie.1840.html"&gt;là&lt;/a&gt;. Bizarrement je trouve que ça ressemble fort à notre France début de siècle. Et vous ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dieu sait pourquoi, ça me fait penser au &lt;a href="http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/2246683912/qid=1143414264/sr=8-1/ref=pd_ka_0/402-5127426-4672154"&gt;bouquin&lt;/a&gt; récemment sorti de BHL sur les Etats-Unis. Le livre ne vaut pas un clou, à ce qu'il parait. Par contre, Bernard-Henri nous avait balancé un magnifique bouquin sur Baudelaire, il y a déjà longtemps. &lt;a href="http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/2246401712/qid=1143415576/sr=8-2/ref=sr_8_xs_ap_i2_xgl14/403-4641964-2075616"&gt;Celui-là&lt;/a&gt;, je vous en parlerai prochainement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On va finir le verbe haut et le swing au pied, avec un excellent générique de manga, le &lt;a href="http://sutekinasekai2.free.fr/Cowboy%20Bebop%20-%20Tank_Op.mp3"&gt;tank&lt;/a&gt; de cow-boy bebop. C'est beau comme la BO d'un vieux James Bond. On respire, on s'accroche.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14026866-114340057687860852?l=abricotnoir.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://abricotnoir.blogspot.com/feeds/114340057687860852/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14026866&amp;postID=114340057687860852' title='12 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14026866/posts/default/114340057687860852'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14026866/posts/default/114340057687860852'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://abricotnoir.blogspot.com/2006/03/les-voyages-des-amis.html' title='les voyages des amis'/><author><name>totagata</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01426997913041997285</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>12</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14026866.post-114111322107263321</id><published>2006-02-28T08:23:00.000+01:00</published><updated>2006-02-28T08:53:41.073+01:00</updated><title type='text'>Chipotage et Fontaine</title><content type='html'>&lt;img src="http://www.zicline.com/an5/semaine42/leo.jpg" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A la demande générale - n'en jetez plus ! - je vous refile une 'tite &lt;a href="http://www.friendship-first.com/artistes/leo_ferre/interpretesdiscographie2003_fr.htm"&gt;adresse&lt;/a&gt; avec quelques reprises contenant de vrais bouts de Léo. On trouve parmi celles-ci miette d'&lt;a href="http://www.friendship-first.com/artistes/leo_ferre/mp3/ametesouvientilavecleo2003T8.mp3"&gt;Âme te souvient-il&lt;/a&gt; ? dont je vous ai précédemment causé, la version de Fontaine. Perso je préfère et de loin les reprises de &lt;a href="http://www.friendship-first.com/artistes/leo_ferre/mp3/lasolitudeavecleo2003T10.mp3"&gt;La solitude&lt;/a&gt; ou &lt;a href="http://www.friendship-first.com/artistes/leo_ferre/mp3/thankyousatanavecleo2003T3.mp3"&gt;Thank You Satan&lt;/a&gt;. Il n'y a pas que de l'or dans la fontaine. Mais bon les goûts et les couleurs...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les reprises dont je vous file des morceaux viennent toutes de l'album "Avec Léo", qui reste tout de même de très bonne facture - avec un équilibre rare entre les compositions et artistes choisis. En fait, une très bonne surprise, dont je vous avais déjà parlé &lt;a href="http://abricotnoir.blogspot.com/2005/06/alors-lo.html"&gt;ici&lt;/a&gt;. L'album en question se trouve en vente sur la page dont sont tirés les extraits. Bon investissement. Dure longtemps.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14026866-114111322107263321?l=abricotnoir.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://abricotnoir.blogspot.com/feeds/114111322107263321/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14026866&amp;postID=114111322107263321' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14026866/posts/default/114111322107263321'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14026866/posts/default/114111322107263321'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://abricotnoir.blogspot.com/2006/02/chipotage-et-fontaine.html' title='Chipotage et Fontaine'/><author><name>totagata</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01426997913041997285</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14026866.post-114071360933331102</id><published>2006-02-23T17:50:00.000+01:00</published><updated>2006-02-23T17:54:36.896+01:00</updated><title type='text'>Verlaine</title><content type='html'>&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b&gt;&lt;img src="http://lancelot.pecquet.org/img/poetry/verlaine_big.jpg" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ÂME, TE SOUVIENT-IL?&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Âme, te souvient-il, au fond du paradis,&lt;br /&gt;De le gare d'Auteuil et des trains de jadis&lt;br /&gt;T'amenant chaque jour, venus de la Chapelle?&lt;br /&gt;Jadis déjà! Combien pourtant je me rappelle&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après les premiers mots de bonjour et d'accueil,&lt;br /&gt;Mon vieux bras dans le tien, nous quittions cet Auteuil&lt;br /&gt;Et, sous les arbres pleins d'une gente musique,&lt;br /&gt;Notre entretien était souvent métaphysique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ô tes forts arguments, ta foi du charbonnier!&lt;br /&gt;Non sans quelque tendance, ô si franche! à nier,&lt;br /&gt;Mais si vite quittée au premier pas du doute!&lt;br /&gt;Et puis nous rentrions, plus que lents, par la route&lt;br /&gt;Un peu des écoliers, chez moi, chez nous plutôt,&lt;br /&gt;Y déjeuner de rien, fumailler vite et tôt,&lt;br /&gt;Et dépêcher longtemps une vague besogne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon pauvre enfant, ta voix dans le bois de Boulogne!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14026866-114071360933331102?l=abricotnoir.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://abricotnoir.blogspot.com/feeds/114071360933331102/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14026866&amp;postID=114071360933331102' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14026866/posts/default/114071360933331102'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14026866/posts/default/114071360933331102'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://abricotnoir.blogspot.com/2006/02/verlaine.html' title='Verlaine'/><author><name>totagata</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01426997913041997285</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14026866.post-114069866718543142</id><published>2006-02-23T12:53:00.000+01:00</published><updated>2006-02-23T13:56:36.853+01:00</updated><title type='text'>La musique autour des bûchers</title><content type='html'>&lt;img src="http://clanfaw.free.fr/812.jpg" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce n'est pas pour me vanter, mais je viens de relire "&lt;a href="http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/2070401766/qid=1140698471/sr=8-1/ref=sr_8_xs_ap_i1_xgl/402-1560431-4850512"&gt;Le Trajet d'une rivière&lt;/a&gt;" d'&lt;a href="http://www.culturactif.ch/ecrivains/cuneo.htm"&gt;Anne Cuneo&lt;/a&gt;. Nom de Dieu de bordel de moine, que c'est beau ! Le récit est une manière de biographie, partant de rares faits réels et allant à la reconstitution d'une belle vie tout entière. Et ça tue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le bouquin débute en Angleterre au XVIème siècle, dans le contexte des guerres de religion et de la contre-réforme. Nous sommes souvent familiers des persécutions dont furent victimes les protestants sur le continent ; les mêmes intolérances visèrent cependant outre-Manche les catholiques anglais. On enferme, on déporte, on crame à l'occasion. L'Espagne catholique lutte pour les Flandres. L'invincible Armada tend ses voiles. Henri IV tient la France, passant d'une religion à l'autre. Voilà pour la peinture de fond.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://www.herodote.net/Images/luther.jpg" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parce que catholique, le héros du récit, Sir Francis Tregian, se retrouve ainsi pris malgré lui  dans ce gigantesque bras de fer, dès l'enfance et durant toute sa vie. Drôle de bonhomme, Tregian. Musicien supposé, il compila des partitions aux quatre coins de l'Europe, sans que l'on sache trop pourquoi. Cuneo le dépeint virtuose, rencontrant Byrd, Monteverde ou encore Morley et passant la nuit avec eux à chanter et tripoter la Muse : le rendu est magnifique, donnant envie de se jeter dans leurs oeuvres respectives pour redécouvrir le souffle de l'époque. La façon dont M'dame Cuneo cause Musique ne porte pas une seconde son 1550, restant toujours actuelle en diable, vivante à plein-pied, de première fraîcheur, quoi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le zigue se retrouve courant l'Europe, changeant trois fois de nom, marchand à Amsterdam, musicien à Rome, nobliau dans les Cornouailles. L'époque est dure, parfois prise de coup de sang. Monter du Vatican à Paris prend alors trois semaines. La Franche-Comté est affamée, de même que le tiers de l'Europe. La peste renaît. Amsterdam vend ses étoffes, ses armes et ses bateaux à tous. Tregian passe au milieu de la grande Histoire, perdant des plumes, des amis, des amours. Seule reste la musique. Et la fuite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A lire absolument.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://www.fitzmuseum.cam.ac.uk/pharos/images/collection_images/northern/MS_168/MS-168_SE.jpg" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La compilation de Tregian a eu sa petite postérité, permettant notamment de remettre à jour la richesse et la variété du pré-baroque et baroque anglais, etc. On l'appelle le &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Fitzwilliam_virginal_book"&gt;Fitzwilliam Virginal Book&lt;/a&gt;, du nom de la famille du dernier proprio. Ressemble à &lt;a href="http://patachonf.free.fr/musique/img/fwvb1.htm"&gt;ça&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;Un choix de ses morceaux a récemment été sorti en &lt;a href="http://www.alpha-prod.com/fb/asp/consultation/visu.asp?lgalpha=FRA&amp;dp=facing&amp;amp;amp;monofiche=147&amp;amp;s=alpha"&gt;CD&lt;/a&gt;, suite au livre de Cunéo. Une chouette critique en a été faite &lt;a href="http://www.forumopera.com/critiques/bara_faustus.htm"&gt;là&lt;/a&gt;. Je vous propose un &lt;a href="http://abricotnoirblogspot.free.fr/Various.mp3"&gt;titre&lt;/a&gt; de Byrd qui figure dessus. Achetez l'album, il est réellement génial.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14026866-114069866718543142?l=abricotnoir.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://abricotnoir.blogspot.com/feeds/114069866718543142/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14026866&amp;postID=114069866718543142' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14026866/posts/default/114069866718543142'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14026866/posts/default/114069866718543142'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://abricotnoir.blogspot.com/2006/02/la-musique-autour-des-bchers.html' title='La musique autour des bûchers'/><author><name>totagata</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01426997913041997285</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14026866.post-114047994704713831</id><published>2006-02-20T23:29:00.000+01:00</published><updated>2006-02-21T01:07:11.843+01:00</updated><title type='text'>Sherlock et Nashville</title><content type='html'>&lt;img src="http://abricotnoirblogspot.free.fr/Mouffetard%202.jpg" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd'hui, le grand service : un dessin de moi (M'sieur Blogpop m'a filé l'envie par la &lt;a href="http://shora217.blogspot.com/"&gt;petite porte&lt;/a&gt;), le bouquin d'un autre (Les &lt;a href="http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/2207253627/qid=1140475155/sr=8-2/ref=sr_8_xs_ap_i2_xgl14/403-9977108-1038043"&gt;Histoires secrètes de Sherlock Holmes&lt;/a&gt; par Reouven, dont j'ai relevé la référence dans les &lt;a href="http://denis.feldmann.club.fr/blog.htm#821"&gt;papiers&lt;/a&gt; du sieur Feldman) et enfin une reprise d'ACDC par les &lt;a href="http://www.nashvillepussy.com/"&gt;Nashville Pussy&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;On s'installe. On respire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant longtemps j'ai été fasciné par les suites, les reprises, les pastiches en tout genre. Cyrano de Bergerac baratinant D'Artagnan sur le pas de l'Hôtel de Bourgogne me paraissait relever de la sorcellerie pure et simple. La &lt;a href="http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/2742756353/qid=1140479448/sr=8-2/ref=sr_8_xs_ap_i2_xgl14/403-9977108-1038043"&gt;rencontre&lt;/a&gt; entre Descartes et Pascal dans la pièce de Brisville était un miracle estampillé. La continuation par d'autres moyens d'une réalité littéraire était sans doute à mes yeux le signe le plus éloquent d'une existence effective des héros de papier (j'avais jadis commis une brève nouvelle sur le sujet : vous la croisez sans doute un jour sur ce blog).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sherlock Holmes fut très probablement à ce sujet le héros récurrent le plus sollicité de toute la littérature anglo-saxonne. A cela, je vois plusieurs explications.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://www.mindspring.com/%7Etjbayne4/rath003.jpg" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout d'abord, tout simplement, &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Arthur_Conan_Doyle"&gt;Conan Doyle&lt;/a&gt;, l'auteur original, a balancé  lui-même au fil des aventures holmésiennes de nombreuses références à des affaires "fantômes", se déroulant parallèlement à celles qu'il traitait. Bribes allusives, porte ouverte, comme on dit en impro. C'était la chance des inspirés. Les récits que propose Réouven dans son livre sont par exemple entièrement tirés de ces quelques brindilles (genre : l'affaire du rat géant, etc...).&lt;br /&gt;Un livre comme le &lt;a href="http://www.fnac.com/Shelf/article.asp?PRID=1546351&amp;OrderInSession=1&amp;amp;amp;amp;Mn=2&amp;Mu=-13&amp;amp;SID=b990db35-46fa-8fb3-1a1e-f38bc6437cf7&amp;TTL=220220060026&amp;amp;amp;amp;Origin=FnacAff&amp;Ra=-1&amp;amp;To=0&amp;Nu=1&amp;amp;UID=07da2b21f-9d7e-2089-0f84-da096e45a4a3&amp;Fr=0"&gt;Mandala de Sherlock Holmes&lt;/a&gt; (nous narrant le voyage entrepris par ce dernier jusqu'en Inde, pendant les deux années où le monde entier le crut mort - Watson y compris) trouve pareillement son inspiration dans ces petits rébus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'autre part, le détective se prête particulièrement bien à la reprise, de par son aspect limite archétype : un observateur génial aux déductions toujours surprenantes, bien que rigoureusement rationnelles. Doyle a créé un mythe, un truc aisément identifiable par toute lecteur, presqu'un idéal (ce qu'il a apparemment regretté toute sa vie, par ailleurs. Mais bon).  De ce côté-ci, on retrouve plutôt les quelques rencontres avec notre &lt;a href="http://www.arsene-lupin.com/"&gt;Arsène&lt;/a&gt; national (notre détective étant pour l'occasion finement surnommé Herlock Sholmès) ou le film "&lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Secret_de_la_pyramide"&gt;Le Secret de la pyramide&lt;/a&gt;". C'est alors le caractère qui est privilégié, plutôt que la tradition holmésienne. La veine ira jusqu'à un incroyable glissement de l'invention à l'auteur dans le &lt;a href="http://www.fnac.com/Shelf/article.asp?PRID=1089293&amp;amp;OrderInSession=1&amp;amp;Mn=3&amp;Mu=-13&amp;amp;SID=b990db35-46fa-8fb3-1a1e-f38bc6437cf7&amp;TTL=220220060043&amp;amp;amp;amp;Origin=FnacAff&amp;Ra=-1&amp;amp;To=0&amp;Nu=3&amp;amp;UID=07da2b21f-9d7e-2089-0f84-da096e45a4a3&amp;amp;Fr=0"&gt;Nevermore&lt;/a&gt; de Hjotsberg, qui mettra en scène Doyle enquêtant lui-même aux côtés de Houdini dans une atmosphère très Baker street. A lire : c'est très très bien foutu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://images.scotsman.com/2005/06/30/doyleb.jpg" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quitte à causer reprise, je vous abandonne ce soir avec une guitare qui brûle et un zigue comme l'enfer. S'appelle Nashville Pussy. Le morceau est &lt;a href="http://muscu.free.fr/Musique/Nashville_Pussy_-_High_as_Hell/Nashville%20Pussy%20-%20High%20as%20Hell%20-%2017%20-%20Highway%20to%20Hell.mp3"&gt;là&lt;/a&gt; (vous reconnaîtrez sans doute) et l'album en vrai &lt;a href="http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/B0007QCIDY/qid=1140479750/sr=8-1/ref=sr_8_xs_ap_i1_xgl/403-9977108-1038043"&gt;ici&lt;/a&gt; pour 11€. Album génial.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14026866-114047994704713831?l=abricotnoir.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://abricotnoir.blogspot.com/feeds/114047994704713831/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14026866&amp;postID=114047994704713831' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14026866/posts/default/114047994704713831'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14026866/posts/default/114047994704713831'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://abricotnoir.blogspot.com/2006/02/sherlock-et-nashville.html' title='Sherlock et Nashville'/><author><name>totagata</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01426997913041997285</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14026866.post-113985625513456636</id><published>2006-02-13T19:13:00.000+01:00</published><updated>2006-02-13T21:00:12.360+01:00</updated><title type='text'>Alatriste</title><content type='html'>&lt;img src="http://www.fantasticfiction.co.uk/images/n27/n139525.jpg" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce n'est pas pour me vanter, mais je viens de dévorer coup sur coup les trois dernières aventures du capitaine Alatriste, transcrites par le sieur Perez-Reverte. Et c'est génial.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je connaissais surtout l'auteur pour ses polars "contemporains" de bonne tenue. L'un de ses bouquins, le &lt;a href="http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/2253076562/qid=1139855437/sr=8-1/ref=sr_8_xs_ap_i1_xgl/402-9362075-0201738"&gt;Club Dumas&lt;/a&gt;, a d'ailleurs été adapté au cinoche par Polanski, qui en a (mal) fait un nanar fantastico-érudico-policier : &lt;a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=20391.html"&gt;La neuvième porte&lt;/a&gt;. L'adaptation en question est fort médiocre : la fin est modifiée, des gros plans inutiles et répétés sur l'actrice principale (&lt;span class="link1"&gt;Emmanuelle Seigner, expressive comme une palourde creuse) ralentissent régulièrement le fil narratif et Depp dort. Passez donc votre chemin et allez droit au livre, qui vaut son pesant de pépites.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alatriste, c'est autre chose. Les trames se déroulent au temps de la grande Espagne : le Madrid crasseux et magnifique de 1620 avec le &lt;a href="http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/2020837951/qid=1139857440/sr=8-1/ref=sr_8_xs_ap_i1_xgl/171-6309689-3962665"&gt;Gentilhomme au pourpoint jaune&lt;/a&gt;, encore habillé de fiers hidalgos, de moines inquisiteurs et de nénettes à mantilles et vertugandin ; les Flandres déchirées par les guerres incessantes et l'&lt;a href="http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/2020606550/qid=1139857526/sr=8-8/ref=sr_8_xs_ap_i8_xgl14/171-6309689-3962665"&gt;Amérique&lt;/a&gt; au loin pour faire bonne mesure. Les aventures du bonhomme sont contées par son valet de l'époque, parsemées de quatrains de Quevedo ou de Lope de la Véga - souvenirs rêvés d'une époque enfuie, mélange de nostalgie et de violence, d'amours traîtres et de fierté crâne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://www.geocities.com/ao1617/AiresurLys.JPG" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De mon point de vue, c'est le récit sur le siège de &lt;a href="http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/2020413957/qid=1139857526/sr=8-11/ref=sr_8_xs_ap_i11_xgl14/171-6309689-3962665"&gt;Bréda&lt;/a&gt; qui reste le meilleur des trois récits. La réalité de la guerre est racontée par le menu - cruelle, absurde, simplement héroïque aussi. L'un des meilleurs bouquins que j'ai pu lire sur le sujet, batailles napoléoniennes et tranchées de 14 y compris ; un genre de leçon de sale vie, une abîme entrevue. Les descriptions des petits matins hollandais, surtout, m'ont paru ahurissantes de réalisme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://www.nohayrosasinespina.com/imagenes/full/c_rodaje_alatriste.jpg" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Niveau buzz, j'ai appris par ailleurs qu'un film était prévu sur le capitaine, avec &lt;a href="http://www.allocine.fr/personne/fichepersonne_gen_cpersonne=14369.html"&gt;Morgenstern &lt;/a&gt;dans le rôle. Le &lt;a href="http://www.fox.es/trailers/alatriste-11015/132/"&gt;trailer&lt;/a&gt; parait prometteur. Affaire à suivre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour ce soir, on va tournicoter aux alentours de l'époque. Je vous propose un morceau magnifique, l'&lt;a href="http://abricotnoirblogspot.free.fr/bach%20-%20Track01.mp3"&gt;intro de la Passion selon Saint-Jean&lt;/a&gt;, de Bach - que vous pourrez retrouver &lt;a href="http://www.fnac.com/Shelf/article.asp?PRID=1097299&amp;OrderInSession=1&amp;amp;Mn=3&amp;SID=3da9a57b-caed-4107-3574-f924dbaf74e8&amp;amp;amp;TTL=140220062025&amp;Origin=FnacAff&amp;amp;Ra=-29&amp;To=0&amp;amp;Nu=1&amp;UID=05c4a14bf-9562-a733-9acf-9525d8c51435&amp;amp;Fr=0"&gt;ici&lt;/a&gt; en intégrale, suivi d'&lt;/span&gt;&lt;span class="link1"&gt;un &lt;a href="http://ik.inf.unideb.hu/CantoArmonico/CD/Canto_Armonico_-_Buxtehude_-_Missa_Brevis_-_Kyrie_Gloria.mp3"&gt;Kyrie Gloria&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;span class="link1"&gt;de Buxtehude.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14026866-113985625513456636?l=abricotnoir.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://abricotnoir.blogspot.com/feeds/113985625513456636/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14026866&amp;postID=113985625513456636' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14026866/posts/default/113985625513456636'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14026866/posts/default/113985625513456636'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://abricotnoir.blogspot.com/2006/02/alatriste.html' title='Alatriste'/><author><name>totagata</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01426997913041997285</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14026866.post-113927275541560136</id><published>2006-02-07T00:07:00.000+01:00</published><updated>2006-02-07T01:39:15.490+01:00</updated><title type='text'>Du véridique en littérature</title><content type='html'>Reprise de souffle... J'aime beaucoup le projet posé par M'sieur l'&lt;a href="http://archicheap.blogspot.com/2006/01/avoir-la-chair-sans-verser-une-goutte.html"&gt;Imposture&lt;/a&gt; de faire inspiré, plutôt que sincère, honnête ou même transparent dans ses post. Me rappelle Gide, qui affirmait, non sans une certaine acidité, que l'on ne faisait pas de la littérature avec de bons sentiments.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://www.glbtq.com/images/spotlights/gide_249.jpg" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La vérité est en effet régulièrement réduite à une sotte question d'opportunité ou de coïncidences, de limite aussi - considérée en fait comme le parent pauvre de la réalité. C'est le charme des dandys et des symbolistes. C'est l'apanage des naïfs. De fait, en littérature, la sincérité est une question de style et uniquement de style. Il y a un passage magnifique dans &lt;a href="http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/2070376842/qid=1139268184/sr=8-1/ref=sr_8_xs_ap_i1_xgl/402-8104146-7670566"&gt;Enfance&lt;/a&gt; de Sarraute, où elle confie avoir pressenti dans un même élan, non seulement l'incroyable potentiel que le sujet d'une rédaction lui accordait, mais encore l'indifférence totale à la véracité du récit que la réussite même du sujet appelait. Confier ceci dans une autobiographie est charmant. Le père Rousseau doit encore s'en retourner dans ses fougères.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est toujours amusant à ce propos de constater que les quelques lycéens que j'ai été amené à croiser, toutes moralités confondues, ont toujours connu le même sentiment de trahison lors de la découverte de cette reconstruction du réel par l'auteur, re-création pourtant substituée à grand peine au monde quotidien. Le travail de l'écrivain, la collecte minutieuse des indices du "faire-vrai", bref la littérature dans son oeuvre leur apparait sitôt comme une mauvaiseté, un crime, un attentat ; un peu comme le labeur mal-intentionné d'un journaliste dévoyé. Quant à l'autofiction, n'en parlons pas. Notez que cela ne dure pas. La stupeur une fois passée, le pacte autobiographique entre le lecteur et l'auteur est présenté dans leurs dissertations et commentaires comme une basse ruse, au mieux la marque d'une candeur aveugle. Le genre biographique devient à leurs yeux un mensonge, comme le reste. Tout passe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://www.augustins.org/images/photos/08_098_200.jpg" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On sait depuis Socrate que les artistes ne nous racontent en général ce que nous pouvons entendre, s'arrêtant souvent pour cela aux seules apparences. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle on a exigé si longtemps de l'art qu'il réponde à des codes précis, permettant de le reconnaitre effectivement comme tel et de le distinguer au passage du simulacre. Dans notre belle société médiatique, le journalisme a ceci de particulier qu'il superpose la réalité et sa retranscription. Mieux, c'est cette même transcription qui conditionnera au final notre rapport au réel. Que sais-je en réalité - par moi-même - du délabrement des pyramides, de la politique vénézuélienne ou de la grossesse d'Angelina Jolie?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Suivant ce raisonnement, le journalisme serait aujourd'hui la part invisible de l'art littéraire, visant à raconter les choses du réel tout en se substituant pour partie à elles, par opposition à la littérature dont ce ne serait en fait guère le sujet. Comme quoi les journalistes trompent mieux que les écrivains - tout ça pour ça.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour finir en beauté, un morceau magnifique, propre à démarrer toute journée digne de ce nom : Billie Holiday interprétant &lt;a href="http://www.gsalles.com/storage/Music/Billie%20Holiday%20-%20All%20of%20Me.mp3"&gt;All Of me&lt;/a&gt;. Vous m'en direz des nouvelles.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14026866-113927275541560136?l=abricotnoir.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://abricotnoir.blogspot.com/feeds/113927275541560136/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14026866&amp;postID=113927275541560136' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14026866/posts/default/113927275541560136'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14026866/posts/default/113927275541560136'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://abricotnoir.blogspot.com/2006/02/du-vridique-en-littrature.html' title='Du véridique en littérature'/><author><name>totagata</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01426997913041997285</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14026866.post-113849454518750641</id><published>2006-01-28T23:35:00.000+01:00</published><updated>2006-01-29T02:29:28.220+01:00</updated><title type='text'>Punk is dead</title><content type='html'>&lt;img src="http://www.cultkanaal.nl/Muziek/johnnyrotten.jpg" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai passé une bonne partie de ma jeunesse à tenter fébrilement de ne pas penser comme tout le monde (je n'ai pas trop réussi, mais j'ai quand même essayé longtemps).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce curieux principe avait des origines multiples : lectures brouillonnes, chansons punk, sottise alentours... Je vivais ma vie sans moi, l'esprit ailleurs. J'enfilais de la biographie comme on prend le métro, me laissant tirer de station en station, sans vraiment compter les arrêts, le nez plongé dans un bouquin. Reprenant pied parfois, je ne prenais garde alors qu'à refuser, à "penser contre" et ce, contre quoi que ce soit. Le punk était ainsi pour moi une posture, tout comme la volonté : c'était le refus, ou plutôt la transgression. Le refus de tout.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://www.inst-jeanvigo.asso.fr/ac/ac_saison2005_2006/images/un%20enfant%20dans%20la%20foule.jpg" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne suis plus vraiment punk aujourd'hui. Les quelques derniers que je croise encore dans les rues m'exaspèrent même, depuis que j'ai remarqué n'en rencontrer désormais dans le sud QUE dans les villes riches, comme Montpellier ou Aix. Marseille est par exemple singulièrement pauvre en keupons - sinon le quartier de la Plaine, mais ce n'est plus vraiment Marseille déjà. L'attitude punk me parait aujourd'hui stérile, presque complaisante, comme une colère inutile par essence. Le rock est une valeur de droite, après tout. En bref, faut trouver autre chose.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour moi, il me reste l'esprit volatil et le goût du refus, mais je ne supporte plus les convictions dégagées ou les retraits de la vie politique. 2002 aurait du balancer un électrochoc dans la vie politique du pays, genre engagement de chacun : c'est le contraire qui s'est produit, c'est-à-dire l'apparition d'un mélange d'individualisme méfiant et de crainte passive devant les forces politiques en présence. Déjà une résolution molle se fait jour : il y aura forcément au second tour un candidat de la droite dure, seul apte à tenir un discours cohérent sur la sécurité, pardon l'insécurité du pays !! D'autres suivront. Gageons-le, ce sera bientôt le retour de la bonne et juste pensée - celle que l'on attend de nous en haut lieu pour lutter contre le frontalement national, les importations chinoises et les tsunamis. A ne pas confondre toutefois avec la pensée unique vilipendée par notre ministre de l'intérieur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://img.timeinc.net/time/europe/magazine/2005/0704/sarkozy.jpg" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le refus pousse sur la norme comme une fleur sur du fumier.  La révolte reviendra : il suffit de pousser encore un petit peu la porte, juste un petit peu, comme disait Léo. En attendant, sur les gonds, c'est nous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Du punk old school, il restera toujours l'héritage, remarquez... les vieilles lunes d'une rage passée. Je vous recase ce soir, histoire de, quelques belles tentatives façon 1980 au menu. En entrée, Master of Ceremony, &lt;a href="http://www.chez.com/catacombs/jencul.mp3"&gt;Gogol&lt;/a&gt; face à son public, suivi du &lt;a href="http://abricotnoirblogspot.free.fr/V%20-%20L%e9o.MP3"&gt;Léo&lt;/a&gt; des VRP et &lt;a href="http://ludwigvon88.propagande.org/demo/04.%20ludwig%20von%2088%20-%20houlala%20la%20d%e9mo%20-%20pololop.mp3"&gt;Pololop&lt;/a&gt; des Ludwig von. Cela rappellera leurs belles années à certains. Ceci en éveillera peut-être quelques autres ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A propos, si vous êtes tentés de votre côté par un coup d'oeil sur le petit monde de la rue - la vraie rue, celle des clodos et de la misère, tapez du côté des &lt;a href="http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/2266129899/qid=1138491574/sr=8-1/ref=sr_8_xs_ap_i1_xgl/403-4981811-9420452"&gt;Naufragés&lt;/a&gt; de Declerck, un livre immense. Attention, c'est brut de décoffrage.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14026866-113849454518750641?l=abricotnoir.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://abricotnoir.blogspot.com/feeds/113849454518750641/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14026866&amp;postID=113849454518750641' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14026866/posts/default/113849454518750641'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14026866/posts/default/113849454518750641'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://abricotnoir.blogspot.com/2006/01/punk-is-dead.html' title='Punk is dead'/><author><name>totagata</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01426997913041997285</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14026866.post-113803151899014366</id><published>2006-01-23T16:51:00.000+01:00</published><updated>2006-01-23T16:51:59.246+01:00</updated><title type='text'>Bruxelles, Barbara et vrac</title><content type='html'>&lt;img src="http://blogsimages.skynet.be/images/000/008/117_vaches%20bruxelles.jpg" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Petit reste d'une virée à Bruxelles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La plupart des chansons de Brel prennent une densité, une lucidité inattendue quand on fréquente un peu attentivement les rues de Bruxelles. Ses bourgeois se cachent toujours derrière les portes de belles auberges, cernés de boiseries et de tableaux de petits maîtres. Les paumés du petit matin remontent à 5h la Toison d'Or en griffant les murs, tandis que Jeff et son poteau dorment saoûls sur le quai de la station Louise. Les prolos 2006 se serrent dans le tramway jaune et bleu, la vie moderne reprend son cours pour une nouvelle journée. C'est le &lt;a href="http://aufgelesen.blogspot.com/tango.mp3"&gt;Tango funèbre&lt;/a&gt;. Mine de rien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rebelote. J'ai déjà passé pas mal de temps à chercher des vieux restes de la période "chanteurs à textes", qui s'étire entre 1950 et 1965. Planquée sur des disques noirs. Vautrée sous une pile de vieux bouquins. Je me suis ainsi constitué un petit folklore à moi, des cafés-concert de Montmartre aux caves enfumées à la Brassens. Indices de rien, réservés aux initiés... La photo noir et blanc d'une amie qui se marre en compagnie de Colpi et Picasso. Le plaisir de recroiser le piano de l'Ecluse en question, sur lequel tapotèrent tout autant Barbara, Ferré ou le Gainsbarre jeune (lequel piano dort anonyme sous les annuaires au bistrot Le Vert anglais à Montpellier, si ça vous chauffe).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://francois.faurant.free.fr/a_ecluse/ecluse_1.jpg" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bruxelles, c'était cette fois l'occasion de chercher sur Ixelles et quelques alentours les traces de la belle &lt;a href="http://www.passion-barbara.net/"&gt;dame en noir&lt;/a&gt;, qui y avait ouvert il y a 50 ans une petite salle, sans grand succès par ailleurs. Barbara, c'était d'abord une écriture exceptionnelle, féminine en diable. La beauté de ses textes reste aujourd'hui intacte et c'est toujours une vraie baffe de les redécouvrir. Pour les thèmes, on y rencontre en priorité la nostalgie, ainsi que le bel amour (jamais mièvre, jamais plat, jamais déteint) ou la difficulté de vivre. Que des choses humaines, quoi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle greffait sur le baratin une voix longtemps magnifique, qu'elle a cependant perdue peu à peu (sans doute l'un des drames majeurs de sa vie) et ses derniers albums ne laissent guère pressentir le timbre cristallin qu'elle connaissait à vingt ans. La félicité des premiers albums n'est d'ailleurs guère plus approchée aujourd'hui que par une &lt;a href="http://julnour.blogspot.com/"&gt;Juliette&lt;/a&gt; en verve.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vous confie un chef d'oeuvre, qui s'appelle &lt;a href="http://abricotnoirblogspot.free.fr/B-drouo.mp3"&gt;Drouot&lt;/a&gt;. On peut le trouver &lt;a href="http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/B00000G5VA/qid=1138031152/sr=8-1/ref=sr_8_xs_ap_i1_xgl/402-2202548-7323366"&gt;là&lt;/a&gt; et ça s'écoute la nuit. Suite du voyage la prochaine fois.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14026866-113803151899014366?l=abricotnoir.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://abricotnoir.blogspot.com/feeds/113803151899014366/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14026866&amp;postID=113803151899014366' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14026866/posts/default/113803151899014366'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14026866/posts/default/113803151899014366'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://abricotnoir.blogspot.com/2006/01/bruxelles-barbara-et-vrac.html' title='Bruxelles, Barbara et vrac'/><author><name>totagata</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01426997913041997285</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14026866.post-113693880089867570</id><published>2006-01-11T00:25:00.000+01:00</published><updated>2006-01-11T01:20:01.176+01:00</updated><title type='text'>Les chiens</title><content type='html'>&lt;img src="http://e-testigosdejehova.com/articulos/images_articulos/default_image_lobos_feroces.jpg" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les chiens se battent sur Berlin, à Paris, dans la rue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est un chômeur qui se vend à genoux parmi les rayons de Carrefour. C'est un demandeur d'asile qui redormira ce soir avec les clodos de la Madrague, à Marseille-la-peine. C'est la table en bois doré du Vietnam sur laquelle on fera la meilleure marge - taxes comprises. Cinquante tonnes de choux-fleurs devant la préfecture, comme une chiure sur la cravate, comme un trois minutes au 13 heures. Famine au Niger. C'est la forteresse Europe qui lève ses murs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un vieux président qui souffre dans le poste ; un vieux président qui souffle dans le poste. La censure dort sous les vracs d'oeillets. La télé roupille, vaguement réveillée par les hurlements des meutes de loups dans les trains... Il y a Ségolène qui passe devant François.  Il y a Sarko qui repasse. Il y a un extrait du passage de Raffarin chez Drucker, daté de 10 ou 15 ans, plus encore, pompidolien en diable. La France dort. Il y a Maigret sur la 2. Dans la rue, les chiens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2006 s'annonce sourire. 2006 se chante sur TF1. 2006 s'annonce hypocrite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Heureusement qu'il y a &lt;a href="http://blogpop.hautetfort.com/archive/2006/01/09/macha-ne-sois-pas-triste.html"&gt;Blog Pop&lt;/a&gt; qui gratte et &lt;a href="http://www.wxy.nl/EXT2/musique/Music/Songs/tino%20rossi%20-%20mediterranee.mp3"&gt;Tino&lt;/a&gt; qui chante.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14026866-113693880089867570?l=abricotnoir.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://abricotnoir.blogspot.com/feeds/113693880089867570/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14026866&amp;postID=113693880089867570' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14026866/posts/default/113693880089867570'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14026866/posts/default/113693880089867570'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://abricotnoir.blogspot.com/2006/01/les-chiens.html' title='Les chiens'/><author><name>totagata</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01426997913041997285</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14026866.post-113507184318189950</id><published>2005-12-20T10:15:00.000+01:00</published><updated>2005-12-20T10:44:03.240+01:00</updated><title type='text'>trois enterrements et une naissance</title><content type='html'>&lt;img src="http://www.cbo-boxoffice.com/full/p9747.jpg" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vu le film "&lt;a href="http://www.troisenterrements.com/"&gt;trois enterrements&lt;/a&gt;" avant-hier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bizarrement je m'attendais à autre chose, mais moins bien : un western mexicain, ou bien peut-être un apparenté au "Bonbon, El Perro" croisé il n'y a pas si longtemps. Un truc avec de la poussière, des petites pépés latinos, des chevaux et des 4x4... Du ciné à la sud-américaine, un peu crasseux et très noir, peut-être du type "Amours chiennes".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ben non. C'est en fait une pièce montée, gagnant en finesse et en beauté au fur et à mesure que l'on grimpe les étages.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le petit moins, c'est que le film a au moins trois périodes distinctes, et quatre ou cinq intrigues parallèles. Cela nous donne au final beaucoup de pistes à suivre ; autant de miettes balancées en vrac au niveau de la narration et de la chronologie, et de scènes qui ne seront jamais résolues (ça fait très jeune auteur, c'est touchant quand on se remémore la tête du réalisateur). A vrai dire, ça sent le cuting à pleine lame.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le petit plus, c'est que la direction d'acteur est impeccable. Et que cette fameuse histoire en pièce montée trouve un rythme magnifique, lorsque le foisonnement d'intrigues s'atténue. Les personnages sont vraiment bien tenus et la scène finale... Ah ben, c'est une vraie scène finale : pas celle qu'on attendait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://gjoachim.club.fr/imagesmx/tommy_lee_jones.jpg" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne connaissais pas grand chose de Tommy Lee Jones acteur (c'est toujours le cas d'ailleurs) en dehors de ses prestations de flic MIB. Je pense par contre que le réalisateur vaut son pesant de cacahouètes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Accessoirement, c'est génial, courrez-y vite.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14026866-113507184318189950?l=abricotnoir.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://abricotnoir.blogspot.com/feeds/113507184318189950/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14026866&amp;postID=113507184318189950' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14026866/posts/default/113507184318189950'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14026866/posts/default/113507184318189950'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://abricotnoir.blogspot.com/2005/12/trois-enterrements-et-une-naissance.html' title='trois enterrements et une naissance'/><author><name>totagata</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01426997913041997285</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14026866.post-113489831698768239</id><published>2005-12-18T08:27:00.000+01:00</published><updated>2005-12-18T10:41:17.333+01:00</updated><title type='text'>C'est tout dans la tête</title><content type='html'>&lt;img src="http://www.humnet.ucla.edu/web/elma/Vera/Moliere/Malade/images/daumier-malade.jpg" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Réduction, appauvrissement, tristesse... &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Spinoza"&gt;Spinoza&lt;/a&gt; avait des mots particulièrement justes pour décrire la maladie dans son &lt;a href="http://bdsweb.tripod.com/fr/eth/ethica.htm"&gt;Ethique&lt;/a&gt;. Précisons que le bonhomme avait eu auparavant l'occasion d'appréhender attentivement son sujet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Faute de lumière, de santé ou de soleil, l'hiver charmant me pousse chaque mi-décembre à chercher derechef dans la lecture des oeuvres du maître une vague consolation, ne serait-ce même qu'un sens éphémère à cet arrêt de vie imbécile, à cette suspension interminable qu'est la maladie. Le médicament n'est pas en lui-même une réponse : il n'est qu'une annulation. Quant à reprendre ces vieilles rengaines minables, "la faute à pas-de-chance", le hasard ou tout autre déterminisme du pauvre... ce n'est guère le genre de la maison.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://www.sijmen.nl/filo/philoimages/spinoza.jpg" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Du coup, paf : Spinoza et l'Ethique III, que je ne désespère pas de savoir à force par coeur, à défaut de la comprendre pour de bon. La thèse du bonhomme - liée à mille autres, mais c'est assez fréquent, voire logique, chez lui - est que la maladie ne serait ni une malédiction, ni même un phénomène prévisible et partant évitable par nous à force d'attentions ; au contraire,&lt;br /&gt;elle serait chaque fois l'équivalent d'une &lt;span style="font-style: italic;font-size:100%;" &gt;passion triste&lt;/span&gt;. C'est-à-dire, en clair, d'une affectation (la passion est au XVIIème le fait d'être "dominé par" quelque chose qui nous échappe), et plus précisément, d'une affectation corruptrice, voire destructrice.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous agissons face à elle en aveugle, du fait de notre nature trop finie, trop bornée, incapable de saisir l'ampleur du rapport auquel nous sommes versés, ni même d'où le coup va venir. Plus grave, cette affectation n'est pas un rapport neutre, elle est au contraire un mauvais mélange entre nous et un ou plusieurs intervenants extérieurs, lequel mélange non seulement diminue notre part dans ce monde, mais encore décompose notre cohérence interne. Ce coup de froid me fait cracher mes tripes à chaque seconde. Nous passons à moins de perfection, selon le mot suave de Spinoza.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La tristesse, cela signifie en fait pour lui : la réduction, voire la destruction de notre petit système physique, physiologique, moral et autre, suite à une mauvaise rencontre. En bref, un &lt;span style="font-style: italic;"&gt;moins-vivre&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://film.onet.pl/_i/film/a/amelia/g/g28.jpg" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'intérêt de cette théorie, c'est que les passions tristes ne fonctionneraient donc pas qu'au niveau corporel, ou même intellectuel. C'est même toute notre appréhension du réel qui est chaque fois bousculée par la passion triste. La philosophie spinoziste reconnait ainsi des causes à la tristesse aussi diverses que la haine, la crainte, la mélancolie, ou encore, la pomme d'Adam et Eve - la plus mauvaise rencontre qu'il soit. De toute façon, c'est au final l'ensemble de notre être qui sera affecté, d'une façon ou d'une autre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La cerise, c'est que le fait d'appréhender ou d'identifier ce fameux rapport décomposant nous aide bien souvent à le reformuler autrement, voire à le stabiliser ou le guérir. Notre corps reconnait parfois le virus qui passe, notre intellect fait des bilans. Cela marche pour certains microbes et quelques vieilles amours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La lecture de l'&lt;a href="http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/208070057X/qid=1134897108/sr=1-3/ref=sr_1_11_3/403-0078591-3651603"&gt;Ethique&lt;/a&gt; est vraiment dure au premier abord et je vous déconseille d'y aller brut de décoffrage - par contre, c'est vrai que ça vaut réellement le détour. Je ne connais personne qui y soit resté indifférent. Il existe néanmoins de superbes intros dans les &lt;a href="http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/2130463657/qid=1134897178/sr=1-1/ref=sr_1_8_1/403-0078591-3651603"&gt;cours&lt;/a&gt; d'histoire de la philosophie de Bergson . C'est plus cher, mais ça couvre dix auteurs et c'est selon moi mille fois supérieur au &lt;a href="http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/2020550768/qid=1134897244/sr=1-1/ref=sr_1_10_1/403-0078591-3651603"&gt;Monde de Sophie&lt;/a&gt;. Et puis il y aussi les &lt;a href="http://www.webdeleuze.com/php/liste_texte.php?groupe=Spinoza"&gt;cours&lt;/a&gt; de Deleuze (un autre grand maladif devant l'Eternel), en téléchargement libre, qui nous prouvent chaque fois que l'intelligence rend beau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lecture parallèle de circonstances, j'ai dégotté un chef d'oeuvre : ça s'appelle "&lt;a href="http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/2070314626/qid=1134896570/sr=8-2/ref=sr_8_xs_ap_i2_xgl14/403-0078591-3651603"&gt;Morts imaginaires&lt;/a&gt;" de Schneider et ça grille le papier en lettres de feu pour 8€. Comment peut-on aussi bien écrire ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour finir avec le sourire, une &lt;a href="http://www.schmoof.com/mp3/sweetchildomine.mp3"&gt;reprise&lt;/a&gt; sidérante des guns par Smoof, découvert il y a quelques temps dans ce coin. Ecoutez bien jusqu'à la fin, et tenez-vous au chaud.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14026866-113489831698768239?l=abricotnoir.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://abricotnoir.blogspot.com/feeds/113489831698768239/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14026866&amp;postID=113489831698768239' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14026866/posts/default/113489831698768239'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14026866/posts/default/113489831698768239'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://abricotnoir.blogspot.com/2005/12/cest-tout-dans-la-tte.html' title='C&apos;est tout dans la tête'/><author><name>totagata</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01426997913041997285</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14026866.post-113417650235692992</id><published>2005-12-10T01:50:00.000+01:00</published><updated>2005-12-10T15:35:42.046+01:00</updated><title type='text'>La vie, c'est comme une chaise</title><content type='html'>&lt;img src="http://www.skjstudio.com/doisneau/images/rd4.jpg" /&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="text-align: justify; color: rgb(102, 255, 153); font-family: trebuchet ms;font-family:lucida grande;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;La vie, c’est comme une chaise.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="text-align: justify; color: rgb(102, 255, 153); font-family: trebuchet ms;font-family:lucida grande;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Les gens passent devant moi, en m’observant du coin de l’œil. Ils mesurent discrètement l’écart de mes pieds sur le sol, la largeur de mes bras, et puis mon maintien, aussi. Tout fait sens, n’est-ce pas ? Il y a des hommes de paille. Il y en a qui font dans le velours. Il y en a des avec le bois tout nu.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="text-align: justify; color: rgb(102, 255, 153); font-family: trebuchet ms;font-family:lucida grande;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Moi, j’ai l’air d’une grande chaise anglaise – je veux dire : sèche et droite, le dossier étroit et haut. J’ai ça dans le ton, d’ailleurs. J’articule méticuleusement chaque syllabe. Et puis, j’ai les bras un peu raides.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  style="color: rgb(102, 255, 153); font-family: trebuchet ms;font-family:lucida grande;" class="MsoBodyText2"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Ça ne me nuit pas, cependant. J’ai un certain succès ; plus que d’autres. Comment ça se passe, comment vous dire ? Il y a du mouvement. Tout d’un coup, quelqu’un, une femme par exemple, ralentit et me regarde plus attentivement. Elle me dévisage – m’envisage. Parfois, rien. D’autres fois, prenant un prétexte quelconque, elle s’arrête. C’est très fort, cette femme qui stoppe au milieu de la foule. C’est à ce moment-là que je la remarque. Elle ne reste d’ailleurs pas longtemps immobile, parce que les autres la bousculent. Sortant du passage, elle s’approche de moi. Je la détaille à mon tour. Elle a l’air bien ancrée dans le réel : elle a de belles jambes – longues et solides à la fois. Elle est un peu forte, mais c’est un avantage. J’ai toujours aimé les assises rondes. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"  style="text-align: justify; color: rgb(102, 255, 153); font-family: trebuchet ms;font-family:lucida grande;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Enfin, je veux dire…C’est très sexuel, cet exemple. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;span style="color: rgb(102, 255, 153); font-family: trebuchet ms;font-family:lucida grande;font-size:100%;"  &gt;Donc, cette femme s’approche. Elle prend un air de rien, naturellement. Elle passe derrière moi et sa main me frôle. Soudain, elle tire mon dossier et s’assied sur moi. La vivacité du geste me prend souvent de court. On a beau s’y attendre, on n’y croit pas vraiment avant. On se dit qu’on rêve, ou que ça va foirer. Vous savez bien. Mais là, non. C’est simple, c’est évident. Elle me donne tout. Ma main glisse sous ses cheveux. Elle bascule vers moi et m’embrasse sans tendresse, à pleine bouche. Une torsion s’échappe de ses hanches, qui remonte ses flancs et lui déchire les épaules, avant de me saisir tout entier et de nous souder, plus fortement encore, dans un arc sombre et précieux. Le temps s’arrête. Puis elle se redresse et se blottit contre moi de tout son long. J’ai ses cheveux dans les yeux, mais je ne dis rien. Parce que c’est précieux, ces moments-là. &lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14026866-113417650235692992?l=abricotnoir.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://abricotnoir.blogspot.com/feeds/113417650235692992/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14026866&amp;postID=113417650235692992' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14026866/posts/default/113417650235692992'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14026866/posts/default/113417650235692992'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://abricotnoir.blogspot.com/2005/12/la-vie-cest-comme-une-chaise.html' title='La vie, c&apos;est comme une chaise'/><author><name>totagata</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01426997913041997285</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14026866.post-113329259767194856</id><published>2005-11-29T19:19:00.000+01:00</published><updated>2005-11-29T20:32:21.060+01:00</updated><title type='text'>La grande Monique</title><content type='html'>&lt;img src="http://www.lechatnoir.free.fr/images/photos/personnes/frehel_03.jpg" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des ogres &lt;a href="http://renaudsechan.free.fr/Les%20Ogres%20De%20Barback%20-%20Buffalo%20d%e9bile%20%28rare%29.mp3"&gt;reprenant&lt;/a&gt; le père Renaud, qui lui-même s'était fendu en 1980, bien avant son &lt;a href="http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/B000007WIC/qid=1133289711/sr=1-1/ref=sr_1_10_1/403-6774156-7182830"&gt;Brassens&lt;/a&gt;, d'un &lt;a href="http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/B000007WY2/qid=1133289675/sr=8-1/ref=sr_8_xs_ap_i1_xgl/403-6774156-7182830"&gt;album de reprises&lt;/a&gt; bien foutues... La chanson réaliste a connu ces dernières années un retour assez inattendu, vêtue d'accordéon nu-tendance et de guitare tzigane. Elle semblait pourtant bien morte et enterrée, la pauvre enfant. Les chansons déchirantes d'Edith Piaf étaient reprises en choeur par la Star'Ac, vidées de toutes leurs larmes à grands renforts de projecteurs et de chorégraphies kameloualiennes. &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Marie-Louise_Damien"&gt;Damia&lt;/a&gt; et &lt;a href="http://www.ramdam.com/art/f/frehel_bio.htm"&gt;Fréhel&lt;/a&gt; ne s'échangeaient plus que sous le manteau, murmurant pour les initiés. Paris crevait de lumière et de superficialité. Inattendu, qu'on vous dit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On pourrait être tenté de trouver l'apothéose publicitaire de ce retour en grâce dans l'album de reprises de Bruel. On aurait tort : ce dernier se consacre non à la chanson réaliste, mais à la variété de l'entre-deux guerres, dont la candeur et l'insouciance nous paraissent aujourd'hui bien étranges quand on songe au contexte politique d'alors. Je vous en ai déjà touché un mot Dieu sait où : vous avez une très belle collection des originaux de ces titres chez M'sieur Galmel et ses &lt;a href="http://perso.wanadoo.fr/philippe.galmel/index_mp3.html"&gt;lumières&lt;/a&gt;. C'est un peu comme poser un disque de Stone et Charden à côté d'une intégrale  Béranger. Notez que le contraste a son charme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://www.musicweb-international.com/film/2001/June01/MauriceChevalier.jpg" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le truc, c'est que ce revival a laissé de côté un pur morceau de voix, qui fit les beaux jours des cabarets Rive gauche en habillant toute la poésie de l'époque. &lt;a href="http://gastoncoute.free.fr/monique_morelli.htm"&gt;Monique Morelli&lt;/a&gt; chanta en effet Villon, Leopardi et Ronsard comme personne. Elle cassa un brin du Mac Orlan et de l'Aragon (de mon goût, avec moins de bonheur que Ferré, mais bon... c'était Ferré). J'avais croisé il y a longtemps un page sur elle, faite par son fils, mais google version 2005 n'a pas su me la retrouver, fût-ce en cache. Petite biographie, petits souvenirs... Elle méritait cependant un bel hommage : sa voix forte avait porté les textes les plus difficiles avec une intelligence magnifique, faisant revivre avec passion les peurs de François et la beauté des roses de Ronsard.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://www.brassens.sud.fr/galerie98.jpg" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De cette grande dame, que vous apercevez ci-dessus avec du beau linge, je vous refile en contrebande la &lt;a href="http://abricotnoirblogspot.free.fr/Villon%20-%20ballade%20du%20concours%20de%20Blois.mp3"&gt;Ballade du concours de Blois&lt;/a&gt;, la première chanson que j'ai entendu d'elle et celle qui m'a le plus marqué. La folie est là ; vous m'en direz des nouvelles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si vous mordez au fruit étrange, le panier vous attendra peut-être un jour dans ce &lt;a href="http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/B000000GBY/qid=1133291757/sr=8-6/ref=sr_8_xs_ap_i6_xgl15/403-6774156-7182830"&gt;coin&lt;/a&gt;.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14026866-113329259767194856?l=abricotnoir.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://abricotnoir.blogspot.com/feeds/113329259767194856/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14026866&amp;postID=113329259767194856' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14026866/posts/default/113329259767194856'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14026866/posts/default/113329259767194856'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://abricotnoir.blogspot.com/2005/11/la-grande-monique.html' title='La grande Monique'/><author><name>totagata</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01426997913041997285</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14026866.post-113309854776299766</id><published>2005-11-27T13:53:00.000+01:00</published><updated>2005-11-28T07:43:47.213+01:00</updated><title type='text'>Esprit curieux</title><content type='html'>&lt;img src="http://www.art-memoires.com/lmter/l5254/53bewappersboccace.jpg" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Petit tour des potins de l'abricot.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Côté audio,&lt;br /&gt;SOUL : l'&lt;a href="http://awfulthom.com/archives/2005_11_01_awfulthom_archive.html"&gt;affreux Tom&lt;/a&gt; vient de taper sa première année avec un post assez génial (même pour les difficiles de l'âme), rempli jusqu'à la gorge de titres à pleurer, rire ou baiser follement. A tenter donc ;-)&lt;br /&gt;SIXTIES : j'ai gavé le bord droit de links rétro 60, toutes de très bonnes adresses côté Drouot et mini. Je vous en avais déjà indiqué &lt;a href="http://abricotnoir.blogspot.com/2005/08/revue-de-presse-blog.html"&gt;ici&lt;/a&gt;. On frise la totale, sortez le vichy !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://www.dustygroove.com/images/products/g/gall_france_babypop%7E%7E_101b.jpg" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;BLABLA : j'ai enfin récupéré l'&lt;a href="http://www.oto-nom.org/deleuze/abecedaire/"&gt;abécédaire&lt;/a&gt; de Deleuze, chez un internaute éclairé. Même farine, les lectures d'&lt;a href="http://www.incipitblog.com/index.php"&gt;Incipit&lt;/a&gt; sont vraiment agréables à suivre et surtout diversifiées au possible. Béni soit-il! Le savoir aux remparts!&lt;br /&gt;Au fait, connaissez-vous &lt;a href="http://blog.wfmu.org/freeform/mp3s/index.html"&gt;WFMU&lt;/a&gt; ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Côté autre chose,&lt;br /&gt;je cherchais depuis longtemps quelques blogs consacré à l'actualité artistique, si possible avec des fils RSS. Le &lt;a href="http://blabla.blog.lemonde.fr/blabla/"&gt;blablablog&lt;/a&gt; et les &lt;a href="http://lunettesrouges.blog.lemonde.fr/lunettesrouges/"&gt;lunettes&lt;/a&gt; sont vraiment bien foutus (par exemple, jetez un oeil aux trois post de ce dernier sur &lt;a href="http://lunettesrouges.blog.lemonde.fr/lunettesrouges/2005/11/rubens_1.html"&gt;Rubens&lt;/a&gt;, bien tournés). J'ai également chopé un RSS sur l'&lt;a href="http://www.cite-sciences.fr/francais/ala_cite/science_actualites/sitesactu/breves.php?langue=fr"&gt;actualité scientifique&lt;/a&gt;, à la fois à mon niveau et en français - très précieux, donc :-)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vous causerai prochainement de perspective et d'existentialisme. C'est tout pour aujourd'hui, bon week.&lt;br /&gt;Pour finir en musique, les &lt;a href="http://www.miss-l.kiev.ua/music/Rachmaninov%20Preludes%20%28Richter%29%2010.mp3"&gt;Préludes&lt;/a&gt; de Rachmaninov, M'sieur Richter aux commandes. On peut le retrouver à l'identique et en mieux &lt;a href="http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/B00005B7P5/qid=1133160056/sr=8-6/ref=sr_8_xs_ap_i6_xgl15/402-9884202-6572929"&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14026866-113309854776299766?l=abricotnoir.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://abricotnoir.blogspot.com/feeds/113309854776299766/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14026866&amp;postID=113309854776299766' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14026866/posts/default/113309854776299766'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14026866/posts/default/113309854776299766'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://abricotnoir.blogspot.com/2005/11/esprit-curieux.html' title='Esprit curieux'/><author><name>totagata</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01426997913041997285</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14026866.post-113305053936238181</id><published>2005-11-26T23:30:00.000+01:00</published><updated>2005-11-27T01:17:09.756+01:00</updated><title type='text'>le piano et la loi des séries</title><content type='html'>Ce n'est pas pour me vanter, mais ces temps-ci, je me suis remis au piano.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://www.scena.org/lsm/sm4-6/images/CD-Philips-4568922.jpg" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai en effet eu la chance de tomber sur une compil de &lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;&lt;a href="http://www.abeilleinfo.com/dossiers/dossier.php?nomdossier=wild&amp;rg=1&amp;amp;tit_dos=Ivory%20Classics"&gt;Earl Wild&lt;/a&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 255, 255);"&gt;, qui m'a conquis dès le premier morceau. La dite compil est sortie dans une grande série parue autour de l'an 2000, qui se nommait à ce propos "&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 255, 255);font-size:100%;" &gt;&lt;span class="sans"&gt;Les Grands Pianistes du XXème siècle&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 255, 255);" class="sans"&gt;"&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 255, 255);"&gt; et n'est d'ailleurs quasiment plus rééditée aujourd'hui - le titre de la série fait un peu ronflant, mais la plupart des albums qu'ils ont su construire illustrent admirablement la formule.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Earl Wild est un musicien un peu à part, une espèce de génie de la transcription pour piano. Cela a toujours été une tradition de se repiquer des plans d'un pingouin à l'autre - ajouts, emprunts de contrebande et variations diverses ; mais l'adaptation pure et dure est restée un exercice relativement peu prisé. Liszt et Rachmaninov s'étaient penchés sur le sujet, à leurs moments. Wild les a repris dans le détail. C'est pas mal aussi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur les variations et emprunts, je retrouve actuellement cette curieuse loi des séries, qui veut que tout nouvel ouvrage parcouru trouve aussitôt des résonnances dans les quatorze bouquins le précédant. J'ai eu droit il y a quelques mois à une succession involontaire (et relativement pénible) de trames autour du saint-Graal (&lt;a href="http://www.alapage.com/-/Fiche/Livres/2266144340/?id=23431133045220&amp;donnee_appel=ALAPAGE&amp;amp;fulltext=Da%20Vinci%20code&amp;sv=X_L"&gt;Da Vinci code&lt;/a&gt; naturellement, suivi du &lt;a href="http://www.alapage.com/-/Fiche/Livres/2070300889/?id=23431133045220&amp;amp;donnee_appel=ALAPAGE&amp;fulltext=Iacobus&amp;amp;sv=X_L"&gt;Iacobus&lt;/a&gt; et du &lt;a href="http://www.alapage.com/-/Fiche/Livres/2266139118/?id=23431133045220&amp;donnee_appel=ALAPAGE&amp;amp;fulltext=Cercle%20magique&amp;sv=X_L"&gt;Cercle magique&lt;/a&gt; de Neville, plus quelques 10/18 policiers). Me revoilà ces derniers temps aux prises avec un même bégaiement à propos du Masque de fer, commencé avec le médiocre film du même nom trimballant notre Depardiou national, poursuivi en littérature avec le dernier &lt;a href="http://www.alapage.com/-/Fiche/Livres/2702481086/?id=23431133045220&amp;amp;donnee_appel=ALAPAGE&amp;fulltext=L%20enfant%20au%20masque&amp;amp;sv=X_L"&gt;Dieudonné Langlet&lt;/a&gt; de Bouin, un Voltaire &lt;a href="http://www.alapage.com/-/Fiche/Livres/2253086967/?id=23431133045220&amp;donnee_appel=ALAPAGE&amp;amp;fulltext=voltaire%20si%E8cle&amp;sv=X_L"&gt;historien &lt;/a&gt;et le &lt;a href="http://www.alapage.com/-/Fiche/Livres/2877064670/?id=23431133045220&amp;amp;donnee_appel=ALAPAGE&amp;fulltext=au%20royaume%20des%20ombres&amp;amp;sv=X_L"&gt;troisième tome des aventures du Comte d'Espalungue&lt;/a&gt;, côté Montheillet. Chacun y va au passage derechef de sa réponse : c'est une femme, un frère caché du roi, un valet d'ambassadeur, ou encore un agent double passé au triple...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://www.cyranodebergerac.fr/img_stoc/cape_epee/zMasque-americain-1.jpg" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le pire est que ces séries n'apparaissent qu'&lt;span style="font-style: italic;"&gt;a posteriori&lt;/span&gt;, tandis que nos lectures ne se croisent que par hasard ou au mieux, par opportunité (j'avais par exemple longtemps cherché ce nouvel ouvrage de Philippe Bouin, qui avait fait chez Hamy de très bons polars, avant de passer en loucedé au Masque et je n'ai découvert son livre que par chance). Ces coïncidences ne paraissent probables, voire inévitables, qu'une fois que nous les avons rencontrées. Trop tard, en somme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Faites mon Dieu que j'échappe encore quelques temps aux turqueries et autres razzias sur la lointaine Stamboul !! Ne me refaites pas traverser une énième fois la guerre d'Espagne et la chute de Madrid !&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.abeilleinfo.com/dossiers/dossier.php?nomdossier=wild&amp;rg=1&amp;amp;tit_dos=Ivory%20Classics"&gt; &lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14026866-113305053936238181?l=abricotnoir.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://abricotnoir.blogspot.com/feeds/113305053936238181/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14026866&amp;postID=113305053936238181' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14026866/posts/default/113305053936238181'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14026866/posts/default/113305053936238181'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://abricotnoir.blogspot.com/2005/11/le-piano-et-la-loi-des-sries.html' title='le piano et la loi des séries'/><author><name>totagata</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01426997913041997285</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14026866.post-113249386347053424</id><published>2005-11-20T13:14:00.000+01:00</published><updated>2005-11-20T23:32:29.993+01:00</updated><title type='text'>A le recherche des élites</title><content type='html'>&lt;img src="http://www.spanisharts.com/history/del_impres_s.XX/arte_sXX/imagenes/warhol.jpg" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un article assez rigolo d'&lt;a href="http://impunite-zero.blogspot.com/2005_11_01_impunite-zero_archive.html"&gt;Interprétations diverses&lt;/a&gt; comparait les audiobidules à des machines à Hype... C'est possible (et sans doute regrettable, en fait). Le Hype, le dandysme aussi sont les facettes d'un même héritage : le mépris de la masse, l'horreur pour la démocratie et surtout pour l'égalité. La recherche de l'élégance, de la rareté, de l'idéal qui hantait le XIXème en trimballait déjà les fondamentaux. La vraie question, c'est en fait une histoire de niveau : s'agit-il de se distinguer ou bien de se rendre supérieur?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le vieux &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Platon"&gt;Platon&lt;/a&gt; avait balancé quelques réflexions sur le sujet il y a déjà 2300 ans. Lesquelles idées ressemblaient à cela (c'est Platon qui attaque) : &lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-family: georgia;font-size:100%;" &gt;« N'est-ce pas le désir insatiable de ce que la démocratie regarde comme son bien suprême qui perd cette dernière ? &lt;p face="times new roman" align="justify"&gt;- Quel bien veux-tu dire ?&lt;/p&gt; &lt;p face="times new roman" align="justify"&gt;- La liberté, répondis-je. En effet, dans une cité démocratique, tu entendras dire que c'est le plus beau de tous les biens, ce pourquoi un homme né libre ne saura habiter ai!leurs que dans cette cité (...). Or (...) n'est-ce pas 1e désir insatiable de de ce bien, et l'indifférence pour tout le reste, qui change ce gouvernement et le met dans l'obligation de recourir à la tyrannie ? (.. ). Lorsqu'une cité démocratique, altérée de liberté trouve dans ses chefs de mauvais échansons, elle s'enivre de ce vin pur au delà de toute décence; alors, si ceux qui la gouvernent ne se montrent pas tout à fait dociles et ne lui font pas large mesure de liberté, elle les châtie (...). Et ceux qui obéissent aux magistrats, elle les bafoue et les traite d’hommes serviles et sans caractère. Par contre elle loue et honore, dans le privé comme en public, les gouvernants qui ont l'air de gouvernés et les gouvernés qui prennent 1'air de gouvernants. N'est-il pas inévitable que dans une pareille cité l'esprit de liberté s'étende à tout ? (...). Qu'il pénètre, mon cher, dans l'intérieur des familles, et qu'à la fin l'anarchie gagne jusqu'aux animaux ? (..). Or, voici le résultat de tous ces abus accumulés ? Conçois-tu bien qu'ils rendent l'âme des citoyens tellement ombrageuse qu’à moindre apparence de contrainte ceux-ci s'indignent et se révoltent ? Et ils en viennent à la fin, tu le sais plus s'inquiéter des lois écrites ou non écrites, afin de n'avoir absolument aucun maître.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;- Je ne le sais que trop, répondit-il.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;- Eh bien ! mon ami, c'est ce gouvernement si beau et si juvénile qui donne naissance à la tyrannie ».&lt;/p&gt; &lt;/span&gt;&lt;img src="http://www2.uibk.ac.at/philosophie/platon-aristoteles.jpg" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La tyrannie d'aujourd'hui, ainsi née de la vieille démocratie, c'est la société de consommation : une tyrannie sans maître, dont l'apparence et l'originalité sont les cerbères. Les &lt;a href="http://www.casseursdepub.net/"&gt;publicités &lt;/a&gt;géantes sur les murs sont les nombreux portraits dont les dictateurs ornaient les murs de la cité. Je me sens révolté chaque fois que j'aperçois, m'étant égaré dans un surpermarché Carrrefour, ce slogan imparable, ornant fièrement le dos de chaque employé de la sainte maison : "puis-je vous aider à consommer?" Je parlais plus haut de dictature ; bienvenue au palais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://dropd.com/issue/29/VIFF/hype.jpg" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dès lors, croire que la branchitude - le groupe inconnu dont trois mp3 circulent sur la toile et que seules 22 personnes connaissent - est une lutte contre ce régime n'est pas absurde, c'est naïf. Les mêmes armes, utilisées non plus pour la possession mais pour l'orgueil : la guérilla n'utilise-t-elle pas les mêmes balles que l'armée régulière, fût-ce au nom d'autres idéaux? La diffusion via blogs a ses charmes, prions qu'elle demeure modeste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai trouvé par hasard cette &lt;a href="http://stillermann.com/3pm/20050929/sexpistols-lanarchiepourleuk.mp3"&gt;version&lt;/a&gt; en français d'Anarchy in the UK, tirée d'une vieille &lt;a href="http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/B000025IQA/qid=1132493070/sr=8-11/ref=sr_8_xs_ap_i11_xgl74/402-8048032-1759357"&gt;BO&lt;/a&gt;. Et je vous abandonne sur ce.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;PS : La bonne nouvelle sans rapport, c'est que Caubère va venir taper début janvier l'intégrale de "l'homme qui danse" sur Marseille et que moi je serai dans la salle. Et vous?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14026866-113249386347053424?l=abricotnoir.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://abricotnoir.blogspot.com/feeds/113249386347053424/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14026866&amp;postID=113249386347053424' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14026866/posts/default/113249386347053424'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14026866/posts/default/113249386347053424'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://abricotnoir.blogspot.com/2005/11/le-recherche-des-lites.html' title='A le recherche des élites'/><author><name>totagata</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01426997913041997285</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14026866.post-113152080235578572</id><published>2005-11-09T08:13:00.000+01:00</published><updated>2005-11-09T08:22:03.050+01:00</updated><title type='text'>Tout le monde ne sait pas</title><content type='html'>&lt;img src="http://www.homme-moderne.org/plpl/n2-3/ardisson.gif" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Juste une petite brève, récoltée sur le site de &lt;a href="http://denis.feldmann.club.fr/blog.htm"&gt;Feldman&lt;/a&gt;, à propos d'une rencontre entre &lt;span style="font-size:130%;"&gt;Salman&lt;br /&gt;Rushdie&lt;/span&gt; et &lt;span style="font-size:130%;"&gt;Sami Naceri&lt;/span&gt; chez le tape-à-l'oeil &lt;span style="font-size:130%;"&gt;Ardisson&lt;/span&gt;...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Extrait de l'édito de Philippe Val dans le Charlie-Hebdo du 2 novembre 2005:&lt;br /&gt;&lt;i&gt; ...Ardisson a donc reçu Salman Rushdie dans son émission "Tout le monde en parle", diffusée sur France 2 il y a deux semaines... Rushdie qui vit en Angleterre, n'a aucune idée de qui est Ardisson. Il est envoyé par son éditeur pour parler de son livre. Il s'y rend naïvement comme à une émission littéraire. Or Ardisson a jugé intelligent d'inviter en même temps Sami Naceri, l'acteur de "Taxi" connu pour ses opinions délicates, ses moeurs raffinées et ses convictions islamiques. Sous la baguette de chef d'orchestre d'Ardisson, tout s'est passé, au fond, comme prévu. Sami Naceri, en mimant le geste, a dit à Salman Rushdie que si un imam lui donnait de l'argent pour le tuer, il n'hésiterait pas à lui tirer une balle dans la tête. Salman Rushdie s'est alors levé, a retiré son oreillette, puis il est parti en disant qu'il ne remettrait plus les pieds dans une émission de télévision française. L'émission n'est pas en direct. Les séquences violentes et infamantes ont été coupées au montage, et, jusqu'à aujourd'hui, rien ne filtre du scandale qui s'est déroulé en coulisse, en présence de Gérard Darmon et de Véronique Samson. Cela s'est passé sur une chaine du service public. A part un entrefilet dans le Parisien et une citation dans un article de Marianne, silence général. Personne n'est au courant. Ardisson va bien, merci. Et tout le monde continuera à aller vendre ses petites affaires chez lui, puisqu'il fait vendre. Et même si l'on sait, on fait semblant de ne pas savoir, pour pouvoir continuer à jouir du privilège d'y paraître.&lt;br /&gt;Sami Naceri continue à signer des autographes à ses groupies, et il sera sans doute encore la vedette de Taxi 30. Et tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes des assassins possibles. Aucun débat n'a eu lieu. Et plus que tout, c'est cette indifférence criminelle qui fait peur. Et qui donne envie d'agir. LA MOINDRE DES CHOSES SERAIT QUE L'ON ECRIVE MASSIVEMENT AU PRESIDENT DU CSA, DOMINIQUE BAUDIS, TOUR MIRABEAU, 39 QUAI ANDRE CITROEN, PARIS 75739, pour lui demander quelle suite il compte donner à cette histoire qui nous engage tous, puisqu'il s'agit du service public que nous finançons collectivement...&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour moi, encore beaucoup de colère : vous en pensez quoi, VOUS ?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14026866-113152080235578572?l=abricotnoir.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://abricotnoir.blogspot.com/feeds/113152080235578572/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14026866&amp;postID=113152080235578572' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14026866/posts/default/113152080235578572'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14026866/posts/default/113152080235578572'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://abricotnoir.blogspot.com/2005/11/tout-le-monde-ne-sait-pas.html' title='Tout le monde ne sait pas'/><author><name>totagata</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01426997913041997285</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14026866.post-112645723722191044</id><published>2005-09-11T17:52:00.000+02:00</published><updated>2005-09-11T18:47:17.260+02:00</updated><title type='text'>Ivanhoé au placard</title><content type='html'>&lt;img src="http://www.gerenzanoforum.it/photogallery_scuola/scuola15.jpg" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est assez amusant : la plupart des blogs dont je vous refile les liens à droite se sont refaits une beauté pour la rentrée. Des résolutions plein les fouilles, les compteurs remis à zéro et les esgourdes gavées de nouveaux morceaux... Pour moi, c'est exactement le contraire :)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La rentrée m'a bien attrapé, solidement arrimé à l'estrade. Je me suis replongé dans les séquences, les manuels spécimens et les BLED bleu-blanc... Le professorat est une course de fond, n'est-ce pas? La grande nouveauté de l'année sera une classe de cinquième - je n'en avais jamais eu. ça m'a donné l'occasion de me replonger dans quelques textes sur le Moyen-âge, type Roman de Renard ou Camelot.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://www.deboekenplank.nl/naslag/aut/s/img/scott_w_ivanhoe_jjb046.jpg" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peut-être ne le savez-vous pas ? Il en existe une floraison ahurissante d'éditions préalablement raccourcies pour les jeunes classes. Une fois révisé, Ivanhoé descend à 90 pages caractère 14. On triture l'adverbe, on expurge la description jugée trop complexe... Par contre, on s'aperçoit au premier coup d'oeil que sa belle distribution, le chevalier sus-nommé, Rebecca ou encore son père, le vieux Isaac, présente toujours les mêmes caractères subtils : le héros est anglais, la fille aux cheveux noirs est belle et donc innocente, son père Isaac demeure enfin le même barbon, toujours aussi cupide et opportuniste parce que c'est ainsi que Sir Walter Scott nous le présentait et que ce serait trahir l'oeuvre que de nous le présenter ainsi, sinon sous les traits d'un boutiquier londonien. Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. Nos enfants sauront bien faire la part des choses, si le prof fait bien son job.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai eu l'occasion récemment de relire une conférence de Barthes, dans laquelle il faisait une critique terrible de la littérature, qu'il assimilait à un produit formaté pour l'enseignement, plutôt qu'à une pratique vivante ou même à un vecteur de sentiments. La littérature dont il dénoncait les méfaits était un produit officiel, le reliquat convenu d'une &lt;span style="font-style: italic;"&gt;certaine &lt;/span&gt;histoire de la littérature - somme de chiffres, de mouvements, de  grands noms et de censures diverses.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://www.entropic-empire.com/journal/030207_feu_barthes.jpg" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La démarche qui consiste à proposer encore Ivanhoé et son idéologie de merde en programme de cinquième trouve probablement son origine dans une nostalgie apparentée pour les grands romans d'aventure du XIXème. Problème : nulle censure pour son antisémitisme.Je prends un équivalent en rapport avec l'esclavage : connaissez-vous encore le nom d'un seul auteur qui ait clairement défendu la pratique de l'esclavage? Aristote parlait par exemple de &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Esclavage"&gt;cheptel humain&lt;/a&gt;, le brave homme : cela me semble avoir disparu de nombre de ses commentaires. La censure nous taille des héros sur pied, suivant ses élections. Disons-le autrement : Le code noir est honteux, le portrait du vieil Isaac est pittoresque. Merci l'école.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14026866-112645723722191044?l=abricotnoir.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://abricotnoir.blogspot.com/feeds/112645723722191044/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14026866&amp;postID=112645723722191044' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14026866/posts/default/112645723722191044'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14026866/posts/default/112645723722191044'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://abricotnoir.blogspot.com/2005/09/ivanho-au-placard.html' title='Ivanhoé au placard'/><author><name>totagata</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01426997913041997285</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14026866.post-112501175597606324</id><published>2005-08-25T23:32:00.000+02:00</published><updated>2005-08-30T01:06:53.723+02:00</updated><title type='text'>Les pochettes de Papa</title><content type='html'>&lt;img src="http://www.metal-integral.com/images/sexy5.jpg" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je viens de dégotter un site ahurissant par le biais du dénommé &lt;a href="http://jediscajedisrien.blogspot.com/"&gt;Pierre&lt;/a&gt; : LA compilation de pochettes kitch dont tout amateur de vinyl a toujours rêvé. Accrochez-vous les yeux, c'est par &lt;a href="http://45toursnazes.free.fr/TopPochettes.htm"&gt;là&lt;/a&gt;. (Perso, mes préférés restent sans nul doute &lt;a href="http://45toursnazes.free.fr/50Mordan.jpg"&gt;celui-ci&lt;/a&gt; et &lt;a href="http://45toursnazes.free.fr/50Pitty.jpg"&gt;celui-là&lt;/a&gt;.)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En cherchant un chouia, j'ai également croisé cette petite &lt;a href="http://blog.deepsound.net/?2005/03/20/38-pochettes-de-disques"&gt;compilation&lt;/a&gt;, qui n'est pas sans me rappeler les innombrables compilations des années 80, toujours ornées de quelques pin-ups brushées en body fluo.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://mredon.free.fr/pochettes%20pourries/33.jpg" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus qu'une négation, le &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Kitch"&gt;Kitsch&lt;/a&gt; est une anomalie, la soudaine mise à distance d'un réseau de symboles convenus par la survenue d'un nouvel univers symbolique. Lors de cette rupture, l'esprit qui animait l'époque précédente n'est pas détruit : il est rendu dérisoire. C'est le ridicule qui entraîne la passation des modes, et non la disparition de leurs acteurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En fait, le kitsch n'existe pas en soi : c'est un regard transversal, une transition entre deux états. Il n'existe que pour nous, au travers de notre présent et de ses préjugés. Laideur, imbécillité, arrogance ou encore peur... le ridicule nous renvoie en creux à nos propres épouvantails.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://www.radiolibre.net/images/top50207artp6-7-8n006.jpg" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Du coup, les chanteurs démodés et actrices disparues que l'on croise au fil des pages de ce &lt;a href="http://www.bide-et-musique.com/"&gt;site&lt;/a&gt; en viennent presque à nous toucher par la fragilité de leur destin. Deux pas en arrière : l'attention, voire parfois l'affection que nous portions un jour à l'une ou l'autre n'était-elle pas sincère ? Ce n'est pas avec de la pitié, mais avec de l'intérêt que l'on se les remémore et que l'on prend rapidement de leurs nouvelles. Il font partie de notre histoire, au même titre que la vieille cousine ou le dentiste, au fond. Dès lors, la méchanceté de certains commentaires paraît facile à balancer à ces nouveaux inconnus, un peu comme une condamnation trop tardive : cela la rend presque gênante à lire. Découverte du soir : le kitch est un travail de réhabilitation de la mémoire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En écoute, ce soir, imperméable au kitsch, au temps qui passe et aux conflits internes du PS comme aux changements de pape, &lt;a href="http://www.salientminds.com/topten/music/MC5%20-%20Kick%20Out%20The%20Jams%20%28Uncensored%29.mp3"&gt;Kick out the Jam&lt;/a&gt; des MC5.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14026866-112501175597606324?l=abricotnoir.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://abricotnoir.blogspot.com/feeds/112501175597606324/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14026866&amp;postID=112501175597606324' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14026866/posts/default/112501175597606324'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14026866/posts/default/112501175597606324'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://abricotnoir.blogspot.com/2005/08/les-pochettes-de-papa.html' title='Les pochettes de Papa'/><author><name>totagata</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01426997913041997285</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14026866.post-112495598342717010</id><published>2005-08-25T08:46:00.000+02:00</published><updated>2005-08-25T22:07:41.550+02:00</updated><title type='text'>Pleins d'images</title><content type='html'>&lt;img src="http://ptritten.club.fr/bd/exdavo.jpg" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On trouve souvent une rupture flagrante dans les arts narratifs (cinéma, Bd, romans, etc...) entre le fond et la forme. En Europe, nombre de dessinateurs de BD ont ainsi une patte magnifique, qui reste condamnée à être ligotée par des histoires maison de petits bras. Les rares exceptions s'en tirent souvent avec l'aide de Pierre ou Paul - lesquels scénaristes sont de toute façon encore plus rares. Peu d'indépendance à plein rendement, au final. Pour un Hergé, pour un Franquin (qui d'ailleurs s'inspirait pas mal chez Delporte ou Jidéhem, je crois...), combien de navets parcourus, épuisés, essorés, en 15mn chrono?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Davodeau fait partie des rares rescapés bien autonomes. Son dessin tient la route (c'est vrai que ça pêche parfois par là chez certains - en aparté, on entend : Menu de l'Association! Menu de l'Association!) et ses histoires sont MA-GNI-FIQUES. Je viens de me balancer coup sur coup 3 albums et tous sont époustouflants : &lt;a href="http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/2800135395/qid=1124953976/sr=8-1/ref=sr_8_xs_ap_i1_xgl/171-1837194-8860230"&gt;Chute de Vélo&lt;/a&gt;,  &lt;a href="http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/2840552159/qid=1124953976/sr=8-7/ref=sr_8_xs_ap_i7_xgl14/171-1837194-8860230"&gt;Le Réflexe de survie&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/2840557290/qid=1124953976/sr=8-8/ref=sr_8_xs_ap_i8_xgl14/171-1837194-8860230"&gt;Ceux qui t'aiment&lt;/a&gt;...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://houbahop.chez.tiscali.fr/interviews/Davodeau1/Da02.jpg" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est un raconteur, plus qu'un styliste. Il a de grands moments, notamment dans ses cases silencieuses (les "blancs" d'un dialogue, par exemple) ; mais c'est d'abord la proximité qu'il crée avec ses personnages qui épate. Il tient ses paumés, ses flics ou ses vieux avec une densité chaque fois ahurissante. La comédie de moeurs avance généralement de pair avec une histoire solide, souvent polar ou dramatique : &lt;a href="http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/2840551489/qid%3D1124954628/171-1837194-8860230"&gt;Quelques jours avec un menteur&lt;/a&gt;, dont sont extraites les deux planches qui suivent, est un incontournable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://echbd.free.fr/ECHBD/images/MENTEUR_01_100.jpg" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://echbd.free.fr/ECHBD/images/MENTEUR_02_100.jpg" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il s'attaque à tout : milieu du foot, trafic de télévisions ou vacances de famille... Le zigue a même commis un album en forme de reportage journalistique avec notre Bové national ; ça s'appelle &lt;a href="http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/2840555832/qid%3D1124954921/171-1837194-8860230"&gt;Rural&lt;/a&gt;. Ce n'est pas son meilleur opus, mais l'objet est assez surprenant, catégorie ODNI. C'est plutôt militant, ça reste très crédible, très ouvert à un néophyte ou un indifférent. A mon avis, c'était un peu le bout du chemin, la limite à trouver. Je crois qu'il est reparti depuis sur de la BD plus classique. A suivre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vous refile en lien une petite &lt;a href="http://houbahop.chez.tiscali.fr/interviews/Davodeau1/GA1.html"&gt;interview&lt;/a&gt; bien foutue : vous ferez votre idée par vous-mêmes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Côté Zic,  mes Dieux du moment, moitié sympho-rock, moitié marche mortuaire : &lt;a href="http://www.brainwashed.com/godspeed/"&gt;Godspeed You Black Imperor&lt;/a&gt;, avec le morceau "&lt;a href="http://anon.salon.speedera.net/anon.salon/mp3s/godspeed010703.mp3"&gt;Rockets Fall on Rockets Fall&lt;/a&gt;", que l'on peut trouver sur l'album Yanqui U.X.O., disponible &lt;a href="http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/B00006RJ1J/qid=1124955454/sr=8-1/ref=sr_8_xs_ap_i1_xgl/171-1837194-8860230"&gt;ici&lt;/a&gt;. C'est violent, noir, on dirait Orphée en marche.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14026866-112495598342717010?l=abricotnoir.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://abricotnoir.blogspot.com/feeds/112495598342717010/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14026866&amp;postID=112495598342717010' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14026866/posts/default/112495598342717010'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14026866/posts/default/112495598342717010'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://abricotnoir.blogspot.com/2005/08/pleins-dimages.html' title='Pleins d&apos;images'/><author><name>totagata</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01426997913041997285</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14026866.post-112452403351937153</id><published>2005-08-20T08:59:00.000+02:00</published><updated>2005-08-21T19:12:52.406+02:00</updated><title type='text'>Revue de presse Blog</title><content type='html'>&lt;img src="http://www.image-ouverte.com/web_stages/photos/495%5B1%5D.jpg" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est l'automne, les sites ressuscitent :)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Petit tour d'horizon des blogs, au retour de la plage. Du sable dans les esgourdes (ça ferait un chouette intitulé), le clavier plein de nouvelles lettres, les palmes au pieds et la démarche à l'envers. J'ai appris récemment &lt;a href="http://impunite-zero.blogspot.com/2005/08/requiem-pour-un-audioblog.html"&gt;ici&lt;/a&gt; que le principe des audioblogs allaient bientôt se retrouver questionné dans les pognes de la &lt;a href="http://www.sacem.fr/"&gt;SACEM&lt;/a&gt;. Dépêchez-vous donc, la récolte ne durera peut-être pas très longtemps. A propos, vous connaissez &lt;a href="http://latordue.lvdtime.com/les_choses_de_rien/paroles/les_rats.htm"&gt;La Tordue&lt;/a&gt;?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'ab', les sons :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Côté occident, il y a le &lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;a href="http://docteurgonzo.blogspot.com/"&gt;Père Gonzo&lt;/a&gt;&lt;/span&gt; qui ressort de la maternité avec pas mal de polichinelles dans les cagettes (plus de mots, plus de sons sous mauvaises influences, ce qui ouvre pas mal de perspectives) et la &lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;a href="http://your-gran-ma.blogspot.com/"&gt;Gran-Ma&lt;/a&gt;&lt;/span&gt; (très rock, très très rock).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un peu au sud, un peu à l'est, un peu partout, le site incontournable reste &lt;a href="http://thiswomencoil.blogspot.com/"&gt;This women coil&lt;/a&gt;, consacré aux voix de nanas pas connues - je sais, je l'ai déjà mis à droite, mais c'est pas une raison : cela reste une directive d'utilité publique. Sinon, bien au sud, il y a ce chouette &lt;a href="http://mattgy.net/music/"&gt;site &lt;/a&gt;spécialisé dans la Zic Africa. Les articles sont bien foutus - ce qui manque souvent dans le créneau et les liens brassent pas mal. Chauffe... Chauffe...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si vous voulez fouiller par vous-mêmes, ce &lt;a href="http://tofuhut.blogspot.com/"&gt;site&lt;/a&gt; exceptionnel propose en lien un quasi-annuaire de l'essentiel - nuit blanche assurée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Second, les z'images :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://www.bbc.co.uk/birmingham/music/2004/03/libertines/libertines_270.jpg" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A tout seigneur, tout honneur : celui dont le nom (et le lien) reviennent un peu partout, c'est &lt;a href="http://cliptip.blogspot.com/"&gt;Cliptip&lt;/a&gt;. J'ai découvert cet aprèm qu'il avait un petit frère franco de paire, nommé &lt;a href="http://supe-r-aitte.blogspot.com/"&gt;Superette&lt;/a&gt;. Tous deux balancent essentiellement dans le revival rock New-York/Londres et parfois dans l'électro. C'est tendance et ça puntche. Perso, je trouve à l'usure que ça se ressemble néanmoins parfois un peu trop ... couloir MTV, New York Dolls à droite, amplis Marshall de long... Mais bon, c'est le genre qui veut ça. Il y a des incontournés. L'histoire du rock n'est-elle pas une longue et unique resucée, parfois suffocante, d'un même lait, âpre et bien noir?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un peu plus loin dans le placard, j'ai dégotté aussi quelques sites bien rétros - mon petit péché mignon - spécialisé dans les scopitones et les années 50/60 &lt;a href="http://www.scopitones.blogs.com/"&gt;ici&lt;/a&gt; et &lt;a href="http://bedazzled.blogs.com/bedazzled/"&gt;là&lt;/a&gt;. Cette semaine, on peut encore y capter un délicieux Nougaro de derrière les fagots. Un pote est en train de me convertir au &lt;a href="http://vulcain.lamediatheque.be/jazz/Q15_52.HTM"&gt;Doo-Wop&lt;/a&gt;, c'est tout dire. Je vous dirais si je trouve un blog sur le sujet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://previewct.com/binary/101405-273-1/music_pic-580.jpeg" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En lien cette semaine, une douceur à vous faire crever, une voix sortie de nulle part : Chet Baker et sa &lt;a href="http://nonline.net/%7Ealan/Chet%20Baker%20-%20Chet%20Baker%20%28My%20Funny%20Valentine%29%20-%2001%20-%20My%20Funny%20Valentine.mp3"&gt;Funny Valentine&lt;/a&gt;.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14026866-112452403351937153?l=abricotnoir.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://abricotnoir.blogspot.com/feeds/112452403351937153/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14026866&amp;postID=112452403351937153' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14026866/posts/default/112452403351937153'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14026866/posts/default/112452403351937153'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://abricotnoir.blogspot.com/2005/08/revue-de-presse-blog.html' title='Revue de presse Blog'/><author><name>totagata</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01426997913041997285</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14026866.post-112410634455838394</id><published>2005-08-15T13:34:00.000+02:00</published><updated>2005-08-15T13:45:44.636+02:00</updated><title type='text'>Les Ordis sont des cons</title><content type='html'>&lt;img src="http://www.kleptography.com/images-pumpkinpatch/crw_3071.jpg" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai toujours été intrigué par les créations aléatoires faites par des ordinateurs - l'aspect papiers-collés, limite patchwork. Le registre s'étend des parties de jeux divers, type Ages of Empire, aux blog fantômes, type &lt;a href="http://paoidhdjsde5.blogspot.com/"&gt;celui-ci&lt;/a&gt; ou &lt;a href="http://dd34rtg34317.blogspot.com/"&gt;celui-là&lt;/a&gt;, compilation de mots d'appels, de pourcentages de recherche et autres conneries. Disposant de très peu de connaissances en programmation, je me dis qu'il doit y avoir une matrice, ou une sorte de moteur, à l'origine du phénomène. On lui file des infos et il se lance, comme tout le monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En elles-mêmes, ces créations ne sont probablement pas un mal : ça pourrait être un apport comme mille autres. Le vrai problème, en fait, c'est simplement leur manque d'originalité : malgré l'aspect aléatoire, cela reste d'abord issu d'une répétition, d'un déjà vu. C'est juste con - trop plat, trop fade. Cela rappelle la déjà vieille antienne : un programme est incapable de dire si un tableau est beau ou laid, voire même d'y reconnaitre une prétention artistique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://www.smartphonefrance.info/logos/boutique/310.gif" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'intelligence, ce n'est pas &lt;span style="font-style: italic;"&gt;que &lt;/span&gt;de la combinatoire. Si l'informatique permet aujourd'hui de faire des logiciels battant un champion du monde d'échecs ou de dames, précisément par la seule combinatoire (le dernier en date porté à ma connaissance s'appelait Fritz X3D) ; certains autres jeux de réflexion résistent encore totalement à la programmation. Par exemple, le jeu de Go : vous trouverez &lt;a href="http://lorl.free.fr/gosoc.htm"&gt;ici&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://www.math-info.univ-paris5.fr/%7Ebouzy/publications/AFIA92.article.pdf"&gt;là&lt;/a&gt; et &lt;a href="http://www.math-info.univ-paris5.fr/%7Ebouzy/publications/Flux-97.article.pdf"&gt;là&lt;/a&gt; un petit résumé de la question. Pour faire bref, disons que le meilleur programme de go correspond au niveau d'un joueur faible ou très très moyen - incapable de décider en tout cas une séquence sur le long terme. L'ordi ne sait que répéter et le go ne se répète jamais : il nécessite une adaptation - et donc une innovation - perpétuelle. Ce qui manque en réalité à la bestiole, c'est alors le sens de l'évaluation intuitive, le sens du stratégique et de la valeur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De fait, la satisfaction qui apparait au terme d'une partie de go s'apparente à la satisfaction d'un lecture, non à la résolution d'une addition. Tentez voir sur &lt;a href="http://kgs.kiseido.com/fr_FR/"&gt;KGS&lt;/a&gt; : ça rend heureux. Vous y croiserez en outre vraisemblablement un joueur médiocre et infatiguable : Gnugnubot est le jeune espoir au go de l'informatique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://kgs.kiseido.com/images/kgsLogo.png" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd'hui, un lien un peu spécial, la &lt;a href="http://www.incipitblog.com/go.php?http://incipitblog.free.fr/wp-content/www_incipitblog_com-20050709-YASUNARI_KAWABATA-Le_maitre_ou_le_tournoi_de_go.mp3"&gt;lecture&lt;/a&gt; de l'incipit d'un livre de Kawabata, justement consacré au go : Le Maître ou le tournoi de Go. Tchao.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14026866-112410634455838394?l=abricotnoir.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://abricotnoir.blogspot.com/feeds/112410634455838394/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14026866&amp;postID=112410634455838394' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14026866/posts/default/112410634455838394'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14026866/posts/default/112410634455838394'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://abricotnoir.blogspot.com/2005/08/les-ordis-sont-des-cons.html' title='Les Ordis sont des cons'/><author><name>totagata</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01426997913041997285</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14026866.post-112392277755050406</id><published>2005-08-13T10:27:00.000+02:00</published><updated>2005-08-13T10:48:26.086+02:00</updated><title type='text'>génération et progrès</title><content type='html'>Définir ce qui caractérise une génération a toujours été un problème complexe. En sciences humaines, on avait construit le concept opératoire de génération comme un laps de temps, une période de 25 ans - le temps d'être parent. Plus près de nous, en France, nous avons la génération 68 en mémoire, synonyme de jeunesse, ainsi que de révolte, de liberté sexuelle et de gauchisme prononcé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://recollectionbooks.com/bleed/images/France68/f13med.jpg" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En ces temps de progrès triomphant et de systématisation générale, on en vient cependant à associer chaque décennie à une génération propre : ce n'est plus la capacité de renouvellement démographique qui fait la génération, ce sont ses goûts et ses références culturelles ou politiques. Le meilleur exemple reste pour moi les chansons de &lt;a href="http://www.vincentdelerm.com/"&gt;Delerm&lt;/a&gt;, type &lt;a href="http://www.paroles.net/chansons/34685.htm"&gt;Les filles de 1973 ont trente ans&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelques paradoxes apparaissent dans cette situation : nous connaissons une époque arc-boutée sur l'avenir technologique et les possibles, et cela faisait pourtant longtemps que nous n'avions connu autant de nostalgie dans l'air (presse, pots-pourris TV, retape dans la mode). Plus rigolo, les tranches d'âges qui se cotoient dans les concerts de reggae, par exemple. Les plus anciens cherchent le riff de gratte type Bob Marley (qui reliait rock et reggae), les plus jeunes kiffent au contraire les basses énaurmes (pas loin du lounge ou de certains plans techno) : les uns et les autes n'écoutent en réalité pas la même chose, sans même s'en douter. Pour le dire autrement : les références culturelles se superposent les unes sur les autres, à travers les mêmes supports. Hegel nous causerait de &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Dialectique#La_dialectique_de_Hegel"&gt;dialectique&lt;/a&gt;, posant comme certain qu'il y a une avancée effective dans chaque transformation. C'est en fait toute la question.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://mclub.te.net.ua/images/alb/cover76_16612.jpg" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Deleuze avait une chouette image pour résumer tout ça : chaque volonté, chaque symbole, chaque désir forme une des trames de notre plan de réalité, un peu comme les fils d'une nappe. Lorsque deux idées se recouvrent et se donnent mutuellement une cohérence, une densité nouvelle, c'est un pli qui se forme. Le progrès, ce n'est donc pas une nouvelle nappe que l'on dresse un beau jour : c'est au contraire un redépliage permanent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La référence d'aujourd'hui est en fait un blog, qui propose, comme son &lt;a href="http://impunite-zero.blogspot.com/2005/07/lola-tout-prix.html"&gt;nom&lt;/a&gt; l'indique, de nombreuses versions de mêmes chansons à travers le temps. Et c'est pas mal :)&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14026866-112392277755050406?l=abricotnoir.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://abricotnoir.blogspot.com/feeds/112392277755050406/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14026866&amp;postID=112392277755050406' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14026866/posts/default/112392277755050406'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14026866/posts/default/112392277755050406'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://abricotnoir.blogspot.com/2005/08/gnration-et-progrs.html' title='génération et progrès'/><author><name>totagata</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01426997913041997285</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14026866.post-112344070882334703</id><published>2005-08-07T19:47:00.000+02:00</published><updated>2005-08-07T20:53:00.066+02:00</updated><title type='text'>Eclater un type d'Acadomia</title><content type='html'>Connaissez-vous Acadomia ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://www.leshoppingdamelie.com/upload//acadomia-100.gif" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous avez peut-être découvert leurs charmants encarts dans la presse, dominante vert acide, petite photo d'élève studieux : un VRAI prof à domicile, 50% de réduction d'impôts, blablabla. Et bien, derrière l'étudiant (dont les parents ont payé très cher pour le faire étudier, réduction ou pas), le prof souriant, c'est un peu moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'enseignement connait ces temps-ci un purulent abcès de libéralisme. Il se manifeste à travers une idéologie simple :&lt;br /&gt;1 - le savoir est un produit&lt;br /&gt;2 - l'élève est un client qui achète ce produit&lt;br /&gt;3 - il faut donc mettre en place une logique d'achat pour convaincre cet élève de devenir notre client, par exemple en le faisant renoncer à cette idée dépassée d'une gratuité de l'enseignement&lt;br /&gt;4 - Argument de fond : ce qui a de la valeur DOIT être cher. Corrélat : ce qui est gratuit est NUL.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'école privée a toujours tenu un certain niveau d'excellence de ses élèves, ne serait-ce qu'à travers le filtre des concours, lesquels restent similaires à ceux de l'enseignement public. Les cours privés, par contre, que ce soient Complétude, Ailite ou Acadomia, ne visent qu'à la rentabilité. Leur crédibilité reposent sur deux principes ; le premier étant que ce qui est cher est forcément bon (ça serait trop injuste sinon), le second demeurant la valeur de son professorat (disons : prestataires de services). Le chef des ventes s'appelle d'ailleurs un responsable pédagogique, pour faire &lt;span style="font-style: italic;"&gt;comme à l'école&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://www.couleurnewyork.com/photosfilms/Foule2.jpg" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'apparition d'un phénomène nouveau, les nombreux jeunes sur-diplômés au chômage, donnent une main d'oeuvre abondante à ces boîtes, qui essaiment partout en France. Malléables, transposables, mal payés - en gros, entre un 1/3 et la moitié de ce que paye la famille... Acadomia ne contrôle de toute façon JAMAIS le teneur des cours prodigués, tout durant que la famille ne se manifeste pas. A quoi bon tenter alors de débaucher de l'éducation nationale de VRAIS profs ? Réponse : le vrai but, la finalité, ce n'est pas de donner de vrais cours. Ce que la famille paye en réalité, c'est souvent une présence, presque une tutelle complémentaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En bonus, aujourd'hui, 5mn de douceur et de tristesse en provenance d'Afrique : la reprise de &lt;a href="http://stellamaris.vije.net/sons/ambiances/afrique/Ladysmith%20Black%20Mambazo%20-%20Homeless.wma"&gt;Homeless&lt;/a&gt; par Ladysmith Black Mambazo. On peut choper un Best of d'elle &lt;a href="http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/B0005FL8YC/qid=1123440585/sr=8-2/ref=sr_8_xs_ap_i2_xgl15/171-0065088-7667413"&gt;ici&lt;/a&gt; et ça vaut grave le détour. Tchao.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14026866-112344070882334703?l=abricotnoir.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://abricotnoir.blogspot.com/feeds/112344070882334703/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14026866&amp;postID=112344070882334703' title='9 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14026866/posts/default/112344070882334703'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14026866/posts/default/112344070882334703'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://abricotnoir.blogspot.com/2005/08/eclater-un-type-dacadomia.html' title='Eclater un type d&apos;Acadomia'/><author><name>totagata</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01426997913041997285</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>9</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14026866.post-112270891445418675</id><published>2005-08-06T14:07:00.000+02:00</published><updated>2005-08-06T14:14:38.223+02:00</updated><title type='text'>romans post-apocalyptiques : le retour</title><content type='html'>&lt;img src="http://barjaweb.free.fr/SITE/Biblio/pics/rav43xx.jpg" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je viens de tomber sur une &lt;a href="http://barjaweb.free.fr/SITE/ecrits/Ravage/inspir/rav_inspir.html"&gt;page&lt;/a&gt; consacrée aux "romans &lt;i&gt;(post-)apocalyptiques"&lt;/i&gt;, sur la trace de Barjavel et de son bouquin &lt;a href="http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/2070362388/qid=1122708188/sr=8-1/ref=sr_8_xs_ap_i1_xgl/402-1941149-7010563"&gt;Ravage&lt;/a&gt;. Je vous avais touché quelques mots de ce type d'histoire il y a quelques jours &lt;a href="http://abricotnoir.blogspot.com/2005/07/catastrophe-et-littrature.html"&gt;ici&lt;/a&gt;. Le bonhomme tente lui aussi une petite biblio non exhaustive, plus axée science-fiction, toutefois. Jetez-y un oeil.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'actualité nous porte en effet à renouer avec des angoisses qui se perdaient depuis la guerre froide : paranoia, loi martiale, faux-semblant de la normalité. L'angoisse diffuse des londoniens n'a rien à voir ainsi avec l'appréhension des guerres ouvertes : ce n'est plus tant le soldat que l'on craint que l'ennemi anonyme, le terroriste qui se cache parmi la foule en oeuvrant dans la clandestinité à la destruction totale du système. Le principe du complot redevient une silhouette familière dans notre vocabulaire symbolique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://drzeus.best.vwh.net/wotw/illus/alvim-correa.1.jpg" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai vu récemment sur le sujet le très impressionnant film de Spielberg, &lt;a href="http://www.fluctuat.net/article.php3?id_article=2579"&gt;La Guerre des mondes&lt;/a&gt;, dont &lt;a href="http://cinema.telerama.fr/edito.asp?art_airs=M0507041555150%20&amp;vrub=2&amp;amp;vpage=a_la_une&amp;vsrub=1"&gt;Telerama&lt;/a&gt; estime qu'il s'agit peut-être du meilleur long-métrage du bonhomme.  La noirceur du film est saisissante et le réalisateur tire le meilleur de Tom Cruise - c'est vraiment dommage par ailleurs que celui-ci fasse son possible pour se faire systématiquement associer, voire réduire à la scientologie. De son côté, Spielberg est en train de devenir quelqu'un d'autre. A suivre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En lien, une référence hardos, le "Welcome to the jungle" des Pistolets et Roses, &lt;a href="http://www.slashonline.com/video/WelcometotheJungle.wmv"&gt;version clip&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://www.team-reinc.com/public/music/01-Welcome%20to%20the%20Jungle.mp3"&gt;version zic&lt;/a&gt;. Le look des débuts d'Axl Rose vaut réellement le détour. Mélange de Brushing glamour façon Europe ou Van Halen, pantalon moulant méthode Anthrax, le pied de micro qui vole à la Cramps : un résumé du rock des années 80. Et puis Slash, impérial comme toujours.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14026866-112270891445418675?l=abricotnoir.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://abricotnoir.blogspot.com/feeds/112270891445418675/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14026866&amp;postID=112270891445418675' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14026866/posts/default/112270891445418675'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14026866/posts/default/112270891445418675'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://abricotnoir.blogspot.com/2005/08/romans-post-apocalyptiques-le-retour.html' title='romans post-apocalyptiques : le retour'/><author><name>totagata</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01426997913041997285</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14026866.post-112125413849949953</id><published>2005-07-13T12:21:00.000+02:00</published><updated>2005-07-13T13:29:43.560+02:00</updated><title type='text'>Tout en haut de la montagne</title><content type='html'>Un passage crucial du livre &lt;a href="http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/2253044903/qid=1121254161/sr=8-1/ref=pd_ka_0/402-2720189-0772921"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Le Parfum&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; de Süskind raconte comment le héros, nommé Grenouille, part s'enterrer quelques temps dans les années 1750 au fond d'une grotte du Cantal pour fuir les hommes et leurs odeurs. L'isolement de cet endroit est re-illustré de façon poignante, plus avant dans le livre, lorsque le zique revient quelques mois plus tard dans cette grotte et ne décèle aucune odeur humaine, même ancienne - et ce, malgré un odorat exceptionnel - à des kilomètres à la ronde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://www.hautes-pyrenees.pref.gouv.fr/presentHP/montagne.jpg" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce même isolement serait impossible aujourd'hui : la montagne (basse et haute) est désormais un lieu de passage continu. Le ski, les randonnées et autres alpinismes quadrillent ce type d'espace, jadis déserts. Cette dissociation radicale entre la présence humaine et le milieu montagnard n'existe plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai récemment trouvé un  &lt;a href="http://www.memo.fr/article.asp?ID=PAY_SUI_ALP_005"&gt;site&lt;/a&gt; bien foutu, expliquant comment la haute montagne a longtemps été purement et simplement ignorée, notamment en raison de son inaccessibilité : les sommets n'avaient par exemple pas de nom. Si vous vous trouviez en haut d'une montagne, c'était forcément que vous étiez REELLEMENT obligé (type invasion militaire), totalement fou (Toujours dans le Parfum, le personnage du marquis de La Taillade-Espinasse fait un peu coeur de ce cible) ou à la rigueur très très croyant (les vieux ermites de montagne foisonnent dans les mythologies).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://magnificat.ca/cal/gifs/0115.jpg" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En remontant plus loin, on pense facilement à la vieille disjonction tirée du grec entre les terres &lt;span style="font-style: italic;"&gt;propices &lt;/span&gt;à l'homme (dites écoumène ou oekoumène) et les autres, type domaine réservé aux Dieux, etc... Il y a un très chouette passage sur le sujet dans l'&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;a href="http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/222105587X/qid=1121251998/sr=8-1/ref=sr_8_xs_ap_i1_xgl/402-2720189-0772921"&gt;Histoire des découvreurs&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;de Boorstin. Les obstacles interdisant l'accès aux sommets étaient non seulement physiques, que l'on pense par exemple à l'équipement ou aux cartes, mais encore spirituelles, à l'image des interdits symboliques ou religieux, ou plutôt psychologiques (quarante jours et quarante nuits dans le désert sont une expérience mémorable, non ?).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vais passer quelques jours dans un chalet planqué tout en haut des Pyrénées - et donc, naturellement sans connection internet. Je vous dirai à mon retour si nous avons été transformés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://images.chapters.indigo.ca/covers/music/942/636943259429_b.jpg" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vous confie en attendant un titre magnifique de Rossi, qui n'a pas travaillé que dans le secteur Papa Noël : &lt;a href="http://idisk.mac.com/philippe.galmel/Public/mp3/03/45%20-%20Catari%20Catari%20%28Core%27ngrato%29.mp3"&gt;Catari Catari (Core n'grato)&lt;/a&gt;. Ce titre (un modèle de Bel Canto !) est disponible sur le &lt;a href="http://perso.wanadoo.fr/philippe.galmel/index_mp3.html"&gt;site magnifique&lt;/a&gt; de Môssieur Galmel, une introduction modèle à la chanson d'avant-guerre : il a TOUT - à découvrir toutefois par petits morceaux.&lt;br /&gt;Si la visite vous tente, la plupart de ces interprètes sont en outre désormais disponibles dans des compilations - correctes niveau son - entre 8 et 10 €uros : commencez par Fréhel et Piaf !!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14026866-112125413849949953?l=abricotnoir.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://abricotnoir.blogspot.com/feeds/112125413849949953/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14026866&amp;postID=112125413849949953' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14026866/posts/default/112125413849949953'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14026866/posts/default/112125413849949953'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://abricotnoir.blogspot.com/2005/07/tout-en-haut-de-la-montagne.html' title='Tout en haut de la montagne'/><author><name>totagata</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01426997913041997285</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14026866.post-112110371442812899</id><published>2005-07-11T19:46:00.000+02:00</published><updated>2005-07-11T19:41:54.460+02:00</updated><title type='text'>Content</title><content type='html'>&lt;img src="http://francois.dheur.free.fr/nav/Photos/Diplome.jpg" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ma douce a récolté le diplôme : champagne pour tout le monde !!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Histoire de fêter l'évènement, je vous propose en contrebande un petit morceau rapido, un titre génial d'un groupe nommé &lt;a href="http://www.spinartrecords.com/site/bandpage.php?id=34"&gt;Mazarin&lt;/a&gt;. Le titre s'appelle &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Sicily&lt;/span&gt;, ça sonne un peu Belle et Sebastian. Je l'ai découvert - et vous le découvrirez donc pareillement - sur le site de &lt;a href="http://www.blogotheque.net/article.php3?id_article=1143"&gt;la Blogothèque&lt;/a&gt;, en bas de l'article. L'album entier &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Watch it happen&lt;/span&gt; est fabuleux : jettez-y vite une esgourde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vous parlerai prochainement de montagnes et de BD.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14026866-112110371442812899?l=abricotnoir.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://abricotnoir.blogspot.com/feeds/112110371442812899/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14026866&amp;postID=112110371442812899' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14026866/posts/default/112110371442812899'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14026866/posts/default/112110371442812899'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://abricotnoir.blogspot.com/2005/07/content.html' title='Content'/><author><name>totagata</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01426997913041997285</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14026866.post-112102220395559406</id><published>2005-07-10T21:12:00.000+02:00</published><updated>2005-07-11T00:15:33.833+02:00</updated><title type='text'>vide-grenier et librairie</title><content type='html'>&lt;img src="http://www.pim.be/pimgif/gifdivers/livres.gif" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nouvelle machine. Naissance d'Alice. Début des vacances. Tout s'annonce au poil.&lt;br /&gt;Plein de lectures en stock : &lt;span style="font-size:130%;"&gt;Du trop de réalité&lt;/span&gt; de Annie Le Brun, que j'ai dégotté par le &lt;a href="http://www.ecrivains.org/"&gt;PODvain&lt;/a&gt; et dont les 100 premières pages vite grignotées sont magnifiques ; &lt;span style="font-size:130%;"&gt;Les Nuits blanches&lt;/span&gt; de l'ami Dosto ; &lt;span style="font-size:130%;"&gt;La Vie de Henry Brulard&lt;/span&gt; de Stendhal ;  &lt;span style="font-size:130%;"&gt;Le Cercle magique&lt;/span&gt; de Neville (à vue de nez, une Davincicoderie) chez Pocket ; &lt;span style="font-size:130%;"&gt;Le Journal d'un vieux Dégueulasse&lt;/span&gt; de Bukowski ; &lt;span style="font-size:130%;"&gt;les Carnets de guerre de Louis Barthas, 1914 - 1918&lt;/span&gt; à La Découverte, &lt;span style="font-size:130%;"&gt;Le Liseur&lt;/span&gt; de Schlink, le premier volume des &lt;span style="font-size:130%;"&gt;Poésies&lt;/span&gt; de Cendrars que j'ai encore racheté... Sans compter quelques mangas et ce qui se greffera encore par-dessus !! Faut dire que j'avais pris du retard.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'achète très rarement des bouquins en neuf, au fond : je bidouille plutôt dans le repris, l'usagé, l'occase. Je cours en effet depuis des années les brocantes, les vide-greniers, plus précisément. Méthode à moi : j'ai une manière de bibliothèque idéale en tête, constituée d'ouvrages entre-aperçus sur les rayons des libraires ou des bibliothèques. Parfois je les garde en mémoire, presque en "gestation" pendant des années et des années, jusqu'à ce que je les recroise enfin sur le stand d'un marché aux puces. Ce n'est pas une histoire d'argent : à vrai dire, ça dériverait plutôt d'une vague idée selon laquelle un livre doit s'attendre, se mériter presque. Notez que pour certains, je n'y tiens guère ; l'expression d'achat compulsif trouve alors généralement tout son sens !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De là, mon idée de vous refiler quelques plans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1) Pour un vide-grenier, la première chose à prendre en compte, c'est l'heure : il ne reste généralement aucun bouquin potable après 10h, 10h30 maximum.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2) La seconde chose importante, c'est souvent le quartier, c'est-à-dire le type de vendeurs. Les quartiers bobo et étudiants regorgent de bonnes occasions. Par contre, les quartiers "bourgeois" ou prolo ne proposent en général que très peu de bouquins intéressants (soit trop chers pour des raisons x ou y, soit pas de livres du tout !!). On y trouve tout autre chose (meubles, bijoux, brol), mais pas ça. Des gens qui lisent beaucoup et qui acceptent de revendre leurs bouquins ; c'est très rare, au fond.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3) Il faut EVITER au maximum le libraire de vide-greniers : ce sont généralement de vrais professionnels du bouquin (culture, livres rares, conseils), mais vous ne ferez jamais l'affaire du siècle chez eux. Au contraire, c'est eux-mêmes qui auront racheté cette affaire à leur voisin inexpérimenté 2 heures auparavant !! On ne les repère pas tout le temps au début - la vraie différence se fait en général sur le prix minimum du livre. L'exemple type reste les bouquinistes des quais parisiens, gavés de fausses bonnes affaires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://litep.epfl.ch/litep_f/images/bouquins.jpg" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;4) N'ayez aucun préjugé sur ce que vous allez trouver. Il faut partir l'esprit ouvert, l'oeil aux aguets et le portefeuille plein de ferrailles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;5)    la cinquième et dernière chose, c'est de savoir TROUVER ces foutus vide-greniers. Je connais un seul &lt;a href="http://vide-greniers.org/"&gt;site&lt;/a&gt; sur le sujet - bien tenu à jour, faut dire. Sur Montpellier, il y a un super marché aux puces qui se réunit tous les dimanches (La Paillade) avec souvet de réelles affaires. Sur Marseille, ça dépend des mois, des quartiers, du temps... bref, c'est pas simple. Sur Paris, la mode du vide-grenier apparait, mais ça reste très mal annoncé. Il y a bien le parc Georges-Brassens, mais c'est très professionnel (voir petit 3 ci-dessus). Lilles a quelques chouettes journées de braderie, mais cela reste 3 jours dans l'année.&lt;br /&gt;De mon point de vue, la meilleure ville francophone pour ce type de braderie reste Bruxelles. Il y a des vide-greniers foisonnants quasiment tous les week-ends, où tout se cotoie façon Inventaire à la Prévert. Allez voir un de ces quatre. Et passez aussi alors Rue du Midi, il y a un quartier magnifique de librairies d'occasions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd'hui, mon tube à moi : la Mano et &lt;a href="http://mederreg.free.fr/mp3/Mano_negra_best_of/MANO%20NEGRA%20-%20Pas%20Assez%20De%20Toi.mp3"&gt;Pas assez de toi&lt;/a&gt;. Ce titre garde une fraicheur et une pêche impressionnante, malgré ses aspects "préhistoire du Chao".&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14026866-112102220395559406?l=abricotnoir.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://abricotnoir.blogspot.com/feeds/112102220395559406/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14026866&amp;postID=112102220395559406' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14026866/posts/default/112102220395559406'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14026866/posts/default/112102220395559406'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://abricotnoir.blogspot.com/2005/07/vide-grenier-et-librairie.html' title='vide-grenier et librairie'/><author><name>totagata</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01426997913041997285</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14026866.post-112085346065262866</id><published>2005-07-08T21:44:00.000+02:00</published><updated>2005-07-09T08:24:50.400+02:00</updated><title type='text'>Ben ça faisait longtemps</title><content type='html'>&lt;img src="http://images.animationfactory.com/animations/computer/computers/tech_frustrated_computer_tongue/tech_frustrated_computer_tongue_lg_nwm.gif" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd'hui, j'ai un virus dans les chaussures, du genre pénible. L'odieux bambin s'appelle Java/ByteVerify.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'après cette &lt;a href="http://www.memoclic.com/forum/technique/203082/trojanjava_byteverify.html"&gt;page&lt;/a&gt; du Forum Mémoclic et mes expériences récentes,&lt;br /&gt;- Il se planque apparemment dans le cache Java,&lt;br /&gt;- Il est supérieurement intelligent, ce qui lui permettrait de régulièrement revenir à la vie malgré Ad-aware, Spybot, ZoneAlarm, AVG, A² free et j'en passe (bref l'intelligence rend à coup sûr la vie, ce qui est probablement rassurant pour Platon, Archimède et Galilée),&lt;br /&gt;- Il modifie considérablement les couleurs de mon moniteur, ce qui m'a en partie dissuadé de vous coller quarante images aujourd'hui pour illustrer mon désarroi,&lt;br /&gt;- il crame tout sur son passage à plus ou moins long terme (RAM, CPU, conneries diverses)&lt;br /&gt;- Il génère des procès civils. C'est le MAL ABSOLU, quoi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si quelqu'un a une astuce qui tue pour sauver mon ordi et m'épargner procès, bûcher et intelligence supérieure, je suis toute ouïe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En attendant, je vous refile un titre génial d'un dénommé Carotone : &lt;a href="http://oasi.asti.it/Homes/Dezani/mp3/carotone.mp3"&gt;E mondo difficile&lt;/a&gt;. L'album sonne un peu à la Manu Chao ou bien à la Macaco. &lt;a href="http://www.alapage.com/mx/?id=14241120853353&amp;donnee_appel=ALAPAGE&amp;amp;amp;tp=F&amp;type=3&amp;amp;DIQ_NUMERO=443843&amp;devise=&amp;amp;fulltext=&amp;support=CD&amp;amp;sv=X_L"&gt;Achetez-le&lt;/a&gt; vite, c'est une bon placement :)&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14026866-112085346065262866?l=abricotnoir.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://abricotnoir.blogspot.com/feeds/112085346065262866/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14026866&amp;postID=112085346065262866' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14026866/posts/default/112085346065262866'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14026866/posts/default/112085346065262866'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://abricotnoir.blogspot.com/2005/07/ben-faisait-longtemps.html' title='Ben ça faisait longtemps'/><author><name>totagata</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01426997913041997285</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14026866.post-112076623690374391</id><published>2005-07-07T19:27:00.000+02:00</published><updated>2005-07-13T13:31:11.270+02:00</updated><title type='text'>catastrophe et littérature</title><content type='html'>La littérature tournicote souvent autour de quelques épouvantails bien reconnaissables. Les amours maudites, le roman d'initiation ou le récit des péripéties familiales connaissent ainsi de nombreuses variations. Le divers passe, le canevas reste. Parmi ces thèmes récurrents, les quelques histoires racontant la fin d'une époque, de 5 milliards de terriens ou plus précisément d'un monde, ont souvent un intérêt tout particulier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://www.preteristarchive.com/images/Jerusalem/9308.jpg" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cela tient en premier lieu à leurs aspects théoriques. Ces types de récit nécessitent en effet à chaque fois plusieurs ingrédients précis : la cause (épidémie, guerre, astéroide, etc.), le témoin capital (survivant au milieu des morts, avec des idées et des préjugés d'&lt;span style="font-style: italic;"&gt;avant&lt;/span&gt; la catastrophe), la prise de conscience et enfin la présentation du monde nouveau (nouveau régime politique, nouvelle morale). Avec ce type de récit, nous sommes donc totalement dans la variation de style sur un thème donné.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le style n'est cependant rien en lui-même : il va falloir coller de la chair sur les os, rendre vivante les différentes époques (avant - pendant - après). Franchement, c'est aussi là que se distingue le vrai écrivain du scribouillard. D'une part, parce que le récit de fin du monde est un défouloir à préjugés, caricatures et autres ficelles narratives de l'auteur. D'autre part, parce que cette même destruction appelle l'épure de l'homme (ses convictions, ses possessions, ses habitudes) et partant, une imagination redoublée quant à ce qu'il peut devenir sans cela - tout nu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur le créneau, je vous conseille trois grandes bornes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://www.uh.edu/engines/defoe.jpg" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le premier récit, je crois le plus ancien aussi à ma connaissance, c'est le &lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;a href="http://www.alapage.com/mx/?id=282881120759891&amp;donnee_appel=ALAPAGE&amp;amp;amp;amp;amp;tp=F&amp;type=1&amp;amp;l_isbn=207037372X&amp;devise=&amp;amp;fulltext=&amp;sv=X_L"&gt;récit de la grande peste de Londres&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;par &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Daniel_Defoe"&gt;Daniel Defoe&lt;/a&gt; - l'auteur de Robinson Crusoé. C'est un texte autobiographique - très dur, très lucide. On ne passe pas sur autre chose à la fin du roman - je veux dire, sur un autre univers moral, symbolique, etc. - mais la reconstruction du drame vaut réellement le détour. Il n'y a en outre aucune recherche de métaphore dans l'aventure, aucune leçon cachée, ce qui est assez rare quand on cause de la destruction d'une civilisation. Il s'agit en fait d'un témoignage presque journalistique - la patte du maître en plus. Par opposition, un livre comme &lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;a href="http://www.alapage.com/mx/?id=282881120759891&amp;amp;amp;amp;amp;donnee_appel=ALAPAGE&amp;tp=F&amp;amp;type=1&amp;l_isbn=2070212033&amp;amp;devise=&amp;fulltext=&amp;amp;sv=X_L"&gt;La Peste&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;de Camus, écrit au XXème sur un sujet similaire, perd beaucoup à mon sens lorsqu'il bascule dans la quête d'un sens spirituel ou philosophique à l'évènement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Seconde borne, seconde approche : le&lt;span style="font-size:130%;"&gt; &lt;a href="http://www.alapage.com/mx/?id=282881120759891&amp;donnee_appel=ALAPAGE&amp;amp;amp;amp;amp;tp=F&amp;type=1&amp;amp;l_isbn=2070281930&amp;devise=&amp;amp;fulltext=&amp;sv=X_L"&gt;Malevil&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;de Robert Merle est un chef d'oeuvre à tout point de vue. L'histoire est extrêmement bien racontée, alternant flash-back, journal intime et récit d'action. Le milieu originel - la France agricole des années 70 - n'a pas grand chose pour plaire à l'origine ; ne vous y arrêtez pas. La description de la catastrophe est bien foutue. Les intrigues se mêlent et rendent rapidement la lecture du récit captivante. Là encore, c'est le point de vue d'un narrateur dominant qui est privilégiée : toujours le témoin, toujours le filtre de la subjectivité. Le livre a été adapté au cinoche avec Trintignant père ; contentez-vous du bouquin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://www.ksw.ch/bilder/grippe01.jpg" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Troisième et dernière borne : le &lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;a href="http://www.alapage.com/mx/?id=282881120759891&amp;donnee_appel=ALAPAGE&amp;amp;amp;amp;amp;tp=F&amp;type=1&amp;amp;l_isbn=2253151416&amp;devise=&amp;amp;fulltext=&amp;sv=X_L"&gt;Fléau&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;de Stephen King. Il en existe au moins deux versions ; prenez la plus longue, parue en trois volumes. Le récit de la catastrophe tient tout le premier livre : il est incroyable. King est particulièrement doué pour alterner les points de vue de divers narrateurs. Il en profite pour exploser la description de la catastrophe entre 50 personnages, selon le caractère ou l'histoire de chacun. Le résultat vaut le détour.&lt;br /&gt;Il a en outre recours à une petite astuce pour présenter la société d'après, celle des survivants : il préserve parmi ceux-ci un sociologue, qui sera capable d'amener en cours de route des observations sur l'évolution de la nouvelle société. C'est con, mais il fallait y penser :)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En ces temps de catastrophes et de catastrophisme, le texte de fin du monde est en passe de devenir très tendance. Il suffit de se rappeler le World Trade center : je crois qu'un livre est même paru avec pour titre " la fin d'un monde" ou quelque chose aux alentours. La radicalité de la formule, voire de l'idée portent en effet une incroyable puissance évocatrice. Cela sert de matrice, de repoussoir, d'argument publicitaire aussi, parfois. Le lyrisme a bon dos.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://www.whitehouse.gov/news/releases/2004/02/images/20040211-4_speech2-4-344v.jpg" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De même, on peut également peut-être en rapprocher les récits de la Shoah, les témoignages des rebelles tchétchènes ou des enfants soldats angolais... la liste est hélas bien longue. Mais ce n'est en réalité pas la même chose : les uns se réclament généralement du monde réel et de l'objectivité, les autres de l'imaginaire, de l'interprétation subjective, bref : de l'art.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Deux nuances, alors. L'auteur imagine toujours le monde tel qu'il pourrait être, il ne le décrit pas tel qu'il est (journalisme) ou tel qu'il devrait être (politique, philosophie ou religion). Plus encore, la littérature qui devient réductible à l'une de ces catégories n'est plus de la littérature, précisément parce qu'elle se résume autre part que par elle-même. Par ailleurs, l'écrivain n'est pas un filtre média : il est au contraire la source de l'oeuvre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le lien du jour : pour Londres, &lt;a href="http://www.bishopallen.com/MP3s/CharmSchool/EveOfDestruction.mp3"&gt;Eve of destruction&lt;/a&gt;.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14026866-112076623690374391?l=abricotnoir.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://abricotnoir.blogspot.com/feeds/112076623690374391/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14026866&amp;postID=112076623690374391' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14026866/posts/default/112076623690374391'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14026866/posts/default/112076623690374391'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://abricotnoir.blogspot.com/2005/07/catastrophe-et-littrature.html' title='catastrophe et littérature'/><author><name>totagata</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01426997913041997285</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14026866.post-112047592781848196</id><published>2005-07-04T12:14:00.000+02:00</published><updated>2005-07-13T13:31:42.813+02:00</updated><title type='text'>Du jeu de Go</title><content type='html'>&lt;img src="http://gogame.blog.hr/slike/213631.jpg" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je consacre une partie déraisonnable de mes loisirs à poser des cailloux noirs ou blancs - souvent au hasard ou pour de mauvaises raisons - sur une planche en bois, quadrillée sur 19 lignes en longueur et largeur. Cette habitude, partagée par une bonne quantité d'asiatiques, d'américains ou même de marseillais bien franco de port, nous permet de communier dans ce qu'un manga (&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;a href="http://bibliographie.jeudego.org/hikaru.htm"&gt;Hikaru no go&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;) appelait récemment : la recherche du coup divin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://rfg.jeudego.org/hikaru/91/images/hikaru.jpg" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lorsque l'on pose le caillou sur la bonne intersection au bon moment (suivant des paramètres compliqués), cela s'appelle &lt;a href="http://ffg.jeudego.org/"&gt;le jeu de Go&lt;/a&gt;. La sensation qui en résulte alors n'est pas inintéressante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai lu quelque part que les japonais ou les chinois, du fait de leur écriture par idéogrammes, étaient &lt;span style="font-style: italic;"&gt;a priori&lt;/span&gt; plus à même que nous de "lire" les formes de pierres posées sur un Go-ban (la fameuse planche en bois). Cela viendrait en fait d'une plus grande habitude à la lecture &lt;span style="font-style: italic;"&gt;synthétique &lt;/span&gt;(la lecture d'une forme symbolique, comme l'illustration d'un panneau routier ou d'un hiéroglyphe), tandis que notre écriture par composition alphabique ferait en premier lieu appel à nos capacités &lt;span style="font-style: italic;"&gt;analytiques &lt;/span&gt;(la construction méthodique d'un sens par addition et soustraction de lettres ou de chiffres, comme par exemple le relevé d'une équation).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://www.btsac.com/SAVOIR-FAIRE/5-METHODES/IMAGE-PNL/PNL5.gif" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les zones employées dans le cerveau n'étant pas les mêmes, nous autres, pauvres lecteurs analytiques, serions condamnés à souffrir deux fois plus longtemps pour assimiler les notions élémentaires du go (comme la direction du jeu), tandis que les calculs de combinaisons échiquéennes ne nous demandent à l'origine qu'une attention un peu soutenue et la maîtrise des quelques règles. Bref, Il y a peut-être une injustice flagrante - mais je n'en suis pas sûr.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Du coup, je vous refile aujourd'hui l'adresse d'un &lt;a href="http://www.fortunecity.es/imaginario/leyendas/287/boletines/200202/boletin.htm"&gt;bulletin de go&lt;/a&gt; de la fédération argentine. Je suis tombé dessus par hasard ; il est très bien conçu, mais pas remis à jour. Les argentins ont peut-être autrefois surmonté en partie notre handicap? Pour ceux qui ont envie de tester le jeu en grandeur nature sur internet, il y aussi des serveurs bien foutus en français, genre &lt;a href="http://elvire.scheibling.free.fr/perso/goweb/kgsmenu.html"&gt;KGS&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vous parlerai prochainement de Spinoza, de destruction du monde et de chocolat.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14026866-112047592781848196?l=abricotnoir.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://abricotnoir.blogspot.com/feeds/112047592781848196/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14026866&amp;postID=112047592781848196' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14026866/posts/default/112047592781848196'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14026866/posts/default/112047592781848196'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://abricotnoir.blogspot.com/2005/07/du-jeu-de-go.html' title='Du jeu de Go'/><author><name>totagata</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01426997913041997285</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14026866.post-112041762219372838</id><published>2005-07-03T20:21:00.000+02:00</published><updated>2005-07-03T23:21:05.670+02:00</updated><title type='text'>Nuit et Zic</title><content type='html'>&lt;img src="http://wvs.topleftpixel.com/photos/powerdown_dark_sam.jpg" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai eu l'occasion d'assister il y a quelque années à un blackout nocturne sur la ville de Montpellier ; une coupure générale de courant qui plongea tout le vieux centre-ville dans une nuit d'encre. L'impression qui se dégageait alors de la ville était ahurissante : les rues étaient méconnaissables, les façades de 3 étages nous paraissaient des montagnes et - faute de briquet - nous nous sommes heurtés à toutes les bornes et tous les containers possibles. Le ciel seul se découpait comme une ligne bleuâtre, presque brune entre les silhouettes opaques et massives des immeubles. Nous retrouvions des angoisses perdues : la nuit noire n'existe quasiment plus en France.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A un moment, une bagnole est passée avec les phares allumés. Nous apercevant, le passager près du conducteur baissa sa vitre et nous cria qu'il avait "enfin réussi ! Ouaip, parfaitement : réussi !" avant que la voiture ne s'éloigne doucement, lueur unique dans la rue, telle une luciole sur l'étang.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La nuit permet tout. Les sens paraissent décuplés, l'esprit est à vif. Les quelques airs que nous sifflotions meublaient l'atmosphère comme le fil d'une symphonie complexe, chaque variation trouvant à nos oreilles une profondeur inattendue. Notre reprise de la rengaine "&lt;a href="http://www.bernardng.com:8080/audio/mp3/Greatest_Hits_of_60s/08-The_Lion_Sleeps_Tonight.mp3"&gt;Le &lt;/a&gt;&lt;a href="http://www.bernardng.com:8080/audio/mp3/Greatest_Hits_of_60s/08-The_Lion_Sleeps_Tonight.mp3"&gt;lion est mort ce soir&lt;/a&gt;" écrasait tout Wagner. Et le premier zigue que nous avons croisé s'était lancé dans une impro démentielle sur &lt;a href="http://mudar.free.fr/mp3/Bella%20Ciao%20-%20Thomas%20Fersen.mp3?PHPSESSID=5a38b9ee2abf2f26fff869366dfca45f"&gt;Bella ciao&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans une chanson du film de Burton ''&lt;a href="http://www.etrange-noel.net/"&gt;l'étrange noël de Monsieur Jack&lt;/a&gt;", une créature fantomatique chantonne gaiement le soir d'Hallowen cette phrase terrible : &lt;span style="font-style: italic;"&gt;I'm the WHO when you say "who's there?"&lt;/span&gt;. Montpellier rappelait pour un soir ses couleurs et s'habillait de rien. Variation de la luminosité ? Etrangeté de la situation ? Tout paraissait distendu, déformé. La réalité s'entrouvrait : Nous devinions, plutôt que nous  les apercevions, des choses merveilleuses, parfois effrayantes dans ces silhouettes noires sur fond noir.&lt;br /&gt;&lt;img src="http://jeejacquet.free.fr/donnie/lost%20highway%20photo%2005.jpg" /&gt;&lt;br /&gt;C'est la même intensité qui nous fait souvent redécouvrir des morceaux archi-connus, lorsque nous roulons de nuit ou sous un tunnel. La violence du &lt;a href="http://frigo.ath.cx/Music/iTunes/Noir%20Desir/Veuillez%20Rendre%20L%27ame%20%28A%cc%80%20Qui%20Elle%20Appartient%29/03%20Le%20Fleuve.mp3"&gt;Fleuve&lt;/a&gt; de Noir Désir nous déchire le coeur. La suavité du &lt;a href="http://frigo.ath.cx/Music/iTunes/Lou%20Reed/Transformer/Perfect%20Day.mp3"&gt;Perfect day&lt;/a&gt; de Lou Reed donne un autre sens à nos cent dernières années.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Prenez la route, laissez-vous porter. On ferme ce soir avec les cuivres affolés du &lt;a href="http://www.bernardng.com:8080/audio/mp3/Pulp_Fiction/12-Bring_Out_The_Gimp_COMANCHE.mp3"&gt;Comanche&lt;/a&gt;. Accrochez-vous, on accélère.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14026866-112041762219372838?l=abricotnoir.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://abricotnoir.blogspot.com/feeds/112041762219372838/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14026866&amp;postID=112041762219372838' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14026866/posts/default/112041762219372838'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14026866/posts/default/112041762219372838'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://abricotnoir.blogspot.com/2005/07/nuit-et-zic.html' title='Nuit et Zic'/><author><name>totagata</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01426997913041997285</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14026866.post-112029214932042053</id><published>2005-07-02T09:37:00.000+02:00</published><updated>2005-07-02T10:15:51.823+02:00</updated><title type='text'>Lapin</title><content type='html'>Après la logghorée d'hier, on va partir très soft sur le week-end. J'ai entendu parler il y a deux jours de ce &lt;a href="http://www.angryalien.com/"&gt;site&lt;/a&gt;, qui propose des remakes de films joués en 30 secondes par des lapins. Une excellente surprise :)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://v2.benjaminrabier.com//images/themes/dansenuit.gif" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toujours dans le registre, il est récemment ressorti chez Flammarion un excellent bouquin qui raconte la migration forcée d'une bande de lapins et leur quête d'une nouvelle garenne. Le roman animalier est un genre typiquement anglo-saxon qui cultive en général le pathos, la bébête et la cruauté du Deux-pattes (Lassie, etc), notamment à destination des 8-14 ans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Or, &lt;a href="http://www.alapage.com/mx/?id=100901120291928&amp;donnee_appel=ALAPAGE&amp;amp;tp=F&amp;type=1&amp;amp;l_isbn=2277220787&amp;devise=&amp;amp;fulltext=&amp;sv=X_L"&gt;Les Garennes de Watership Down&lt;/a&gt;, de Richard Adams, sont très nettement un cran au-dessus. (Le bouquin avait déjà été publié en poche chez nous, il y a peut-être 25 ans - je crois chez J'ai Lu. J'avais éclaté l'exemplaire que j'en avais à force de relecture !). Tout d'abord, parce que l'auteur a pris le parti de prendre un point de vue AUTHENTIQUEMENT Lapin (la description du lapin &lt;span style="font-style: italic;"&gt;sfar &lt;/span&gt;est édifiante). Ensuite, parce que les héros en viennent à rencontrer dans leur quète d'autres garennes et que l'auteur en profite pour partir dans d'ahurissantes variations sur le destin (les condamnés-au-piège) et le fascisme (le général Stachys).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Stephen King fait une allusion transparente à ce livre dans son &lt;a href="http://www.alapage.com/mx/?id=100901120291928&amp;donnee_appel=ALAPAGE&amp;amp;tp=F&amp;type=1&amp;amp;l_isbn=270961281X&amp;devise=&amp;amp;fulltext=&amp;amp;sv=X_L"&gt;Fléau&lt;/a&gt; (de mémoire, c'est Stu qui en cause). Je crois qu'Adams avait fait ce bouquin pour ses enfants : détrompez-le. C'est un de ces mélanges de souffrances, d'espoirs et de raison qui font les plus grandes quêtes.&lt;br /&gt;A lire absolument.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A propos, vous connaissez &lt;a href="http://www.benjaminrabier.com/"&gt;Benjamin Rabier&lt;/a&gt;?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14026866-112029214932042053?l=abricotnoir.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://abricotnoir.blogspot.com/feeds/112029214932042053/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14026866&amp;postID=112029214932042053' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14026866/posts/default/112029214932042053'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14026866/posts/default/112029214932042053'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://abricotnoir.blogspot.com/2005/07/lapin.html' title='Lapin'/><author><name>totagata</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01426997913041997285</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14026866.post-112025207951468153</id><published>2005-07-01T21:39:00.000+02:00</published><updated>2005-07-02T13:16:28.363+02:00</updated><title type='text'>Super Nanny et le temps qui passe</title><content type='html'>&lt;img src="http://www.m6.fr/images/emissions/super_nanny/160_110/nanny.jpg" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous connaissons une époque tourmentée, qui aspire semble-t-il à la morale et aux retour des valeurs. C'est M6 qui le dit. C'est le Nouvel Obs qui fait sa Une. C'est Sarko qui prend le ministère de l'Intérieur pour être sûr d'y faire le ménage avant l'heure présidentielle. La morale, c'est le clignotant que tu mets seul à un croisement en pleine nuit. C'est l'homme à qui tu n'as pas donné un €uro. La chair qui bat sous l'étoffe d'une inconnue. Des Mp3 sur ton Podcast. Le chat mort sur lequel ta voiture repasse. Le Pacs, mais pas le mariage. Et puis la morale, c'est les autres, aussi.&lt;br /&gt;Naturellement ceci amène plusieurs questions : qu'appelle-t-on la morale, exactement ? Une valeur, c'est quoi et ça vient d'où ? Et cette aspiration, on la trouve où et à quelle heure ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;          &lt;img src="http://sergecar.club.fr/images/kant2.jpg" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://sergecar.club.fr/cours/devoir2.htm"&gt;Kant&lt;/a&gt; avait trouvé une très chouette réponse : la morale est ce que l'on accomplit par devoir et UNIQUEMENT par devoir, de telle façon que cet acte soit entièrement dégagé de toutes nos petites contingences (amour-propre, pitié, colère aussi). Le mec qui file son paquet plutôt qu'une clope n'est absolument pas moral s'il en tire la moindre fierté, ou même un quelconque plaisir. Faut juste avoir de la bonne volonté. Du coup, la seule cause que reconnait un acte authentiquement moral est en fait la rationalité, ou plutôt l'universalité de cet acte. Kant, il rigolait pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le problème, c'est que mine de rien, le devoir est dès lors assez incompatible avec le bonheur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cela devient intéressant si l'on revient à nos options de départ. La morale telle qu'on l'entend aujourd'hui correspond exactement à ce schéma : la contrainte permet la pureté, qui permet elle-même la morale. Inversement, l'intérêt corrompt la pureté et rend nos enfants sauvageons :)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a plein de préjugés là-dessous. Tout d'abord, l'idée que l'homme est bon, puis corrompu et doit donc regagner - à la dure - son innocence me parait assez caractéristique. La religion chrétienne a fait de belles choses sur ce principe, qui transparait dans le récit de la chute de l'homme hors du paradis perdu. D'autre part, on découvre une certaine méfiance à l'endroit du monde matériel, que ce soit l'objet sur lequel vous êtes assis, l'argent dans votre poche ou encore votre propre corps - celui d'autrui, n'en parlons pas !! Enfin, il me semble qu'on y devine une méfiance, un mépris, presque une haine du bonheur sensible ; ceci, au motif qu'il nous masquerait la grandeur du seul bonheur spirituel : une &lt;a href="http://www.spiritual-dimension.com/plotin-beau.html"&gt;vieille carotte plotinienne&lt;/a&gt;, peut-être, un sédiment de néo-platonisme. Faut voir. L'idée c'est par exemple que la recherche du plaisir sensible, de l'épanouissement sexuel, entre autres, ne serait qu'une quête stérile, parce qu'elle serait condamnée au passager, au furtif, à la précarité du moment.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://mots.extraits.free.fr/Houellebecq.jpg" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On retrouve ce mépris du corps, du bonheur, des principes eux-mêmes sitôt qu'ils paraissent intéressés, chez &lt;a href="http://www.houellebecq.info/"&gt;Houellebecq&lt;/a&gt;, dans des bouquins comme &lt;a href="http://www.alapage.com/mx/?id=&amp;donnee_appel=ALASQ&amp;amp;amp;amp;tp=F&amp;type=1&amp;amp;l_isbn=2290303054&amp;devise=&amp;amp;fulltext=&amp;sv=X_L"&gt;Les Particules élémentaires&lt;/a&gt;. L'auteur y raconte l'histoire de deux frères à la recherche du sens de la vie, comme tout le monde et malgré eux. L'un tente sa chance par la liberté sexuelle et l'autre par les voies de l'esprit. Naturellement, ça foire. Jettez un coup d'oeil au bouquin si ce n'est pas déjà fait. On en a dit plein de choses - souvent du mal. C'est surtout une voix caractéristique, avec un style dépouillé ("urbain", ça doit être ça). Celui-là restera probablement un auteur typique de la fin XXeme dans les futurs manuels : il gueule, dans une époque qu'il voit maussade, grisâtre, vidée de tout destin ou de tout Dieu, il gueule à pleins poumons, pour qu'on lui redonne enfin l'espoir et la croyance pour mettre au-dessus. Le type d'auteur qui annonce la société en voie de remoralisation imminente, c'est lui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur ce, je vous adresse cinq minutes de cette décadence en déperdition. C'était forcément punk. C'était forcément sexy. ça s'écoute très fort : Sa majesté Iggy - &lt;a href="http://onedrous.org/music/Iggy%20Pop%20&amp;amp;%20The%20Stooges%20-%20Raw%20Power.mp3"&gt;Raw power&lt;/a&gt;.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14026866-112025207951468153?l=abricotnoir.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://abricotnoir.blogspot.com/feeds/112025207951468153/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14026866&amp;postID=112025207951468153' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14026866/posts/default/112025207951468153'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14026866/posts/default/112025207951468153'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://abricotnoir.blogspot.com/2005/07/super-nanny-et-le-temps-qui-passe.html' title='Super Nanny et le temps qui passe'/><author><name>totagata</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01426997913041997285</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14026866.post-112011740651692825</id><published>2005-06-30T08:30:00.000+02:00</published><updated>2005-06-30T13:49:21.310+02:00</updated><title type='text'>De l'épaisseur en littérature - Pennac</title><content type='html'>J'ai découvert assez récemment que Pennac avait fait une pièce de théâtre avec la famille Malaussène - enfin, Benjamin, plus précisément. Nouvelles, romans, téléfilm... le clan aura été décliné de toutes les couleurs. (Il manque la poésie, mais ça doit être REELLEMENT inadéquat). Dans les couleurs en question, on trouve de tout : du fadasse, du génial, du cliché et de l'absolu... Je vous fais un petit inventaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le cycle a commencé dans la série noire avec "&lt;a href="http://www.alapage.com/mx/?type=1&amp;tp=L&amp;amp;amp;amp;amp;amp;cod_part=&amp;fullcible=1&amp;amp;ap=1&amp;id2=206681120112819&amp;amp;donnee_appel=ALAPAGE&amp;choix=fulltext&amp;amp;fulltext=Au+Bonheur+des+ogres&amp;valider.x=0&amp;amp;valider.y=0"&gt;Au Bonheur des ogres&lt;/a&gt;". Le climat est d'ailleurs assez reconnaissable : fantaisie, travail sur l'argot, humour noir, et donc point de vue décalé sur les assassinats divers et variés. C'est probablement le plus noir de la série et l'un des meilleurs. Les Malaussène ont ensuite intégré la blanche de Gallimard avec deux très bons bouquins ("&lt;a href="http://www.alapage.com/mx/?type=1&amp;tp=L&amp;amp;amp;amp;amp;amp;cod_part=&amp;fullcible=1&amp;amp;ap=1&amp;id2=206681120112819&amp;amp;donnee_appel=ALAPAGE&amp;choix=fulltext&amp;amp;fulltext=pennac&amp;valider.x=0&amp;amp;valider.y=0"&gt;La Fée carabine&lt;/a&gt;" et "&lt;a href="http://www.alapage.com/mx/?type=1&amp;tp=L&amp;amp;cod_part=&amp;fullcible=1&amp;amp;ap=1&amp;id2=206681120112819&amp;amp;donnee_appel=ALAPAGE&amp;choix=fulltext&amp;amp;fulltext=pennac&amp;valider.x=0&amp;amp;valider.y=0"&gt;La Petite Marchande de Prose&lt;/a&gt;").&lt;br /&gt;&lt;img src="http://www.corpusetampois.com/cle-20-pennac1989petitemarchande1b.jpg" /&gt;&lt;br /&gt;Après ça tombe. Comme dans tous les cycles, Pennac a intégré depuis le départ des références récurrentes (description type d'une personne, parallèle décès/naissance). De rigolote, la manie devient pesante. On sent la fatigue dans l'intrigue, le souci de refaire "comme".&lt;br /&gt;En outre, l'écriture flanche. "&lt;a href="http://www.alapage.com/mx/?type=1&amp;tp=L&amp;amp;amp;amp;amp;amp;cod_part=&amp;fullcible=1&amp;amp;ap=1&amp;id2=206681120112819&amp;amp;donnee_appel=ALAPAGE&amp;choix=fulltext&amp;amp;fulltext=pennac&amp;valider.x=0&amp;amp;valider.y=0"&gt;Monsieur Malaussène&lt;/a&gt;", le quatrième est un énorme pavé indigeste (cinquante pages sur des caricatures médiocres d'avocats, par exemple...). C'est le pic. Après ce trop-plein, Pennac nous met à la diète et commence à raccourcir ses livres, jusqu'à la nouvelle, jusqu'à la pièce (qui me parait une simple resucée d'aventures déjà narrées). Il tranche ses récits à coups d'ellipse et de monologue (l'ellipse, la maladie littéraire du XXeme siècle).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est fini, c'est foutu. Mon sentiment est que l'auteur ne peut plus voir ses zigues en peinture et force les retrouvailles pour des histoires de sous. Par exemple, il commet deux nouvelles de commande pour le journal &lt;a href="http://www.lemonde.fr/"&gt;Le Monde&lt;/a&gt;. 35 pages pour dégoiser le grand mystère (plus de 10 ans déjà) du Petit et ses lunettes rondes.. une honte. Vous imaginez Rowling nous refiler la jeunesse de Voldemort en supplément été? Si ça se trouve, c'est oedipien : Pennac tue la famille entière dans la médiocrité pour retrouver inconsciemment son autonomie d'auteur et ce, précisément PARCE QUE la figure du père omnipotent (c'est-à-dire du héros infaillible) est absente chez les Malaussènes !! ...Ce qui nous amène très loin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En terme de cycle, &lt;a href="http://www.harrypotter.gallimard-jeunesse.fr/Pages/Menu.html"&gt;Harry Potter&lt;/a&gt; est d'ailleurs une sorte de contre-exemple parfait : l'équilibre persiste, et mieux encore, le récit se fait de plus en plus noir, se durcissant avec les personnages qui rentrent dans l'adolescence. Signe de l'évolution persistante, les bouquins continuent encore à grossir (ce qui ne marche toutefois QUE pour les cycles, hein)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a une petite astuce qui joue. Un bonhomme comme &lt;a href="http://maupassant.free.fr/"&gt;Maupassant&lt;/a&gt; était un spécialiste du récit court - lui-même le reconnaissait d'ailleurs. Un auteur contemporain comme Van Cauwelaert porte d'ailleurs ce type de pathologie : ses derniers livres peinent à atteindre la centaine de page. Il en vient à tripatouiller comme un écolier la taille de la typographie pour remplir plus vite. très curieux. Remarquez, il a fait auparavant un chef d'oeuvre (&lt;a href="http://www.alapage.com/mx/?id=206681120112819&amp;cod_part=&amp;amp;amp;amp;amp;amp;donnee_appel=ALAPAGE&amp;type=1&amp;amp;tp=L&amp;fullcible=1&amp;amp;ap=1&amp;choix=fulltext&amp;amp;fulltext=cauwelaert+corps+%E9tranger&amp;valider.x=0&amp;amp;valider.y=0"&gt;Corps étranger&lt;/a&gt;).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Van Cauwelaert est lui-même assez proche du concept de cycle, car tous ses romans ont la même trame (le sait-il seulement?). Une personne, avec un profil assez décalé, croise un autre profil également décalé et le roman raconte en fait l'évolution que chacun connait après cette rencontre. Les romans de Cauwelaert durent donc en général le temps d'une rencontre, soit effectivement 100 pages. Peu ou pas de surprise, mais une écriture assez bien tournée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A propos de rencontre et de livre court, lisez "&lt;a href="http://www.alapage.com/mx/?type=1&amp;tp=L&amp;amp;amp;amp;amp;amp;cod_part=&amp;fullcible=1&amp;amp;ap=1&amp;id2=206681120112819&amp;amp;donnee_appel=ALAPAGE&amp;choix=fulltext&amp;amp;fulltext=Harold+et+Maud&amp;valider.x=0&amp;amp;valider.y=0"&gt;Harold et Maud&lt;/a&gt;" - l'autre meilleur livre qu'&lt;span style="font-style: italic;"&gt;aurait&lt;/span&gt; pu écrire Cauwelaert !!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;je vous parlerai de lapins et de philosophes, prochainement.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14026866-112011740651692825?l=abricotnoir.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://abricotnoir.blogspot.com/feeds/112011740651692825/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14026866&amp;postID=112011740651692825' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14026866/posts/default/112011740651692825'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14026866/posts/default/112011740651692825'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://abricotnoir.blogspot.com/2005/06/de-lpaisseur-en-littrature-pennac.html' title='De l&apos;épaisseur en littérature - Pennac'/><author><name>totagata</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01426997913041997285</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14026866.post-112005864213702633</id><published>2005-06-29T21:44:00.000+02:00</published><updated>2005-06-30T13:44:24.390+02:00</updated><title type='text'>Alors Léo?</title><content type='html'>J'ai rencontré il y a quelques années le fils Ferré sur un forum de la fnac. Il venait présenter ses rééditions de l'oeuvre du père, avec "la mémoire et la mer". J'étais venu accompagné d'un ami - la petite salle était pleine. Après le blabla traditionnel, le fils s'est lâché, nous expliquant à quel point son père avait été maltraité par les maisons de disque et notamment Barclay.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La salle a suivi et la discussion a vite viré à la thérapie collective : chacun essayait de dire à quel point Léo Ferré l'avait touché, lui personnellement, lui tout seul dans la grande foule. Il y en a qui se sont mis à pleurer ; d'autres à causer révolution. Un gars s'est mis à expliquer que Léo était son meilleur ami et qu'il ne se consolait pas de sa disparition. Bref, c'était une catharsis à plein rendement : j'ai rarement vu le souvenir d'un mec transporter à ce point un auditoire (il y a bien l'église, mais c'est autre chose).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://www.critiquesdisques.com/l/leo.jpg" /&gt; Ferré a eu trois vies musicales : il a commençé Saint-Germain des Prés (accordéon, chanson réaliste, tout le toutim...), il a enchainé Barclay (sa période la plus connue, la plus accessible sans doute : les chansons "Avec le temps", "c'est extra" ou "les anarchistes", l'album Baudelaire en promo à Carrouf' avec l'album Rimbaud) et il a fini avec un mélange hallucinant de musique classique et de textes déclamés (selon moi, la MEILLEURE période). Des albums comme "&lt;a href="http://www.alapage.com/mx/?type=3&amp;tp=L&amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;cod_part=&amp;fullcible=1&amp;amp;ap=1&amp;id2=206681120112819&amp;amp;donnee_appel=GOOGL&amp;mot_support=&amp;amp;code_rubrique=%24code_rubrique&amp;importUS=0&amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;choix=fulltext&amp;fulltext=ferre+frime&amp;amp;valider.x=0&amp;valider.y=0"&gt;La frime&lt;/a&gt;" ou "&lt;a href="http://www.alapage.com/mx/?type=3&amp;amp;tp=L&amp;cod_part=&amp;amp;fullcible=1&amp;ap=1&amp;amp;id2=206681120112819&amp;donnee_appel=GOOGL&amp;amp;mot_support=&amp;code_rubrique=%24code_rubrique&amp;amp;importUS=0&amp;choix=fulltext&amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;fulltext=ferre+violence&amp;valider.x=0&amp;amp;valider.y=0"&gt;La Violence et l'ennui&lt;/a&gt;" flinguent tout ce qui bouge dans le carré des rebelles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce type a refilé en douce son empreinte à tous les chanteurs, disons "à texte", des années 60, 70, 80. L'empreinte semblait perdue aujourd'hui, jusqu'à cet &lt;a href="http://www.alapage.com/mx/?tp=F&amp;type=3&amp;amp;DIQ_NUMERO=557876&amp;donnee_appel=GOOGL"&gt;album&lt;/a&gt; de reprises sorti il y a deux ans environ (avec au générique Fontaine, Dominique A, Dyonisos..). Lavilliers, Thiefaine le reprennent de temps à autre (mais bon, Thiefaine n'existe plus vraiment)... Même Goldman qui lui place quelques &lt;a href="http://enpassant.jean-jacques-goldman.com/serre.htm"&gt;allusions&lt;/a&gt; sybillines d'une chanson à l'autre !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Histoire de vous lancer, j'avais prévu un chef d'oeuvre (Les amants tristes) et ça a foiré lamentablement niveau lien. Bon, bon, bon... on dira que je débute. Procurez-vous quand même l'album nommé "&lt;a href="http://www.alapage.com/mx/?type=3&amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;amp;tp=L&amp;cod_part=&amp;amp;fullcible=1&amp;ap=1&amp;amp;id2=114541120057790&amp;donnee_appel=GOOGL&amp;amp;mot_support=&amp;code_rubrique=%24code_rubrique&amp;amp;importUS=0&amp;choix=fulltext&amp;amp;fulltext=ferre+l%27espoir&amp;valider.x=0&amp;amp;valider.y=0"&gt;L'Espoir&lt;/a&gt;", il est royal.&lt;br /&gt;Par défaut je vous refile un &lt;a href="http://www.lehall.com/galerie/ferre/"&gt;site&lt;/a&gt; très bien foutu sur le bonhomme et une version.. disons inhabituelle des &lt;a href="http://www.ecn.org/contropotere/mp3/Leo_Ferre___Gli_anarchici.mp3"&gt;anarchistes&lt;/a&gt; : ça fera collector.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14026866-112005864213702633?l=abricotnoir.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://abricotnoir.blogspot.com/feeds/112005864213702633/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14026866&amp;postID=112005864213702633' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14026866/posts/default/112005864213702633'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14026866/posts/default/112005864213702633'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://abricotnoir.blogspot.com/2005/06/alors-lo.html' title='Alors Léo?'/><author><name>totagata</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01426997913041997285</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14026866.post-112002845705253032</id><published>2005-06-29T10:57:00.000+02:00</published><updated>2005-06-29T16:21:33.783+02:00</updated><title type='text'>Antony fait des siennes</title><content type='html'>L'interet des audio-blog, c'est que l'on peut y découvrir des trucs qui ne passeront jamais à la radio, ni peut-être même chez vos amis :)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les mp3 ont toujours une gueule minable : ils portent des pseudos pour filtrer à travers google, tout plein de %, de barettes et d'abrévs. Quand on les croise sur une &lt;a href="http://frigo.ath.cx/Music/iTunes/"&gt;directory&lt;/a&gt;, ils se la jouent anonymes, souvent réduits à un titre déconstruit ou à un nom de chanteur suivi d'un numéro. ça fait tôle. ça fait comptable. Suffit de voir un tableau de téléchargement : c'est poignant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Heureusement quelques zozos se sont décidés à leur gratter des cartes d'identités - biftons en forme de jaquettes, de chroniques, tout ça. Tout y passe. C'est parfois bien foutu. ON A MEME DES FOIS ENVIE D'ECOUTER. Ne serait-ce que pour médire ou pour vérifier que la voix correspond bien à la photo du folk guitariste péruvien. J'en ai capté des centaines merdiques, une bonne cinquantaine qui généralement ne méritait qu'une ou deux écoutes... ( vous connaissez la progression de &lt;a href="http://www.desproges.fr/"&gt;Desproges &lt;/a&gt;à propos des amis : les gens qu'on connait, les gens qu'on aime bien, etc...).&lt;br /&gt;... Et enfin, il y a les révélations. Genre Kid Dakota et ses harmonies ahurissantes ou Antony &amp; the johnsons. Pour ce dernier, mon déclencheur a été cet article de la &lt;a href="http://www.blogotheque.net/article.php3?id_article=606"&gt;blogothèque.&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vous confie ce morceau (&lt;a href="http://www.scjag.com/mp3/sc/riverofsorrow.mp3"&gt;river of sorrow&lt;/a&gt;) comme on se refile un souvenir d'enfance. Vous m'en direz des nouvelles. Quand à l'album, on peut le trouver &lt;a href="http://www3.fnac.com/search/quick.do?text=antony+johnsons&amp;amp;amp;amp;amp;category=-13&amp;x=46&amp;amp;y=14&amp;SID=afa14e3e-e550-0619-9da7-73a9d7e5d9f2&amp;amp;amp;amp;amp;UID=00bab9d69-5d45-eea2-7ea9-83e813b8e21f&amp;AID=&amp;amp;Origin=FnacAff&amp;OrderInSession=1&amp;amp;amp;amp;amp;TTL=300620050853&amp;amp;bl=HGACrera"&gt;là&lt;/a&gt;. Investissez : ça vaut le coup à mort - en tout cas pour le musicos.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14026866-112002845705253032?l=abricotnoir.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://abricotnoir.blogspot.com/feeds/112002845705253032/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14026866&amp;postID=112002845705253032' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14026866/posts/default/112002845705253032'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14026866/posts/default/112002845705253032'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://abricotnoir.blogspot.com/2005/06/antony-fait-des-siennes.html' title='Antony fait des siennes'/><author><name>totagata</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01426997913041997285</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14026866.post-112000077501397007</id><published>2005-06-29T10:11:00.000+02:00</published><updated>2005-07-02T20:05:57.120+02:00</updated><title type='text'>A quoi sert un blog?</title><content type='html'>A causer, critiquer, construire, casser du mot, quoi.&lt;br /&gt;Le blog est une musique moderne. Le genre que l'on ne cerne qu'à la septième écoute : du baratin dépliable, avec du sable dans les rainures.. une manière de boulet, si ça se trouve, que l'on traîne comme un reste de vie, comme une ombre, un truc fripé et où l'on ne finit par écrire que pour écrire. Je verrai, je vous dirai.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Naturellement j'ai perso quelques modèles, bien sûr, que je vous conseille de vite visiter : &lt;a href="http://www.madore.org/%7Edavid/"&gt;Madore&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://perso.wanadoo.fr/denis.feldmann/blog.htm"&gt;Feldman&lt;/a&gt;, Le père &lt;a href="http://docteurgonzo.blogspot.com/"&gt;Gonzo&lt;/a&gt;, etc... Vous ferez votre marché. En général, ils ont un certain talent pour écrire (c'est la moindre des choses, non?) et puis de la variété dans la conversation. Hommage leur soit rendu ;)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour ma part, je commence ce soir par un petit mp3 du grand obusier de la langue française, Guillaume de son prénom. Je me suis pris de passion il y a quelques temps pour les textes lus, les conférences, tout le spectre "France culture" et baratin. Parmi ceux-ci, les cours de Deleuze et la lecture de leurs propres poèmes par Apollinaire (qui les lit pourtant aussi mal que possible) ou Valery portent pour moi une émotion terrible, comme une sorte de magie : un son échappé du temps passé.&lt;br /&gt;Je vous balance ce soir la lecture du poème "&lt;a href="http://gallica.bnf.fr/AudioVideo/SDCH_000155_piste02.mp3"&gt;Marie&lt;/a&gt;"d'Apollinaire.  &lt;img src="http://www.lagruyere.ch/culture/articles/images/apollinaire.jpg" /&gt; On trouve sur le site en question un récit génial d'un spectateur de l'enregistrement, qui nous confie combien le poète lui-même fut troublé en entendant pour la première fois sa voix "extérieure" - par opposition à cette curieuse tonalité que nous nous connaissons intimement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me suis souvent posé des questions sur l'origine de cette voix intérieure, d'ailleurs : Est-ce qu'elle ne serait pas la même chez tout le monde? Quelle est sa nature? Et d'où vient le décalage avec le timbre oral? Ce qui nous amène à &lt;a href="http://www.revue-texto.net/Saussure/Sur_Saussure/Utaker_Probleme.html"&gt;Saussure&lt;/a&gt;. Tout plein de trucs quoi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon ben ça fait une intro ça, mine de rien.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14026866-112000077501397007?l=abricotnoir.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://abricotnoir.blogspot.com/feeds/112000077501397007/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14026866&amp;postID=112000077501397007' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14026866/posts/default/112000077501397007'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14026866/posts/default/112000077501397007'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://abricotnoir.blogspot.com/2005/06/quoi-sert-un-blog.html' title='A quoi sert un blog?'/><author><name>totagata</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01426997913041997285</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry></feed>
